Sélectionner une page
Devenir photographe pro : 9 conseils pour bien démarrer

Devenir photographe pro : 9 conseils pour bien démarrer

J’ai voulu rédiger cet article pour répondre aux 9 questions qu’on me pose le plus souvent pour devenir photographe professionnel et bien démarrer dans le métier. Et rien de mieux qu’une série de 9 conseils pour y répondre en profondeur !

Alors préparez-vous à apprendre beaucoup d’astuces, de stratégies, et des idées pratiques dans des domaines aussi importants que vos tarifs photo, la confiance du photographe pro, et comment préserver votre santé mentale (oui oui !).

On abordera aussi la grande question de la concurrence entre photographes indépendants. Ou encore celle de la prise de risques quand on lance son entreprise photo pour devenir photographe.

Bonne lecture !

Conseil #1 : Dépassez votre syndrome de l’imposteur pour devenir photographe

Si vous voulez devenir photographe professionnel, vous êtes très probablement déjà confronté à ce fameux ressenti qu’on appelle le « syndrome de l’imposteur« . Vous savez, cette bizarre impression qui fait qu’on a le sentiment de ne pas être à sa place. 

C’est très vrai quand on a été amateur des années durant et qu’on envisage de se professionnaliser. Ça peut être parfois bénéfique avec le petit doute qui va bien pour se lancer dans des formations et améliorer ses compétences.

Sauf que très souvent, c’est tout l’inverse et ça peut carrément être bloquant pour devenir photographe indépendant.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des stratégies pour surmonter ces doutes durablement

Le Super-Pouvoir du photographe

Je parle souvent de ce principe que j’appelle « le super-pouvoir du photographe ». C’est très simple : tout votre savoir-faire ne réside pas uniquement dans votre maîtrise des images – exposition, flash, post-traitement, triangle de l’exposition – mais également (et surtout !) dans toutes vos compétences et qualités personnelles

Tenez, par exemple, un photographe à la personnalité joyeuse et énergique aura toutes les cartes en main pour améliorer l’expérience de ses clients et faire de ses sessions de shooting photo des moments extraordinaires. 

Même chose avec des compétences dans des métiers qui semblent pourtant loin de la photographie. Je pense à quelqu’un qui serait dans la gestion de projets, compétence qui lui sera très utile pour organiser aux petits oignons les sessions de shooting photo des mariages.  

Vous devez donc bien comprendre que le métier de photographe ne se résume pas uniquement à tourner deux molettes dans le bon sens! Vous et votre appareil photo valez beaucoup plus que ça, en allant chercher tout ce qui fait votre unicité. 

une jeune femme qui veut devenir photographe pro et se rêve en super héros.
Photo BY Yuganov Konstantin – © Creative Commons

Élargir le champ de compétences

L’autre stratégie pour surmonter le syndrome de l’imposteur, c’est d’élargir votre champ de compétences (parfaitement logique avec le paragraphe précédent). 

Attention ! Je parle là de compétences qui vont au delà de la photo ! Croyez-moi, pour devenir photographe professionnel, vous aurez besoin de bien plus que la maitrise technique photo. 

Je vous conseille dès maintenant de faire un travail d’introspection : aller chercher vos points forts tout comme tout ce qui vous manque pour faire de la photo votre métier. 

Je vous donne un exemple issu d’un photographe que j’ai coaché dernièrement. Son gros point fort, c’est sa connaissance du milieu naturel qu’il photographie. Et aussi bien sûr la maitrise de son appareil photo. 

En plus de ça, on a identifié qu’il lui manquait cette chose : la capacité à raconter des histoires à travers ses images. L’aspect narratif. Puis on s’est rendu compte qu’il était un grand lecteur de romans policiers. 

Donc on a travaillé ensemble pour jouer autant que possible (gros challenge) avec des éléments de suspense dans sa photographie. 

Cette nouvelle approche, vraiment unique, lui a permis de donner une nouvelle dimension à son métier.

Dépasser le syndrome de l’imposteur en photographie va donc au-delà de la technique : c’est aller chercher vos qualités uniques, rares, qui n’ont rien à voir avec la photo, et les intégrer dans votre art ! 

Cette démarche renforce votre confiance et votre capacité à affronter les défis que vous aurez immanquablement sur la route de la création de votre entreprise photo.

Conseil #2 : Fixer vos tarifs en photographie : une approche personnalisée

Ah … la grande question des tarifs à fixer quand on veut devenir photographe (ou qu’on est déjà pro d’ailleurs). Avec le logo et le nom de son entreprise photo, elle fait partie du trio de tête !

Je pourrai vous en parler des heures. Mais on va faire simple pour le moment. 

La grande erreur des débutants: se calquer sur la concurrence

La grande erreur à ne pas faire en tant que photographe pro qui se lance dans le métier, c’est de fixer vos tarifs sur ceux de vos concurrents. 

Je reconnais que c’est très confortable, rapide, sans demander beaucoup d’efforts. Sauf que les prix des photos des concurrents ne seront jamais les vôtres.

Pour plusieurs raisons. 

Chaque photographe professionnel a ses propres coûts, des charges différentes, des besoins différents. Sans parler d’un environnement de marché distinct du vôtre. Et puis des objectifs d’investissement propres. Bref, autant de choses qui rendent la simple imitation des tarifs photo des concurrents inadaptée et limitante pour votre entreprise photo.

L’approche personnalisée: définir vos besoins financiers

La clé ?

C’est (comme souvent d’ailleurs) de partir de vos propres besoins. Commencez par définir le revenu mensuel que vous souhaitez obtenir de votre activité photographique. Est-ce 500, 1000 ou 1500 euros ? 

Ensuite, multipliez ce chiffre par 3 ou 4 pour couvrir vos charges, vos investissements et les coûts opérationnels de votre entreprise. Par exemple, un revenu souhaité de 1500 euros pourrait signifier un chiffre d’affaires de 3000 à 4000 euros.

Examinez ensuite le temps que vous pouvez consacrer à votre activité chaque mois. Combien d’heures pouvez-vous réellement dédier à la photographie ? Divisez votre chiffre d’affaires cible par le nombre d’heures disponibles pour déterminer votre tarif horaire.

Ce chiffre sera toujours une meilleure base que celle venant de la concurrence.

Calculer votre tarif: une méthode simple mais efficace

Avec cette méthode, vous établissez une base de tarification qui reflète non seulement vos besoins financiers, mais aussi la valeur réelle de votre métier. Cela vous permet d’ajuster vos prix en toute connaissance de cause, en partant de vous. 

C’est le meilleur moyen que je connaisse pour devenir photographe tout en assurant la rentabilité de votre entreprise, sans vous perdre dans la comparaison inutile voire dangereuse avec les concurrents.

Pour finir sur une belle phrase qu’on pourrait presque mettre dans un livre de développement personnel : la tarification de vos photos doit être le reflet de votre réalité unique, pas une copie de celle des autres.

(je précise que cette manière rapide de calculer est très simplifiée hein ! Il y a d’autres critères à aller chercher pour être encore plus précis). 

Un photographe professionnel qui gère la comptabilité de son entreprise.
Photo BY Andrey Popov – © Creative Commons

Conseil #3 : Devenir photographe pro c’est assumer de faire payer vos photos

Lorsque vous commencez à facturer vos images à de vrais clients, une question cruciale se pose : comment justifier cette transition du gratuit au payant auprès des gens qui vous suivaient avant ? 

Ou encore, comment réussir à se sentir à l’aise avec cette grande nouveauté pour vous : demander officiellement une rémunération pour quelque chose qui a toujours été pour vous lié à une passion. 

La réponse se trouve dans la valeur ajoutée que vous apportez grâce à votre nouveau métier de photographe

D’où l’importance de valoriser votre travail en toutes occasions. Je vous le dis :

faire des belles photos qui racontent une histoire et génèrent de l’émotion n’est vraiment pas donné à tout le monde. 

La valeur du payant !

Le premier argument pour vous aider à assumer de faire payer vos services photo serait de dire : « votre salaire de photographe découle directement de votre chiffre d’affaires, qui lui même est lié aux ventes de vos prestations photo ». 

En bref : vendre est vital pour votre entreprise photo

Mais ce serait un peu trop facile. Car il y a d’autres raisons qui doivent vous pousser à être à l‘aise dans le fait de vendre. 

La première est liée à l’idée (vraie) que « ce qui est gratuit a moins de valeur ». C’est prouvé par des études. Il suffit pour s’en convaincre de regarder ses propres pratiques.

Par exemple, un prospectus qu’on nous donne gratuitement au détour d’une rue sera très souvent négligé, tandis que le même document, vendu à un prix modique, est beaucoup plus apprécié et utilisé. 

C’est un principe identique qui s’applique quand on achète une bouteille de champagne très chère ! On va se « forcer » à le trouver excellent, pour la simple raison qu’il nous a couté les yeux de la tête. 

Cela montre que nous accordons plus de valeur à ce qu’on paie. Alors si vous voulez être pris au sérieux et devenir photographe pro, assumez avec fierté le fait de vendre au juste prix vos services photo. C’est votre métier.

Deux verres de champagnes symbolisent la réussite du projet de devenir photographe professionnel.
Photo BY Beni Fish – © Creative Commons

En payant, vos clients s’investissent davantage dans le processus, reconnaissant ainsi la valeur de votre savoir-faire. 

Vous avez des responsabilités 

De votre côté, vous avez une entreprise. En tant que photographe, recevoir une rémunération n’est pas seulement un gain financier. C’est un engagement, une sorte de contrat moral qui vous pousse à viser l’excellence dans votre activité, à fournir un travail et des photos qui reflètent non seulement votre talent, mais aussi votre professionnalisme. 

Là aussi, j’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes mais c’est parce que des clients vous paient pour vos services photos que vous vous sentez obligé de faire du bon boulot. 

C’est simple, je sais, et pourtant je ne connais rien de plus puissant que cet espèce d’obligation morale de bien faire le job. C’est dans les transactions payantes que se forge un lien de confiance et de respect mutuel entre vous et vos clients. 

Conseil #4 – Ne pas rester seul

Pour les conseils qui vont suivre, j’ai pris le parti d’établir une comparaison avec les sportifs de haut-niveau. N’ayant pas eu l’opportunité moi-même d’accéder à ce statut, j’ai toujours été fasciné par l’état d’esprit de ces champions et championnes. 

Que vous soyez sportif ou pas, il ne vous aura pas échappé que les plus grands sont en permanence accompagnés pour gérer différents aspects de leurs pratiques. Entraîneurs, préparateurs physiques, mental, diététiciens … autant de métiers qui gèrent les à côtés de l’activité sportive pure et dure.

Pourquoi est-ce si important ? Pourquoi investissent-ils autant d’argent dans ces aides (il faut bien les payer !). 

Pour que l’athlète puisse donner le meilleur de lui-même dans son domaine. Le job de la sprinteuse, c’est de courir. Pas de prévoir sur 2 ans un plan d’entrainement à la séance près. Ni s’auto-masser les zones musculaires douloureuses et encore moi d’analyser secondes par secondes toutes les courses des concurrentes. 

Eh bien il en va exactement de même pour devenir photographe professionnel. Vous devez vous faire accompagner, suivre, coacher, conseiller, mentorer, … peu importe le terme !

Bien sûr qu’au tout début vous serez au four et au moulin. Comme je l’ai été d’ailleurs. Mais très vite, il faudra vous entourer, dès les prémices de votre projet, de personnes qualifiées et expertes pour vous guider vers la ligne d’arrivée.

À l’heure du web, il existe de nombreux professionnels faciles d’accès et des formations qui permettent d’avancer sereinement dans le parcours à la création d’une entreprise photo.

Que ce soit pour

  • se perfectionner en photographie.
  • Se familiariser avec les aspects juridiques et administratifs.
  • Gérer la comptabilité.
  • Créer du contenu de qualité et donc améliorer son référencement sur le web.
  • Apprendre à gérer son stress, ses émotions.
  • Sortir de ses zones de confort, notamment celle liée à l’argent.

L’explosion des offres de formations et d’accompagnements externes en tout genre n’est pas seulement un effet de mode, une tendance. Elle est le marqueur de notre époque et une grande aide pour votre entreprise.

Vous ne pouvez pas tout savoir faire (et ce n’est pas grave)

Je continue mon analogie avec le sport (parce que j’aime bien, tout simplement et qu’en plus, c’est toujours plus facile de comprendre des choses quand on les met dans un contexte différent)

Comme vous l’aurez sûrement remarqué, Usain Bolt n’était pas réputé pour ses performances en bobsleigh (petit clin d’œil à rasta rocket), pas plus que Laure Manaudou n’est connue pour avoir marqué deux buts de la tête en finale de la coupe du monde contre le Brésil.

Votre “truc” à vous, ce qui vous anime, ce qui vous fait vibrer, c’est la photo.

Mais comme nous venons de le voir, il serait illusoire de penser que vivre de la photo se résume à presser un déclencheur. Il y a des dizaines d’autres compétences à aller chercher pour devenir photographe. Heureusement, sinon, même le fiston de 5 ans de mon voisin pourrait y arriver. 

En choisissant de vous entourer de personnes dont c’est le métier de prendre en charge une partie des obligations qui incombent à l’entrepreneur photo que vous êtes, vous vous offrez un luxe, une richesse après laquelle nous courons tous : le temps !

Le temps, comme le dit le vieil adage, c’est de l’argent. Mais dans votre cas, c’est bien plus que ça. C’est la liberté de poursuivre votre métier et prendre des photos avec la même ardeur et le même engagement qu’au premier jour. 

Tout le monde vous le dira : vivre de sa passion pour la photo prend du temps. Beaucoup de temps. Alors en déléguant les tâches que vous maîtrisez moins, vous vous libérez des heures précieuses, des heures que vous pouvez consacrer à ce qui fait battre votre cœur : la photographie.

Et puis cette libération de temps a un effet domino positif : elle vous rend plus disponible pour peaufiner et renforcer votre offre photographique, pour explorer de nouveaux horizons clients, et in fine, pour augmenter vos revenus et consolider votre entreprise. 

Deux photographes pro scellent leur partenariat par une poignée de main.
Photo BY Shutter2U – © Creative Commons

Conseil #5 : la photo, passion ou simple passe-temps ?

Il y a une interrogation fondamentale que vous devez absolument vous poser pour assurer le succès de votre projet de devenir photographe indépendant.

Passion ou simple hobby ?

Demandez-vous si la photographie est une véritable passion pour vous. Car il y a une différence fondamentale entre :

  • avoir un hobby tranquille, quelques poignées de minutes quand on y pense comme assembler des maquettes de sous-marins. Ou comme moi, prendre ma guitare et jouer depuis des années les 3 mêmes morceaux 2 minutes par soir.
  • Et une passion dévorante. De celle qui vous donne envie de crier depuis le sommet d’une tour que la photographie est la plus grande invention depuis le feu (ben quoi, c’est vrai non ?).

Votre réponse à cette question fondamentale définira votre trajectoire et votre engagement. La raison ? Soyez conscient que devenir photographe professionnel veut dire y passer des milliers d’heures, au bas mot. 

Suis-je prêt à passer des milliers d’heures à jouer de la guitare ? Non. À accompagner des photographes qui veulent devenir pro avec du coaching et des programmes de formation ? Oui. 

Posez vous donc ce même genre de questions. Répondez-y avec sincérité, c’est capital. 

Conseil #6 : la prise de risques pour devenir photographe

L’audace de lancer votre entreprise en photographie

Se lancer dans le monde de la photographie professionnelle, c’est un peu comme être dans un avion, portes ouvertes, parachute dans le dos, prêt à faire le grand saut. 

Parce que oui, il y a des incertitudes qui sont bien là. Un peu comme cet infime risque d’avoir le parachute qui ne s’ouvre pas. On sait que ça peut arriver (c’est arrivé à d’autres !). Pourtant, on fini par sauter quand même.

La raison ? Parce qu’on sait qu’il n’y que ce moyen de vivre des moments ultra-intenses. Rester dans l’avion ne vous aura fait qu’imaginer ce que vous pourriez ressentir … sans le vivre. Seul le saut permet d’accéder à ces sensations ultimes. 

Pour paraphraser une tirade du film « Le Bon, la Brute et le Truand »  : le monde se divise en deux catégories, il y a ceux qui sautent de l’avion et ceux qui restent à quai. 

Je suis convaincu que cette tirade marche très bien pour la reconversion professionnelle dans la photo. C’est à dire qu’il y aura toujours deux catégories parmi les photographes qui veulent devenir pro. 

Les premiers : ils y réfléchissent, sondent un peu le terrain, se renseignent. Mais ne passent jamais à l’action et finalement restent dans l’avion. Ok, pas de risques pris, mais zéro chance de devenir photographe pro (avec les regrets qui vont avec). 

Les seconds : ils y réfléchissent, sondent un peu le terrain, se renseignent … et finissent pas y aller vraiment, se lancent dans le vide parachute dans le dos. Oui, il y a un risque, celui que « l’entreprise ne marche pas », mais il y a aussi une vraie possibilité pour que ça cartonne avec les effets ultra-bénéfiques qui vont avec.

Devenir photographe pro est comme se lancer en parachute depuis un avion.
Photo BY Maurizio Graiki – © Creative Commons

Le défi de devenir photographe professionnel

Quitter la sécurité d’un emploi régulier, avec ses jours de congé payés et la toute la visibilité qui va avec, pour devenir photographe indépendant, ça peut ressembler à un échange plutôt audacieux : la sécurité pour la liberté.

Mais souvenez-vous. Avec de grands risques viennent de grandes récompenses. Comme un artiste qui peint une toile vierge, vous avez la liberté de créer, de façonner, d’innover. Vous n’êtes plus limité par les directives de quelqu’un d’autre; votre vision artistique et entrepreneuriale est le seul guide.

C’est une liberté enivrante, je vous le confirme en étant en plein dedans depuis 10 ans, mais elle exige du courage, de la résilience et une foi inébranlable dans son ambition (foi qui se développe et se travaille, personne ne nait avec).

Alors, avant de faire le grand saut, prenez un moment pour réfléchir. Êtes-vous prêt à troquer la sécurité contre l’aventure ? À échanger la routine pour l’inconnu ? 

Si votre cœur bat plus fort à l’idée de capturer le monde à travers votre objectif, alors peut-être est-il temps de déployer vos ailes et de plonger dans le monde passionnant de la photographie professionnelle

Juste, assurez-vous de ne pas sauter de l’avion en tutu mocassin et sac à dos vide : un saut dans l’entreprise photo ça se prépare minutieusement ! 

Conseil #7 : la concurrence en photographie pro, stratégies gagnantes

La question de la concurrence doit retenir toute votre attention. Je ne cesserai de le répéter : la concurrence n’est pas un obstacle. Elle doit être un moteur, une source de motivation, voire d’inspiration et peut parfois amener à des collaborations très constructives.

Mais si elle est mal évaluée, elle peut également se révéler être un réel handicap. Reprenons la métaphore sportive…

Nous sommes sur la ligne de départ de la course d’athlétisme la plus prestigieuse, le 100m. Au départ s’alignent 8 athlètes prêts à en découdre

Problème : les huit coureurs ont tous obtenus un temps strictement identique aux entraînements. Autant dire que la course s’annonce très très serrée. 

Vous voyez où je veux en venir ?

Au moment de déterminer votre offre sur votre territoire, il est indispensable de vérifier si elle n’est pas déjà saturée.

Si vous êtes installé sur une ville de taille moyenne et que dix photographes proposent déjà une offre similaire (photographie de mariage à 1000 € pour les couples à revenus moyens par exemple), il y a fort à parier que vous aurez du mal à vous faire une place ! 

Comme toute activité créative, la photographie a ceci de formidable qu’elle peut se décliner à l’infini. À vous de proposer le service que personne d’autre ne propose ou de vous lancer sur le marché avec l’offre la plus originale. 

Et c’est précisément là qu’intervient votre Super-Pouvoir de photographe qu’on a vu plus haut. La clé pour sortir du lot par rapport aux 10 autres photographes de mariage est de piocher parmi toutes vos compétences pour créer une offre photo littéralement unique. 

Vous êtes passionné par ailleurs d’astronomie ? Excellent ! Intégrez cette passion dans vos séances de shooting de photos de mariage. 

Une compétition de course à pied symbolise la compétition entre photographes indépendants.
Photo BY Morzaszum – © Creative Commons

Conseil #8 L’entraînement du photographe pro

Dans le monde compétitif de la photographie professionnelle, l’importance de l’entraînement régulier est aussi cruciale que pour un athlète de haut niveau. Pour toujours offrir le meilleur à vos clients, pour contribuer à changer un peu de leur monde, alors vous devez rester au top de votre métier.

Comment ? En appliquant dans votre activité la même rigueur que peut s’imposer un sportif de haut-niveau.

Planification stratégique et objectifs clairs

Si vous suivez quelques sportifs, vous savez que dans une année Olympique, la préparation ne commence pas 3 mois avant les épreuves. Ni 6 mois avant. 

C’est 4 ans, soit le nombre d’année qui sépare deux éditions des J.O. 

Oui, un athlète qui vise une participation à ce qui se fait de mieux dans son sport établit un plan d’action sur 4 ans. Je trouve ça assez dingue. Et en même temps très logique. 

Je n’en suis pas encore là de mon coté, le plan concret de mon entreprise étant sur 1 an. Déjà pas mal ! 

Tout ça pour vous dire que, comme un coureur se prépare pour un marathon, fixez-vous des objectifs clairs et réalisables pour votre entreprise photo. Et surtout notez-les. Dans ce plan d’action, on peut y mettre des objectifs financiers, des objectifs de création d’offres photo, de partenariat ou encore de création de son propre studio. 

Tout comme un sportif planifie ses entraînements et ses compétitions, cette planification écrite noir sur blanc vous aidera à rester focus, à mettre du sens dans vos tâches quotidiennes et à mesurer vos progrès.

Adaptation et formation continue

S’il y a bien un domaine où l’environnement évolue constamment, c’est celui du sport. On trouve les évolutions technologiques en tête bien sûr, ou encore les innovations scientifiques. Sans parler de celles de la médecine où parfois la frontière avec le dopage est très mince.

Il est impensable d’imaginer un sportif et son staff ne pas être au courant de ces avancées. C’est évidemment le contraire et tout est organisé pour s’adapter constamment à de nouvelles méthodes et techniques. 

Vous l’avez deviné, en tant que photographe pro, votre survie passe aussi par cette formation aux nouvelles technologies, aux nouveaux supports de diffusion, entre autres. 

Qu’on l’aime ou pas, qu’on le veuille ou non, l’Intelligence Artificielle en photographie bouleverse toutes les pratiques photo. 

Comme les nageurs ont dû faire des choix à l’arrivée des combinaisons en polyuréthane, devenir photographe pro implique de faire aussi des arbitrages.

Embrasser à fond cette nouvelle techno ? Au contraire, ne pas du tout l’intégrer dans son métier et jouer au max la carte du « photographe 100 % zéro IA » pour se démarquer et s’affirmer ?

Quand on est photographe indépendant, la pire des choses à faire est la politique de l’autruche. Mettre la tête dans un trou et attendre comme si de rien n’était. 

Au contraire, tenez-vous (bien) au courant, prenez des décisions éclairées pour vos images, et assumez-les. 

Comme les personnes qui veulent devenir photographe, un sportif se forme en permanence.
Photo BY Jacob Lund – © Creative Commons

Il n’y a pas que la photo !

Ne vous limitez pas à la veille en photo. Devenir photographe implique de se plonger aussi dans l’univers de l’entreprise. Étudiez les modèles de réussite des grands et petits patrons en écoutant des podcasts, lisant des interviews.

Familiarisez-vous avec les structures juridiques, abonnez-vous à des newsletters, participez à des temps de formation (comme ceux de la CCI de votre région). 

Tout, je dis bien tout, ce qui peut nourrir votre projet et vous maintenir connecté est capital. Le cerveau humain est très bien fait et est parfaitement capable d’établir inconsciemment des ponts entre des domaines qui n’ont a priori pas grand chose à voir les uns les autres. 

La preuve avec mes analogies sportives dans cet article !

Ou encore les liens que j’ai établis récemment pour ma propre entreprise en regardant un dessin animé avec mes enfants. C’était Le Noël d’Angela. Une petite pépite qui m’a fait comprendre d’une façon très puissante que quand on veut quelque chose, on fini toujours par l’obtenir… parfois d’une façon inattendue. Je vous le conseille, il dure 45 minutes, la fin est magique. 

Pour établir tous ces ponts, toutes ces liaisons, il faut donner de la matière au cerveau. Cette nourriture indispensable qui est tout simplement générée par la curiosité. Les séries et films TV c’est bien, mais pas suffisant. Lectures, randonnées, discussions, méditation, autant de choses à explorer pour nourrir son état d’esprit et développer des idées originales pour votre métier. 

Conseil #9 : L’importance de prendre soin de soi 

Imaginez la photographie comme un marathon créatif (notez comme tout de suite comme le mot marathon fait moins peur !). 

Après l’intensité d’une bonne séance photo, ou encore d’une sortie de plusieurs heures, puis d’une session de post-traitement intense devant l’écran, suivi de la gestion administrative de votre entreprise photo, pour finir avec de l’auto-formation, il est essentiel de … se reposer comme après une grosse séance d’entrainement bien physique. De celles qui pique les jambes vous voyez ?

Cette cadence soutenue est le quotidien du photographe pro. Car je pourrais ajouter au marathon, les finances, les partenariats, le SAV, la gestion des mails, la production de contenu sur les réseaux, la fameuse prospection, … 

Avec tout ça, le photographe indépendant peut vite fait se retrouver la tête sous l’eau. Ou en grosse hypoglycémie pour continuer à filer la métaphore du marathon. 

Vous devez donc impérativement vous octroyer des moments de calme. Des pauses. Qui sont tout sauf du temps perdu, croyez-moi. 

Voyez les plutôt comme des moments de recharge créative et personnelle. Imaginez ces instants comme une respiration profonde dans votre journée, un moment où vous reconnectez avec vous-même, loin des objectifs de chiffre d’affaires et des injonctions à répondre dans la minute aux messages.

Vous n’êtes pas une machine et personne n’est conçu pour travailler de manière acharnée dix heures par jour et sept jour sur sept. 

Un indépendant qui veut devenir photographe réfléchie au devenir de son entreprise.
Photo BY Syda – © Creative Commons

Une bonne nuit de sommeil, une journée en famille, une balade au grand air ne sont jamais des options pour le photographe pro. Tout ça doit être programmé dans votre emploi du temps.

Tenez, mon chiffre d’affaires ne s’est jamais aussi bien porté depuis que je m’astreins à nager 3h30 par semaine. Est-ce que c’est directement lié ? Je le pense.  

Ces temps de respiration participent à trouver le juste équilibre entre votre activité professionnelle et votre vie en tant qu’individu. 

Alors on bloque une heure, une demi-journée ou un week-end entier, on oublie la photo et on s’accorde du temps pour soi et pour ses proches !

Conclusion

Vous êtes encore là ? Bravo, parce que cet article fait très exactement 4332 mots et vous avez mis une bonne dizaines de minutes à le lire.

Ce qui, disons-le clairement n’est pas grand chose sur l’aventure entrepreneuriale qui vous attend. Car oui, si demain vous vous lancez pour devenir photographe pro, laissez moi vous dire que vous signez pour des années. Ce qui, de vous à moi, est une très bonne nouvelle.

Je le pense sincèrement. Être photographe indépendant, vous fera vivre des tournants inattendus, des hauts et des bas, un peu comme une série Netflix dont on ne peut se détacher.

Vous allez grandir, évoluer, et même vous réinventer. Tout ce qui s’est passé pour moi (et ce qui se passe encore car rien n’est jamais fini dans ce métier).

Alors, oui, ces quelques minutes passées à lire cet article ne sont qu’un avant-goût, donc préparez-vous à une aventure de vie.

Dites-moi en commentaires en quoi cet article vous a aidé !

Reconversion professionnelle : les 5 clés pour devenir photographe

Reconversion professionnelle : les 5 clés pour devenir photographe

Vous pensez de plus en plus à une reconversion professionnelle dans la photo ? D’un côté vous en avez marre de votre job actuel et de l’autre votre passion pour la photographie vous fait du pied pour vous lancer ?

Vous êtes au bon endroit. Depuis 5 ans j’aide les photographes à vivre de la photo. J’ai accompagné des dizaines de personnes à se reconvertir d’un job salarié à une activité de photographe freelance qui fonctionne.

Voici mon grand guide pour cela.

On va passer en revue ensemble les grandes étapes par lesquelles vous devez passer pour réussir cette reconversion et atteindre vos objectifs.

Reconversion professionnelle : les 5 clés pour devenir photographe

Que vous vouliez développer une activité complémentaire à votre job actuel (un « side-project » comme on dit) ou vous lancer à temps plein, on va voir ensemble ici comment prendre les bonnes décisions pour démarrer et réussir votre nouvelle carrière de photographe professionnel.

Voici déjà une liste de points clés :

👉 La reconversion professionnelle comme photographe, ça fonctionne. J’ai des dizaines d’exemples de belles réussites autour de moi.

👉 Un bilan de vos compétences et de vos aspirations est indispensable avant de vous lancer dans une reconversion. C’est ce que j’appelle « trouver votre super pouvoir photo ».

👉 Votre capacité à entreprendre et votre motivation sont beaucoup (mais vraiment beaucoup…) plus importantes que vos compétences techniques en photo.

👉 Si c’est votre première expérience de l’entreprenariat, prévoyez du temps pour vous former et bien préparer votre lancement en tant que photographe.

👉 Étudiez les différents financements disponibles, comme le CPF, pour être bien accompagné au cours de votre reconversion professionnelle.

👉 Développez votre réseau et entourez-vous d’experts et de personnes qui vivent la même reconversion que vous, pour rester toujours motivé et avancer contre vents et marées.

👉 L’organisation et la gestion du temps sont capitales lors d’une reconversion professionnelle pour trouver l’équilibre entre votre vie personnelle et vos projets.

Pourquoi une reconversion professionnelle ?

C’est l’air du temps qui évolue : de plus en plus de salariés ressentent le besoin de changer de métier et de se tourner vers une carrière qui a plus de sens. C’est peut-être votre cas ?

Si oui, vous n’êtes pas seul, loin de là. Surtout depuis l’épisode covid qui a permis à beaucoup de personnes de se poser, de réfléchir à ce qui est vraiment important pour elles et comment elles veulent le mettre concrètement en pratique.

Plus de sens, plus de liberté, vivre de sa passion et ne plus subir un job essentiellement alimentaire…

Se lever le matin en sachant que la journée va être consacrée à une activité créative que vous aimez, maîtriser votre emploi du temps.

Que des bonnes raisons pour une reconversion comme photographe.

« La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer. »

Peter Drucker

Ça, c’est pour le tableau de rêve. Atteignable évidemment (sinon je ne serai pas en train d’écrire ces lignes ni vous en train de les lire).

Et pour y parvenir, il va vous falloir une méthode.

Une méthode, des connaissances marketing, de la formation et de l’organisation. Je vais vous expliquer tout cela. C’est parti.

Clé n°1 : trouvez votre super pouvoir photo

On pourrait résumer cette première étape de votre reconversion à une question : qu’est-ce qui va faire de vous un photographe unique ?

C’est par là qu’il faut commencer. Vous verrez, une fois que vous y aurez répondu le reste va suivre naturellement.

Dans le jargon marketing (eh oui, il va forcément falloir en passer par là 😉 ) c’est ce qu’on appelle votre proposition de valeur. C’est un incontournable pour tous les secteurs d’activité.

Vous allez vous poser et faire le bilan, pour lister ce qui vous rend exceptionnel en tant que photographe.

Ne vous limitez surtout pas à des expériences professionnelles ou à des compétences techniques en photo. Pensez également à vos loisirs et à vos centres d’intérêt, à vos traits de personnalité, à toutes vos qualités personelles.

Demandez-vous ce que vos proches disent de vous quand ils vous décrivent.

La quête de votre super pouvoir photo (pardon, de votre proposition de valeur unique ^^) ne se cantonne d’ailleurs pas à un exercice d’introspection. Discutez-en autour de vous, avec vos amis, vos proches, avec un coach…

De tout cela, vous allez tirer de véritables pépites pour votre reconversion professionnelle.

Pour de nombreuses raisons :

👉 Une proposition de valeur unique est votre arme anti-concurrence. Elle permet de vous démarquer sur le marché : personne n’est exactement vous.

👉 Votre super pouvoir photo unique va attirer des clients ciblés qui recherchent spécifiquement vos compétences et avec lesquels vous allez aimer travailler.

👉 Une proposition de valeur claire et convaincante relègue le sujet des tarifs au second plan. Ce qui prime c’est la qualité et l’unicité de vos services.

👉 Comprendre et valoriser ce qui vous rend unique va renforcer votre confiance et votre crédibilité face aux clients.

👉 Votre proposition de valeur est aussi la boussole de votre stratégie d’entreprise. Elle vous rappelle en permanence la direction : cap sur vos forces et vos atouts.

👉 Elle facilite la création de messages marketing ciblés et percutants qui parlent directement aux besoins et désirs des clients.

👉 Une proposition de valeur bien définie vous permet de vous adapter rapidement aux changements du marché tout en restant fidèle à votre vision.

👉 Votre super pouvoir photo va vous permettre de construire un réseau professionnel aligné avec vos valeurs, de trouver des collaborations et des opportunités pertinentes.

👉 C’est lui enfin qui va être le moteur de votre créativité pour construire des produits uniques avec lesquels vous êtes à l’aise et qui répondent à des besoins spécifiques.

Clé n°2 : transformer vos envies en offre commerciale à succès

Pour cela, il vous faut maintenant une offre « irrésistible ».

Une offre, c’est une multiplication. C’est votre proposition de valeur unique, multipliée par les attentes de vos clients, multipliées par les bénéfices qu’apportent vos services. Le tout avec des tarifs qui vous permettent de vivre de la photo.

Cette équation est le théorème central de la réussite de votre reconversion professionnelle. Alors voyons les étapes pour y parvenir :

Définition du client idéal : comprendre votre cible

OK, « cible » a le mérite d’être clair mais ça fait un peu agressif comme terme, j’avoue.

C’est pour cela qu’on parle aussi de « persona », de « client idéal » ou d’« avatar ». C’est pareil.

C’est à partir du portrait robot de votre persona que vous allez définir précisément vos services, en fonction de ce que vos clients sont prêts à acheter et comment ils achètent.

Et ça ne se fait pas au doigt mouillé. Une fois que vous aurez dégrossi le terrain à la force de votre seul cerveau, il va falloir mettre votre timidité de côté et allez vraiment rencontrer ces personnes qui pourraient un jour vous acheter une prestation.

Cette phase d’entretiens dans la vraie vie avec de vrais gens va vous apporter une mine d’infos pour affiner vos offres.

Avoir un « profil client » clair et précis est également indispensable pour votre communication et votre marketing.

Cela va vous éviter de taper dans le vide en évitant de vous adresser à un public trop large, dont une bonne partie ne sera en réalité par vraiment intéressé par vos services.

Ou de choisir des canaux de communication que vos clients utilisent pas, ou peu…

Vous allez économiser des ressources et un temps précieux.

Imaginez une situation très concrète. Vous voulez remplir votre profil google professionnel. À votre avis dans quel cas de figure serez-vous le plus convaincant :

  1. En rédigeant pour le plus grand nombre de manière générique ?
  2. En ayant sous les yeux un portrait robot de votre persona et en faisant comme si vous vous adressiez directement à lui ?

Bonne réponse, la n°2 évidemment.

Bien définir votre persona est un vrai travail.

Cela demande du temps.

Mais c’est un investissement de long terme.

Veille concurrentielle : identifier et analyser vos concurrents

La seconde étape consiste à effectuer une veille concurrentielle rigoureuse.

Cela veut dire identifier vos principaux concurrents et analyser leurs offres, leurs stratégies marketing.

Listez ce qui vous semble être leurs points forts, leurs faiblesses.

Votre objectif ici est de comprendre le paysage dans lequel vous allez planter vos premières graines.

Notez à chaque fois comment votre offre pourrait se démarquer.

Analysez les tarifs pratiqués, les stratégies de communication…

Vous pouvez utilise les analyses SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats : forces, faiblesses, opportunités et menaces en français), très pratiques pour comparer vos offres à celle des concurrents et les améliorer avant de vous lancer.

Plus d’informations sur cet outil ici

Aligner vos produits avec les attentes du marché

C’est l’étape cruciale de la création d’une offre irrésistible.

Votre produit ou service doit non seulement répondre aux besoins et désirs profonds de votre client idéal, mais aussi se distinguer de ce que propose la concurrence.

Pour cela, passez à la moulinette votre proposition de valeur, les retours du marché obtenus lors de votre veille concurrentielle et tous les retours recueillis lors de la phase de définition de votre client idéal.

Vous allez construire précisément votre offre.

Et quand je dis précisément c’est vraiment dans le concret. Pour un shooting famille par exemple c’est lister les caractéristiques de la prestation :

  • Où va se faire la séance de prise de vue ?
  • Combien de temps va-t-elle durer ?
  • Qui y participe ?
  • Quel rendu artistique aura-t-elle ?
  • Combien de photos seront ensuite proposées en ligne ?
  • Quels droits sont cédés sur les images ?
  • Est-ce qu’il y a des tirages papier prévus dans l’offre ? Est-ce en option ?
  • Quel tarif pour la séance, quels tarifs pour les options ?

Puis vous allez lister les avantages de chaque caractéristique et en déduire les bénéfices qu’elles vont apporter au client. Et ajouter un tarif.

Normalement à ce stade les neurones fument un peu.

Mais surtout n’attendez pas d’être en surchauffe ni de trouver la solution parfaite.

L’offre ultime dont vous êtes 100 % content n’existe pas.

Dès que vous avez une version qui coche les bonnes cases, lancez vous !

Commencez la phase de communication et de prospection.

Testez votre offre et ses éventuelles déclinaisons, recueillez des retours, et ajustez au fil de l’eau.

Toute cette partie business est absolument fondamentale. C’est pour cela que j’ai voulu commencer par là : pour que vous ayez une vision claire dès le début du chemin à parcourir.

En parallèle, vous allez aussi devoir gérer des problèmes très terre à terre et tout aussi importants pour réussir votre reconversion professionnelle :

  • gérer un éventuel salariat en plus de la préparation de votre future de photographe,
  • organiser votre départ ou votre passage à temps partiel si vous êtes en poste,
  • vous former,
  • ménager votre vie personnelle et familiale.

Et tout faire rentrer dans un planning qui ne vous épuise pas au bout de trois semaines.

On voir tout ça dès maintenant.

Clé n° 3 : prévoir et agir

Établir un rétro-planning

« Échouer à planifier, c’est planifier l’échec ».

Tout est dit. Ou presque.

Organisez votre temps en fonction de vos contraintes en créant un rétro-planning détaillé.

Définissez des échéances réalistes pour chaque étape de votre reconversion professionnelle, en tenant compte du temps nécessaire pour :

  • Trouver votre super pouvoir.
  • Définir votre persona, faire la veille concurrentielle, construire votre offre.
  • Mettre en place vos canaux de communication et de prospection.
  • Vous former et  développer vos compétences pour réussir tout cela.

Fixez vous des objectifs SMART

Ils sont les compagnons inséparables de votre rétro-planning. Ils s’insèrent dedans.

SMART est un acronyme qui signifie Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporellement défini.

Avoir cet acronyme en tête va vous permettre de définir des objectifs clairs et précis que vous allez pouvoir décliner en actions concrètes.

Par exemple, plutôt que d’avoir pour objectif d’« obtenir vos premiers clients », fixez vous comme objectifs SMART de « réaliser deux reportages de mariage par mois entre juin et septembre prochain ».

  • C’est spécifique : des reportages de mariage
  • C’est mesurable : vous en voulez deux par mois
  • C’est atteignable et réaliste : est-ce que deux mariages par mois c’est OK pour vous ? Ça, ça dépend de votre situation, à vous de juger.
  • C’est temporellement défini : de juin à septembre prochain

Voilà, vous avez l’idée.

Et maintenant que vous votre objectif est clair, cela va non seulement vous pousser à l’action (oui, il y a des dates qui sont fixées), et vous allez pouvoir le saucissonner en toutes les petites tâches qui permettent de l’atteindre.

Et mettre le tout dans… votre rétro-planning 🙂

Clé n°4 : vous faire accompagner dans votre reconversion professionnelle

Vous allez avoir besoin d’aide sur deux aspects en particulier de votre reconversion :

  • la mise en place de votre entreprise : de la réglementation à la prospection commerciale, peu de salariés maîtrisent tous les aspects d’un projet entrepreneurial. Si vous voulez réussir sans vous épuiser et vous décourager, c’est essentiel.
  • Le financement : que ce soit pour la prise en charge d’une formation ou pour vous soutenir si vous quitter un emploi (ou que vous passez à temps partiel).

Êtes-vous éligibles à un financement par le CPF ?

Le CPF est un outil de financement précieux pour une reconversion professionnelle.

Il vous permet d’accumuler des droits tout au long de votre carrière et de les utiliser pour financer des formations certifiées et reconnues.

Il est géré par la caisse des dépôts et consignations. 

Savez-vous si vous avez un compte ? Et combien vous avez dessus pour financer une formation à la création d’entreprise et au marketing ?

Si vous répondez non à au moins une de ces questions, connectez vous sur le portail https://www.moncompteformation.gouv.fr/

Si vous n’avez jamais consulté votre compte CPF, il faudra vous munir de votre numéro fiscal ou de sécurité sociale et suivre les étapes.

C’est simple et rapide.

Comment financer une reconversion professionnelle ?

Réfléchissez à deux fois avant de la jouer façon tête brulée qui plaque son boulot du jour au lendemain tout en partant de zéro.

À moins que vous n’ayez aucune charge, pas d’enfant et un petit pécule de côté, vous prendriez un gros risque et la pression pour réussir votre reconversion serait plus un handicap qu’un moteur pour agir.

Surtout qu’on est en France, et que si vous voulez vous lancer à temps plein dans votre entreprise photo, vous pouvez bénéficier de deux dispositifs qui vous assurent une indemnité de la part de France Travail (ex-pôle emploi, ex-assedics…) :

👉 La rupture conventionnelle : elle se négocie avec votre employeur, qui peut parfaitement vous la refuser. Ou ne même pas répondre. Mais c’est un dispositif que vous avez tout intérêt à activer en premier.

👉 La démission-reconversion : elle vous permet cette fois de vous passer de l’accord de votre employeur (vu que vous démissionnez…). Mais dans ce cas il va falloir que France Travail valide votre projet. Donc qu’il soit parfaitement ficelé (tips : dans ma formation je vous accompagne aussi sur ces montages de dossier).

Clé n°5 : prendre conscience du poids de la reconversion sur sa vie personnelle

Une reconversion professionnelle peut avoir un impact significatif sur votre vie personnelle. 

Lorsque vous décidez de changer de métier pour devenir photographe, il est important de prendre en compte les implications que cela peut avoir sur votre vie quotidienne, vos relations familiales et votre équilibre travail-vie personnelle.

Pour concilier votre vie personnelle avec votre nouveau métier de photographe, il est nécessaire d’être prêt à faire des ajustements. Voici quelques conseils pour vous aider :

1. Communiquez avec votre entourage

Expliquez à votre famille et à vos proches votre projet de reconversion professionnelle.

Échangez avec eux sur les changements à venir et les compromis que vous devrez peut-être faire.

Leur soutien et leur compréhension seront essentiels pour vous aider à trouver un équilibre.

2. Établissez des limites et organisez-vous

Définissez clairement vos horaires de travail et vos moments de repos afin de respecter votre équilibre travail-vie personnelle.

Mettez en place une organisation qui vous permettra de consacrer du temps à votre famille, à vos loisirs et à votre vie personnelle en général.

3. Faites preuve de flexibilité

Le métier de photographe peut parfois nécessiter des horaires atypiques ou des déplacements.

Soyez prêt à vous adapter et à trouver des solutions pour être présent auprès de vos proches malgré ces impératifs professionnels.

4. Préservez votre bien-être

N’oubliez pas de prendre soin de vous et de votre santé. Ne gardez pas la tête dans le guidon en permanence. Accordez-vous des moments de détente et de repos pour éviter le stress et la fatigue.

Trouvez des activités qui vous permettent de vous ressourcer et de vous épanouir en dehors du travail.

5. Sollicitez un soutien professionnel

Si vous avez du mal à trouver un équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie personnelle, n’hésitez pas à solliciter l’aide d’un coach professionnel ou d’un spécialiste de la reconversion. Ils pourront vous accompagner dans votre démarche et vous apporter des conseils personnalisés.

Conclusion

Avec toutes ces infos, vous êtes outillé pour vous lancer dans l’aventure de la reconversion avec une vision claire du chemin à parcourir.

Voilà, maintenant il ne tient qu’à vous de devenir le photographe que vous avez toujours rêvé d’être. Le monde de la photographie n’attend que votre touche unique.

N’oubliez pas : la différence entre un rêve et un projet, c’est une date (dixit un certain Walt Disney, qui en a mené quelques uns des projets)

À vous de jouer !

Salaire photographe : combien pouvez-vous gagner ?

Salaire photographe : combien pouvez-vous gagner ?

Vous vous demandez quel salaire vous pouvez gagner en tant que photographe ? Vous êtes passionné par la photographie et vous envisagez d’en faire votre métier ? Ou peut-être vous êtes vous déjà lancé ?

Pour cet article nous avons essayé de recueillir les données les plus précises possibles concernant la rémunération des photographes. En particulier celle des freelances qui constituent la grande majorité des professionnels sur les marchés de la création et de l’image.

Vous allez découvrir comment varient les salaires des photographes et selon quels critères.

Principaux points à retenir :

  • Le salaire d’un photographe varie en fonction de sa spécialisation, de son expérience, de sa notoriété, de la zone géographique où il exerce et du temps qu’il consacre à ses projets.
  • Les photographes salariés sont peu nombreux et gagnent généralement autour du SMIC en début de carrière et jusqu’à 3000 € en fin de carrière.
  • Les photographes indépendants déterminent eux-mêmes leurs temps de travail, leurs tarifs et leurs objectifs de chiffre d’affaires. Les revenus fluctuent donc beaucoup d’un photographe à l’autre, mais ils peuvent gagner bien davantage qu’un salarié : les 25 % les mieux payés des photographes de presse gagnent plus 6500 € nets / mois.
  • Les revenus des photographes ne sont pas liés à leur formation (beaucoup sont des autodidactes de la création) mais à leurs stratégies marketing et commerciale.

Qu’est-ce qu’il y a dans le salaire d’un photographe ?

Avant d’entrer dans les chiffres, ayez bien en tête que photographe est un métier créatif et polyvalent. Vous ne faites pas que capturer des images : vous suscitez des émotions, vous racontez des histoires, vous figez de futurs souvenirs, vous documentez pour informer…

Ce sont tous ces bénéfices que vous apportez à vos clients avec ce métier et qui doivent se retrouver dans votre salaire.

Et puis un photographe ne fait pas que prendre des photos. Il doit aussi post-traiter ses images, préparer les livrables, gérer son marketing et les obligations administratives. Tous ça c’est du temps. Et vous connaissez la musique : le temps c’est de l’argent. Votre salaire doit donc inclure ces heures passées ailleurs que derrière l’appareil photo.

Ceci étant dit, voici les chiffres disponibles.

Quel est le salaire d’un photographe à son compte (en France) ?

Indeed, le fameux site de recrutement, fournit des statistiques grâce aux revenus envoyés spontanément par les photographes de métier eux-mêmes. Le salaire moyen indiqué est de presque 2000 €.

Cela vous donne une première idée.

Mais sur Indeed toujours on s’aperçoit bien vite des disparités dont nous vous parlions dès l’introduction :

https://fr.indeed.com/career/photographe/salaries

Et comme ce tableau ne fournit pas d’indication sur le temps de travail des photographes qui ont spontanément indiqué leur rémunération, difficile de dire précisément à quoi sont dus les écarts.

Mais là encore ces données ont le mérite de fournir des indications réelles et chiffrées.

Dans le cas du photographe indépendant, le salaire peut en effet varier considérablement.

En tant que photographe freelance, vous avez en effet la liberté de fixer vos propres tarifs en fonction de :

  • de votre expérience,
  • de vos compétences,
  • du niveau de gamme auquel vous placez vos créations,
  • du temps que vous consacrez à chaque projet,
  • des coûts liés à votre métier (équipement, location ou non d’un studio, frais de déplacement…)
  • de votre marché…
Un photographe pro qui connait le salaire qu'il peut gagner
Photo BY George Rudy – © Creative Commons

Il est également important de souligner que la rémunération d’un photographe indépendant peut être variable d’un mois à l’autre.

Certains mois peuvent être plus lucratifs en raison de projets plus importants ou de contrats à long terme, tandis que d’autres peuvent être plus calmes.

Les rémunérations qu’on vous donne ici sont donc lissées sur une année pleine.

Comme pour beaucoup de métiers de la création, notez qu’il est donc essentiel pour un photographe freelance d’avoir une gestion financière méthodique et de prévoir une épargne pour les périodes plus creuses.

Un photographe indépendant doit aussi développer des compétences en marketing et en gestion d’entreprise pour réussir à trouver des clients et à gérer son activité de manière rentable.

Il faut donc prévoir aussi un budget formation pour rester à jour dans ce domaine en constante évolution.

Conseil

Pour maximiser votre salaire et le sécuriser, n’hésitez pas à diversifier vos sources de revenus avec des prestations complémentaires. Par exemple, si vous proposez des séances photo de famille vous pouvez proposer par ailleurs des stages d’initiation à la photographie. Cela vous permettra d’attirer une clientèle plus large et d’optimiser votre chiffre d’affaires.

Le salaire d’un indépendant en fonction de ses tarifs.

C’est évident, le revenu que vous pouvez dégager va dépendre des tarifs de vos prestations. Voici, juste pour poser une base, une fourchette des tarifs que peuvent pratiquer des photographes indépendants pour quelques prestations :

Exemple de prestationTarif moyen
Séance photo individuelle (1 heure)100€ – 200€
Reportage événementiel (6 heures)500€ – 1000€
Shooting mode pour un magazine500€ – 1500€

Ces tarifs pourront évoluer en fonction de votre expérience dans le métier, de votre niveau de notoriété et des spécificités de chaque projet.

Mais il nous faut tordre ici le cou à une idée reçue qui circule malheureusement encore beaucoup parmi les photographes indépendants qui se lancent : ce n’est pas parce que vos tarifs seront bas que vous aurez plus de clients.

Et inversement, proposer des tarifs élevés ne signifie pas avoir moins de demandes.

Il s’agit uniquement d’une question de positionnement : vous ne toucherez pas la même clientèle. Un photographe de mariage qui propose des prestations à 3000 € la journée peut travailler tous les week-end. 

Bien sûr, pour proposer des services à des tarifs haut de gamme il faut que la qualité soit là. Et que le photographe ait peaufiné son image de marque, ses offres, qu’il connaisse parfaitement les attentes de sa clientèle pour pouvoir vendre.

Le marketing, encore et toujours…

Un photographe pro expérimenté qui connait le salaire qu'il peut gagner
Photo BY PixelShot – © Creative Commons

Le salaire du photographe en fonction de son expérience

Évacuons d’abord le cas des photographes employés dans une structure. En général ils commencent au SMIC et évoluent lentement au fil de leur carrière.

Autre limite du salariat : les entreprises qui ont à demeure un photographe sont rares. Tout comme les photographes de renom qui pourraient avoir besoin d’un assistant. Quelques grandes collectivités territoriales peuvent aussi employer un photographe, mais elles se comptent sur les doigts d’une main.

Pas très engageant donc le salariat pour les photographes, mais cela peut permettre à des jeunes de mettre le pied à l’étrier et de faire leurs premières armes dans le monde de la création.

Pour les freelance, c’est un peu différent.

Puisque comme freelance ce sont vos choix et votre implication qui font vos revenus, le nombre d’années d’exercices compte peu. Jamais un client ne va vous demander un CV avec votre ancieneté. Un portfolio et des références oui, mais pas un CV.

Donc passé la phase de démarrage (il faut bien se lancer quand même et faire ses premières photos en tant que professionnel), les revenus peuvent monter très vite.

S’il est difficile pour un indépendant de viser dès le départ une clientèle haut de gamme, vous pouvez rapidement vous différencier et faire évoluer votre offre et votre « branding ». Et vos tarifs avec.

Il est bien compliqué en revanche de vous donner des chiffres précis sur l’évolution des salaires des photographes indépendants. Mais les statistiques de l’UNASA nous donnent quand même de précieuses informations, découvrez en cliquant ici.

On voit que les photographes adhérents à l’association ont dégagé un bénéfice comptable de 33 616 € en 2022 : c’est ce qui reste sur le compte en banque une fois tous les frais, charges et autres cotisations payées.

Ça fait 2 800 € / mois. Pas mal.

Et information intéressante pour évaluer l’évolution possible dans le métier, les données montrent que 25 % des photographes indépendants ont gagné moins de 4 684 € en 2022 (certainement comme activité complémentaire à un autre travail) et que les 25 % les mieux lotis ont généré 79 543 € ou plus. 

Ça ouvre de belles perspectives non ?

Le salaire du photographe en fonction de sa spécialité

L’expérience montre qu’il est possible de bien vivre de la photographie quelle que soit votre thématique. Ce n’est pas la spécialité du photographe qui va faire ses revenus mais -encore une fois- la connaissance de son marché et son positionnement marketing et commercial.

Photographe de mode, corporate, de packshot, social ou auteur, toutes les thématiques peuvent être rentables (sinon elles auraient disparu d’ailleurs…).

Mais on peut tout de même vous donner les sources de revenus de quelques domaines variés, et quand c’est possible, les chiffres tirés de tous les accompagnements réalisés auprès de nos élèves.

Les revenus du photographe de mariage

Le mariage est une catégorie reine de la photographie sociale.

Évidemment les revenus des photographes de mariages viennent avant tout des mariés eux-mêmes qui vont payer votre présence et votre prestation : entre 1000 et 3000 € globalement, en fonction des formules et de votre positionnement.

Mais les revenus qu’un photographe de mariage freelance va dégager ne s’arrête pas au shooting de la journée et à la livraison d’un pack de photos.

Vous pouvez augmenter sensiblement le panier moyen avec les supports (les tirages et création d’albums et d’éventuels produits imprimés, des séances de retouches supplémentaires), et en touchant largement l’ensemble des invités présents le jour J.

Pensez également à proposer des prestations complémentaires à la journée du mariage elle-même (séance d’engagement, after du lendemain, séance de couple cosy si les mariés ont loué un lieu qui s’y prête…).

Soyez imaginatif et toujours à l’écoute des besoins et des envies de vos clients pour trouver des produits qui leur correspondent et qu’ils seront prêts à vous acheter.

Un photographe pro de mariage en action qui connait le salaire qu'il peut gagner
Photo BY Robert Kneschke – © Creative Commons

Les revenus du photographe animalier

La photographie animalière fait souvent rêver. Capturer des clichés incroyables d’animaux sauvages dans leur habitat naturel, ça donne envie.

Mais on ne va pas vous mentir : en tirer de revenus est moins simple et moins rapide qu’avec la photographie sociale. Les sujets sont moins coopératifs aussi…

Un photographe animalier peut générer des revenus grâce à :

  • la vente de droits à des magazines,
  • la vente de droits à des agences de stocks spécialisées,
  • l’édition de beaux livres,
  • la vente de tirages d’art,
  • la vente de produits à forts tirages (cartes postales, calendriers…),
  • la location de ses expositions,
  • des partenariats avec des fabricants de matériel.

Vivre de la photographie animalière est possible, mais gardez bien en tête qu’elle nécessite des compétences techniques et naturalistes approfondies. Et du temps. Beaucoup de temps.

Les revenus du photographe social

Vaste terme un peu fourre-tout, qui d’ailleurs fait débat puisqu’initialement la photographie sociale est, je cite Wikipedia « la photographie d’investigation et de communication sur les problèmes sociaux ».

Les puristes et autres photographes à cheval sur l’histoire de la photo se fâchent tout rouge quand on dit que la photographie sociale englobe les séances de portrait, grossesse, naissance, famille, l’événementiel d’entreprise…

Sauf que dans le même temps des sites officiels d’État présentent ce domaine photo comme tel! ( ici par exemple)

Bref, lors d’un dîner entre photographes, maniez avec précaution l’expression « je suis un photographe social »

Surtout qu’on peut aussi y placer la photographie d’animaux de compagnie, qui est un gros marché encore sous-exploité.

D’ailleurs on aurait pu traiter ici aussi de la photographie de mariage. Mais c’est une thématique tellement spécifique qu’on lui a consacré une section à elle toute seule.

Mais toutes ces thématiques ont un point commun : elles commencent avec une séance de shooting.

Le meilleur conseil qu’on puisse vous donner pour avoir une idée des revenus que ces spécialités peuvent générer est donc de faire un saut sur le guide complet que j’ai publié «Photographes indépendants : fixez vos tarifs shooting en 6 étapes ».

Et si jamais ça n’est pas suffisant, j’ai aussi créé un générateur de tarifs spécial Shooting Photo ici.

Une image d'un nouveau-né photographié par un photographe pro
Photo BY CheryLholt – © Creative Commons

Le salaire du photographe dépend de sa formation ?

Non. Mais oui.

Je m’explique.

Coté technique photo et univers artistique, la grande majorité des photographes indépendants sont des autodidactes. Beaucoup d’ailleurs ont eu un premier métier avant de se lancer dans l’image. Pas besoin d’une formation initiale en école ni d’un diplôme reconnu pour être un super photographe.

Mais comme on l’a vu déjà, être photographe à son compte c’est aussi être chef d’entreprise. Et en général en occupant soi-même tous les postes : le marketing, les ventes, la stratégie, la communication, la production, le SAV…

Et là, la formation fait une énorme différence.

Si vous ne maîtrisez pas déjà tous ces aspects marketing et commerciaux de la photographie, le succès de votre projet et vos revenus vont largement dépendre de votre investissement dans une formation à la création d’entreprise.

Tout faire seul c’est prendre le risque de naviguer à vue dans un premier temps, puis d’être rapidement submergé par la suite.

Donc en ce sens oui, la formation a un impact très important sur les revenus des photographes indépendants.

Alors, peut-on se lancer et vivre de la photo en 2024 ?

Se lancer en tant que photographe en 2024 est non seulement envisageable, mais c’est également un choix de carrière idéal pour adosser votre passion à des revenus solides.

Avec le métier de photographe vous mélangez créativité artistique et compétence technique : la diversité des thématiques vous garanti une grande variété de niches rentables où vous installer.

Et on l’a vu, le salaire peut être très gratifiant pour les indépendants qui maîtrisent leur marketing et leur spécialisation.

Bien sûr, comme pour toutes les professions artistiques indépendantes, pour réussir et assurer des revenus pérennes vous aurez besoins d’une approche solide en création d’entreprise.

Donc pour qui saura associer une dose de talent artistique, une louche de compétences commerciales et une pointe des bonnes stratégies en marketing et en communication, la photographie sera un métier viable et lucratif en 2024.