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Marché de la photographie : réussir malgré la concurrence.

Marché de la photographie : réussir malgré la concurrence.

Le marché de la photographie est un secteur concurrentiel. C’est aussi un marché qui a connu de nombreuses mutations ces dernières années.

Le marché des activités photographiques représente 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel selon l’INSEE. C’est un marché dynamique en forte croissance.

Ce marché de la photographie fait aussi l’objet de nombreuses idées reçues et de confusions. Car c’est un secteur complexe et il est facile d’y mélanger les torchons et les serviettes.

Dans cet article on va faire un état des lieux objectif du marché de la photographie et voir comment vous pouvez vivre sereinement et réussir votre reconversion dans ce domaine concurrentiel et porteur.

De quel marché de la photo parle-t-on ici ?

Derrière ce terme de « marché de la photographie » se cachent en fait des secteurs très distincts qui ont évolués différemment ces 20 dernières années.

Le marché qui vous intéresse en tant que photographe professionnel ou amateur aspirant à le devenir, c’est celui de la photographie commerciale et d’auteur.

Pour le dire simplement, il s’agit de toutes les activités photographiques autres que la vente de matériel. Soit :

  • La photo de mariage, de grossesse, de famille et de nouveaux-nés.
  • La photographie d’identité (sans les photomatons automatiques).
  • Les photographies de classe dans les écoles.
  • Les photographies publicitaires, d’édition, de mode.
  • La photographie immobilière et touristiques.
  • La photographie aérienne.
  • La photo et la vidéo événementielle (mariages, corporate, sport…)
  • Le développement des films et les tirages
  • Le photo-journalisme
  • La photographie d’auteur (les artistes photographes)

Comment se porte le marché de la photographie en France en 2024 ?

Disons le tout net, ce marché se porte bien.

Pourtant on entend souvent que le marché de la photo est en décroissance, que l’arrivée des smartphones a tué le secteur…

Ces idées reçues ne sont plus d’actualités.

Elles perdurent peut-être à cause de l’effondrement, bien réel, d’une partie du marché des équipements photo grand public. Maintenant, tout le monde a un appareil photo dans la poche. Et les ventes de compacts ont quasi disparu.

Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse en tant que photographe pro. Ce qui compte pour nous ce sont les ventes de prestations photographiques, les shootings, ventes de droits et de tirages…

L’évolution du chiffre d’affaires des photographes professionnels

Fin 2023, ce marché des prestations photo représentait selon l’INSEE un volume de près de 1,7 milliard d’euros annuel. Et surtout il est en forte croissance.

Évolution du marché de la photographie professionnelle de 2009 à 2023 (indice des chiffres d'affaires du secteur)

Le graphique ci-dessus présente l’évolution du chiffre d’affaire des 12 derniers mois des entreprises relevant des activités photographiques, en millions d’euros.

Le chiffre de « 1600 » de juin 2023 signifie par exemple que de juillet 2022 à juin 2023 les photographes et entreprises de services photo ont réalisé un chiffre d’affaire total de 1600 millions d’euros en France, soit 1,6 milliard d’euros (graphique construit d’après l’indices INSEE des chiffres d’affaires de la catégorie « activités photographiques »).

Le marché des activités photographiques a bel et bien fortement décroché il y a une vingtaine d’années avec la révolution numérique.

Il avait commencé à retrouver la santé en 2019 mais a connu un second trou d’air lors des épisodes COVID.

Heureusement, depuis la sortie de la crise sanitaire la tendance à la hausse a repris de plus belle et le marché connaît une très forte croissance, avec une progression de plus de 40 % par rapport à l’avant-crise.

Les recherches sur Google sont un indicateur de bonne santé du marché.

Au-delà des chiffres d’affaires, des signaux très positifs montrent que le marché se porte bien et que la tendance pourrait être durable.

Sur Google, l’intérêt pour des mots clés comme « photographe autour de moi » ou « photographe de mariage » atteignent des records.

Il s’agit de recherches clairement commerciales, comme « shooting grossesse » dont voici la tendance sur Google Trends :

Tendance Google Trends pour un mot clé à intention commerciale sur le marché de la photographie
Tendance sur Google du mot-clé « shooting grossesse »

Les recherches locales d’un professionnel de proximité sont aussi en forte augmentation. Google map et les outils disponibles à tout moment et n’importe où sur les smartphones sont maintenant des incontournables.

Et ça se ressent dans les tendances. Voici par exemple l’évolution et les prévisions selon l’outil de référencement ahref des recherches mensuelles du mot clé « photographe autour de moi » :

Tendance du marché de la photo : évolution des recherches d'un mot clé à intention transactionnelle sur ahref.
Recherches mensuelles sur Google du mot-clé « photographe autour de moi » (données ahref)

Le nombre de nouveaux photographes en hausse également

De 2017 à 2020 le nombre d’entreprises du secteur a lui aussi fortement augmenté. De nombreux photographes sautent le pas de la professionnalisation.

Évolution du nombre d'entreprises de services photographiques en France entre 1017 et 2020
Nombre d’entreprises photographiques en France (graphique réalisé d’après les données de la base ESANE de l’INSEE).

La base de données ESANE de l’INSEE utilisée ci-dessus s’arrête pour l’heure aux chiffres de 2020. Mais la tendance est claire.

Concrètement ces chiffres nous disent déjà deux choses :

  • Beaucoup de personnes ont confiance dans la possibilité de vivre de la photo
  • Le marché des activités photographiques est de plus en plus concurrentiel

Rien que du très classique pour un secteur en forte croissance.

Comment se répartit le marché des prestations photographiques ?

Dans sa dernière étude datant de 2020, l’ARCOM a segmenté le marché de la photo, hors matériel, en quatre grands groupes :

Part de marché des différents secteur du marché des activités photographiques

La photographie sociale et les services aux particuliers

Ce segment comprend les reportages de mariage, la photographie d’identité et les photos scolaires, les séances portraits, les shooting grossesse…

C’est dans cette catégorie aussi que se trouvent les travaux photographiques de tirages pour les particuliers qui représentent 50 % environ du segment.

La photographie d’illustration pour les entreprises

Qui comprend les activités des agences photographiques d’illustration générale, des banques d’images, des micro-stocks et les commande des entreprises (publicité, communication corporate).

La photographie artistique ou de création

Cette catégorie du marché photo correspond à la photographie d’auteur. Elle englobe l’édition de livres de photo d’art et les ventes de tirages (en galerie, en ligne ou en vente directe).

La photographie d’information

Il s’agit ici des activités des agences photographiques et des commandes des éditeurs de presse.

La spécialisation : la clé pour réussir dans ce marché concurrentiel

Une fois ce tableau brossé du marché de la photographie – dynamique, en forte croissance et concurrentiel – la question est : comment y bâtir une activité pérenne et rentable ?

Évoluer dans un contexte photographique paradoxal

La spécialisation est une méthode clé pour se démarquer de la concurrence

D’un côté, la concurrence de tous ordres et de tous niveaux n’a jamais été aussi grande pour le photographe pro.

Il y a d’abord le nombre croissant de professionnels qui se lancent.

Il y a ensuite les ressources gratuites, les productions internes des entreprises, les appareils photo, les smartphones et les logiciels qui mettent la photographie à portée de tous,

Les clients potentiels peuvent être tentés de jouer les photographes eux-mêmes. Et donc de ne pas faire appel à vos services.

De l’autre côté, la société n’a jamais eu autant besoin d’images qu’aujourd’hui.

La vigueur du marché que je vous ai présentée en début d’article l’illustre parfaitement.

Tout tourne autour du visuel.

Pour les particuliers, mais encore plus pour les pros, les entreprises, les influenceurs, les artisans, les artistes.

Aujourd’hui, c’est chaque jour une nouvelle histoire qu’il faut raconter, une nouvelle image qu’il faut partager.

Au final, le monde a un besoin criant de créateurs de contenus visuels. En d’autres termes, de photographes.

Mais pas n’importe comment.

Ne pas se spécialiser en photographie professionnelle est une erreur

L’erreur aujourd’hui serait de se lancer sur ce marché bouillonnant de l’image en s’adressant au plus de types de clients possibles.

Prenons un seul exemple pour illustrer : le photographe de mariage qui, pour ne pas se limiter et espérant toucher plus de monde, va produire un style d’image classique, hyper convenu.

C’est précisément ce type d’images vues et revues qui est directement concurrencé par le gratuit des smartphones des invités du mariage et par tonton René et son appareil « qui fait de belles photos».

Pire, être le photographe lisse et consensuel au milieu de confrères (et néanmoins concurrents) qui ont chacun un style affirmé et qui proposent une expérience différente vous rendra invisible.

Il y aura toujours un concurrent qui tapera plus dans l’œil des clients.

Au milieu du foisonnement de solutions possibles pour qui a besoin d’images, vous devez être une option clairement identifiable.

Ce qu’ils veulent vos futurs clients, du pro au particulier, c’est l’unique, du percutant, du créatif, du sur-mesure.

Tout ce que le trio tonton René / Smartphone / Intelligence artificielle ne pourra jamais offrir.

Dites-vous bien une chose : il y aura toujours un marché pour les produits spéciaux personnalisés et uniques.

Comment émerger dans un océan de photographes amateurs et pro ?

Bien sûr, une des clés se trouve dans la qualité de vos photos. Élément fondamental pour un photographe qui veut vivre de ses images.

Sauf que ça n’est pas suffisant. Si un boulanger vous dit que son pain est fait maison et frais du jour, vous allez juste trouver ça normal.

Pour un photographe pro c’est pareil : faire de bonnes images est juste normal.

Pour réussir, il faut jouer une autre carte que celle de la concurrence.

Comment trouver votre niche photo ?

Une manière efficace de trouver sa niche commerciale
Plutôt que photographe de produit, devenez le/la photographe haute vitesse qui magnifie les liquides en figeant les mouvements

Une technique simple et efficace est d’utiliser le principe des poupées russes.

Imaginez une grande poupée qui représente un grand marché. Par exemple la photographie dite « sociale ».

Ouvrez cette grande poupée pour en sortir une plus petite : la photographie de mariage par exemple.

Continuez : apparaît une 3ᵉ poupée, plus petite encore. La photographie de mariage de destination. Un créneau précis, pour des couples qui veulent se marier dans un lieu hors du commun.

Mais ne vous arrêtez pas là. Ouvrez encore cette poupée « mariage de destination » :à l’intérieur, il y a une autre poupée, la photographie de mariage de destination éco-responsable.

On y est !

Chaque poupée sortie révèle un segment de marché plus affiné, plus exclusif. Et dans ce monde de niches, plus on se spécialise, plus on devient précieux.

Votre valeur augmente à mesure que vous vous concentrez sur un segment plus étroit et que vous en devenez le spécialiste reconnu.

Pourquoi la spécialisation fonctionne dans le marché de la photo ?

Oui la spécialisation en photographie, ça fonctionne. Pourquoi ?

Parce que quand on investit un marché, 3 facteurs clés de réussite entrent en jeu :

  1. Combien de clients potentiels pourraient être intéressés ?
  2. Quelle est la valeur totale que vous pouvez obtenir de chaque client ?
  3. Quelle part du marché pouvez-vous raisonnablement espérer conquérir ?

En affinant votre niche le nombre de clients potentiels baisse. Cela effraie beaucoup de photographes.

Mais votre valeur et votre part de marché potentielle (les points 2 et 3) augmentent considérablement.

En vous spécialisant vous offrez des services sur mesure à des clients qui cherchent exactement ce que vous offrez et qui sont prêts à payer le juste prix pour ça.

Soyez là où la concurrence n’est pas

Les salons professionnels sont peu fréquentés par les photographes : une opportunité à saisir.

Pour vous démarquer de la concurrence, une stratégie payante est également de rechercher des espaces où les autres ne vont pas ou peu.

Les salons professionnels font partie de ces magnifiques opportunités pour qui se donne la peine d’y aller.

Le rapport avec la concurrence en photo ? Vous aurez dans ces évènements un accès privilégié à de nombreux clients potentiels sans être « gêné » par les autres photographes : ce canal de prospection est largement sous-exploité par la profession.

Cerise sur le gâteau vous pourrez également nouer des partenariats avec d’autres professionnels du secteur et trouver des relais de croissance à votre activité de photographe pro.

Les salons immobiliers, de l’artisanat, de l’automobile, du tourisme, entre autres, sont autant d’endroits où vous pouvez présenter vos offres photo à votre public cible.

L’accès aux salons en tant qu’exposant n’est pas gratuit. Donc notez bien que la participation engendrera des coûts : location de l’espace, déplacement, hébergement, …

Alors pour que cet investissement soit le plus rentable possible, vous devrez le préparer minutieusement en amont. Assurez-vous d’avoir un stand attractif, un portfolio solide et une proposition de valeur claire et un pitch bien rodé.

Proposez une expérience client unique

L’expérience client est l’ensemble des émotions et des sensations ressenties par votre client lors de votre prestation, mais aussi au cours de tous les contacts qu’il peut avoir avec vous et vote marque.

Cette expérience doit être unique : alors vos concurrents sont incapables d’offrir la même.

Nous vivons plus que jamais à l’ère de l’expérience, où les clients ne recherchent plus seulement des produits ou des services, mais des expériences mémorables qui ont un impact émotionnel.

C’est évidemment particulièrement vrai dans le monde de l’image où les sensations et les émotions ont une place de choix.

En tant que photographe, cette tendance vers l’expérience doit également guider votre stratégie.

C’est une certitude. Il ne suffit pas de prendre des photos exceptionnelles et de les livrer comme prévu : vous devez aller plus loin.

De la prise de contact initiale à la livraison finale du produit, chaque interaction que vous avez avec vos clients doit être positive.

Vos prestations doivent être enrichies en ce sens. Soyez créatif, imaginatif et à l’écoute. Offrez plus que des images.

En faisant cela, vous ne vous contentez pas de vendre un service photo, vous vendez une expérience qui vous permettra de vous démarquer de la concurrence.

Et d’engranger au passage les avis positifs de clients satisfaits.

Conclusion

Pour surmonter la concurrence en photo, il est impératif d’adopter une approche stratégique pour ne pas se laisser submerger par l’appréhension que cela peut naturellement provoquer.

Se spécialiser dans un domaine précis, multiplier les salons et offrir une expérience client inoubliable sont autant de méthodes qui vous aideront à vous démarquer.

Il ne s’agit finalement pas de rivaliser avec d’autres photographes mais de tendre vers une offre qui est tellement unique et précieuse que vos clients ne voudront aller nulle part ailleurs

Vivre de la photo : les 20 points pour réussir votre reconversion

Vivre de la photo : les 20 points pour réussir votre reconversion

L’image est votre passion et vous aimeriez vivre de la photo ? Vous lancer comme professionnel et entamer votre reconversion ? Le succès, ça se construit pas à pas, sans rien oublier.

Quand on parle de monter une activité qui permet de vivre de la photo, chaque étape compte pour vous rapprocher de votre objectif.

Alors pour vous faciliter la tâche, voici votre checklist de photographe indépendant qui démarre, en 20 points. C’est votre super pense-bête.

Vingt étapes ça peut paraître beaucoup. Mais rassurez vous, cette liste est là pour simplifier les choses, pas pour vous submerger.

Pensez-y comme à un jeu où chaque case cochée vous rapproche de la victoire.

C’est votre aventure, à votre rythme.

Vivre de la photo est un chemin sur lequel il ne faut rien oublier. Checklist obligatoire.

#1 Définissez votre niche de photographe

Vous spécialiser pour vous démarquer est fondamental pour vivre de la photo dans un environnement concurrentiel.

Que vous soyez passionné·e par la photographie de mariage, de portrait, ou de paysage, comprenez ce que vos client·es potentiel·les recherchent et comment vous pouvez répondre à leurs besoins de manière unique.

Et ce moyen unique, c’est en vous qu’il se trouve. Listez :

  • Vos compétences
  • Vos savoir-être
  • Les caractéristiques de votre style photo
  • Les situations que vous aimez photographier
  • Le type de personnes avec lesquelles vous aimez vous trouver

Exploitez tout ce qui fait de vous un·e photographe unique pour créer un univers inimitable qui va attirer à vous des prospects qui recherchent exactement ce que vous êtes en tant que photographe.

#2 Comprenez la demande qui va vous permettre de vivre de votre passion

Utilisez des outils comme Google Trends et les réseaux sociaux (groupes Facebook dédiés à la photographie, Instagram, Pinterest) pour comprendre les demandes actuelles et anticiper les tendances émergentes.

Discutez directement avec vos futur·es client·es. Rien de tel pour comprendre leurs attentes. Trouvez parmi vos ami·es, vos proches, vos collègues, vos connaissances, des personnes qui ont des besoins qui correspondent à vos prestations photo. Et proposez-leur d’en discuter 15-20 minutes autour d’un café : vous allez recueillir des tonnes d’infos sur leurs attentes réelles.

C’est comme ça qu’on trouve sa place unique sur le marché : plus vous saurez ce que les gens veulent, plus vous vendrez.

#3 Créez un premier business plan

Avant de plonger tête première, prenez un moment pour esquisser votre business plan. Pas besoin d’un roman, juste les grands postes de dépenses et les sources de revenus qui vous permettront de vivre de la photo.

Sur 1 mois d’abord, et ensuite sur 1 an.

L’idée est de savoir, en théorie, si ce que vous projetez de vendre vous rapportera assez d’argent par rapport à vos dépenses.

Et cela vous permettra également de placer dans un calendrier des objectifs chiffrés : indispensable pour vous motiver autant que pour analyser vos résultats.

#4 Donnez du sens à votre entreprise photo

C’est le moment de vous demander : « Pourquoi je me lance, pourquoi je veux vivre de la photo ? ». Avoir des objectifs, c’est bien, mais leur donner du sens, c’est tout aussi indispensable.

Il s’agit là de clarifier vos valeurs d’entrepreneur. Qu’est-ce qui, au-delà de devoir faire bouillir la marmite, vous pousse à choisir la photographie comme métier ?

Voulez-vous livrer des moments de bonheur qui rendent les gens heureux ? Sensibiliser à la beauté cachée de la nature pour la préserver ? Ou carrément changer le monde avec votre objectif ? Mettez tout ça noir sur blanc.

Ça vous aidera à garder le cap dans les moments difficiles.

#5 Choisissez un nom accrocheur pour votre entreprise photo

Le nom, c’est la première chose que les gens vont entendre sur vous. Alors, faites en sorte qu’il marque les esprits !

Trouvez quelque chose de facile à retenir, qui sonne bien et, idéalement, qui évoque votre univers photo. Et si vous séchez sur les idées, pas de stress : utiliser votre prénom et nom, c’est très bien aussi.

Simple, professionnel, et ça marche toujours.

#6 Déclarez votre activité de photographe

Pour vivre de la photo de manière pro, il faut faire les choses dans les clous : être en règle avec un statut juridique de photographe en phase avec votre activité.

Pour les artisans photographes, direction le guichet unique des entreprises pour déclarer votre activité et obtenir toutes les informations pour cotiser auprès de l’URSSAF.

Et si vous êtes dans la catégorie des auteurs photographes, c’est auprès de la Maison des artistes que vous aurez toutes les infos nécessaires et que vous pourrez réaliser les bonnes démarches.

Chaque statut a ses particularités, mais l’important, c’est de choisir celui qui correspond à votre activité photo.

Cette étape peut sembler un peu administrative, mais en plus d’être un incontournable elle vus place aussi dans le bon état d’esprit.

Une fois que c’est fait, ça y est : votre reconversion professionnelle est en marche, vous êtres officiellement un·e pro de la photo. Il faut y aller !

#7 Ouvrez un compte bancaire professionnel

Techniquement, si vous démarrez en tant qu’auto-entrepreneur, vous n’êtes pas obligé d’avoir un compte bancaire dédié à votre activité. Mais franchement, c’est vivement conseillé.

Ça simplifie la vie pour gérer vos finances et ça montre que vous prenez votre business photo au sérieux. Pensez-y comme à un bon outil de travail : pas absolument nécessaire, mais tellement pratique !

Il existe des solutions comme Shine, Revolut ou encore Qonto qui sont des prestataires bancaires spécialisés pour les petites entreprises.

Et peut-être que votre banque actuelle pourra aussi vous proposer un second compte à moindres frais dédié à votre activité de photographe.

#8 Préparez votre portfolio

Pour montrer savoir-faire et votre style, sélectionnez la crème de la crème de vos photos.

Si créer tout de suite un site internet (c’est l’étape d’après) vous effraie un peu, vous pouvez utiliser des plateformes comme Adobe Portfolio, 500px ou même Instagram pour créer un portfolio en ligne destiné à en mettre plein la vue à vos futur·es client·es (et les rassurer aussi).

Vous pensez que vous n’avez pas assez de photos à montrer dans votre thématique ?

Pas de souci. Sollicitez vos proches et les proches de vos proches pour organiser des sessions de shooting.

Au départ et pour votre premier cercle de connaissance, faites-le gratuitement, ça n’est pas dramatique.

Ça vous permettra de prendre de l’assurance sans avoir la pression du résultat. Et d’avoir plus de photos à montrer.

#9 Développez votre présence en ligne

Avoir un site internet n’est pas dans l’absolu indispensable, mais c’est quand même un gros plus pour lancer votre activité de photographe.

Le site web, c’est votre maison. Vous y êtes chez vous et vous pouvez présenter vos offres, développer un blog, recueillir les contacts.

WordPress est parfait pour développer un site qui vous permette de vivre de la photo. Si vous le trouvez un peut complexe, des solutions « tout en un » comme Wix et Squarespace proposent aussi des templates de sites web optimisés pour les photographes. Pesez le pour et le contre et lancez vous.

Un site web est aussi un incontournable pour référencer votre activité sur Google. Vous allez pouvoir créer du contenu qui ciblent des mots-clés spécifiques à votre niche et à votre zone d’activité. Votre site plus une fiche établissement Google sont des outils clé pour votre visibilité locale.

Enfin, sélectionnez le réseau social sur lequel se trouve votre clientèle cible et allez-y à fond. Que ce soit Instagram, LinkedIn ou Facebook, l’important est d’être régulier et d’interagir avec vos abonné·es.

checklist-business-photo

#10 Faites le point sur le matériel et les logiciels photo

Avant de renouveler intégralement votre parc de matériel, faites le point sur ce que vous avez déjà.

Sauf pour les vieilleries, ce que vous avez aujourd’hui dans votre sac suffi probablement pour vivre de la photo. Devenir photographe professionnel ne veut pas dire shooter avec du matériel haut de gamme. Tant que vos photos sont bonnes techniquement et répondent aux besoins des client·es, c’est OK.

Et si vous pensez que vous êtes un peu juste côté matos, vous pouvez toujours louer ponctuellement du matériel (et inclure le prix de la location dans la facture de la prestation).

Pour les logiciels, évaluez ce qui vous est vraiment nécessaire pour votre flux de travail : de l’editing à la livraison. Un seul bon logiciel de post-traitement comme Lightroom ou Capture One est souvent suffisant pour démarrer.

Les logiciels de retouche (le roi, c’est Photoshop) ou de tri automatique à base d’IA sont top, mais c’est du budget et surtout du temps passé supplémentaire. En avez-vous réellement besoin dès maintenant ?

#11 Tarification : la clé pour vivre de la photo

Votre tarification doit refléter votre expérience, vos coûts, votre temps passé, et votre marché.

Utilisez des logiciels de gestion comme Fotostudio et sa suite CRM pour suivre vos dépenses et temps de travail, et plus encore.

La définition de votre tarif pour votre première offre à vendre est capitale. C’est ça qui fera votre salaire de photographe, votre rentabilité et qui vous permettra vraiment de vivre de la photo.

#12 Développez une identité de marque forte :

Votre marque, c’est votre ADN.

Elle doit transpirer sur chaque photo, chaque post, chaque interaction. Trouvez ce qui vous rend unique et faites-le savoir. Utilisez le même style, les mêmes couleurs, le même ton sur tous vos canaux.

Ça s’appelle la cohérence visuelle et c’est capital.

Pour toucher ceux qui comptent vraiment, utilisez cette identité dans vos pubs sur Facebook et Instagram. Bien ciblées, elles boostent votre identité et votre visibilité.

#13 Construisez un réseau :

Participez à des événements locaux et en ligne pour rencontrer d’autres professionnels. Les sites comme Meetup sont parfaits pour trouver des groupes dans votre domaine.

Il y a aussi tout ce que peuvent proposer les CCI de la ville la plus proche. C’est très souvent gratuit et pour réseauter et faire connaître votre activité de photographe pro, c’est très bien.

#14 Adoptez l’email marketing

GetResponse ou Mailchimp ou encore Brevo : ce ne sont pas les outils qui manquent pour commencer avec l’email marketing.

Avec eux, vous pourrez garder le contact avec vos client·es et de partager vos dernières photos, vos aventures et, bien sûr, vos offres.

Ça s’appelle le nurturing et c’est essentiel pour construire une relation durable avec votre audience. Plus elle se sentira proche de vous, plus elle sera encline à acheter vos offres.

Vous pouvez pour commencer envoyer une newsletter tous les 15 jours à celles et ceux qui se vous ont laissé leur email. Dans cette newsletter, il s’agira simplement de donner des nouvelles de votre business photo tout en apportant de la valeur à ces personnes.

#15 Offrez un service client exceptionnel

Traitez vos clients comme des VIP.

Un petit mot personnalisé, une réponse rapide à leurs questions, et le fameux suivi après la livraison des photos, ça peut tout changer.

Rappelez-vous que chaque client·e est une personne qui vous a fait confiance !

En offrant une expérience au top niveau de A à Z, vous ne vous contentez pas de satisfaire une commande : vous créez des fans, qui deviendront vos meilleur·es ambassadeurs et ambassadrices.

#16 Demandez des avis et des témoignages

Intégrez une section témoignages sur votre site web. Encouragez les avis positifs sur Google et les réseaux sociaux pour renforcer votre crédibilité.

Soyez actifs en la matière, ne croyez pas que vos futurs clients laisseront spontanément des avis dithyrambiques. Si vous ne demandez il ne se passera pas grand chose.

Envoyez des messages privés à chaque fin de prestations de shooting photo en renvoyant explicitement vers une page de recueil d’avis. Expliquez-leur pourquoi c’est important pour vous.

#17 Gérez votre temps pour réussir à vivre de la photo

Si vous jonglez entre votre projet professionnel photo et un autre job, chaque minute compte
double.

Concentrez-vous sur ce qui apporte de vrais résultats. Pas la peine de s’éparpiller sur mille tâches : priorisez celles qui font vraiment avancer votre projet.

Utilisez des outils comme Google Calendar ou Trello pour planifier et suivre vos activités.

#18 Formez vous aux techniques et au marketing en photo

Lisez, abonnez-vous à des blogs, des podcasts, à des chaines Youtube de photographe pro et participez à des ateliers pour rester à jour avec les dernières techniques et tendances de votre niche.

Ça peut être de l’apprentissage pour améliorer vos compétences photo mais aussi apprendre tout ce qui concerne le marketing, la vente, le commerce, l’entrepreneuriat.

Vous gagnerez en efficacité autant qu’en confiance dans vos capacités de photographe.

#19 Prenez soin de votre bien-être

Lancez-vous dans votre entreprise photo comme dans une longue randonnée, pas comme dans un sprint. Chaque étape compte, mais sans précipitation.

Prendre soin de vous, c’est essentiel pour tenir la distance.

Sommeil, sport, nourriture saine. Je suis sérieux. L’hygiène de vie c’est important. Et faites des pauses aussi. Rappelez-vous, le voyage compte autant que la destination.

#20 Évaluez et ajustez vos objectifs

Prenez le temps chaque trimestre d’analyser vos progrès et d’ajuster votre stratégie en fonction de vos résultats.

La flexibilité est essentielle pour répondre aux changements du marché et de vos propres ambitions.

De mon côté, j’ai un document texte très simple qui me sert toute l’année. J’y ai écrit mon objectif principal de l’année.

Et ensuite, je décline cet objectif en sous-objectifs par trimestre. À la fin de chaque trimestre, je coche ce qui a été fait, je note pourquoi je n’ai pas atteint certains objectifs et ce qui, au contraire, a dépassé mes espérances.

Enfin, j’écris les objectifs à atteindre pour le trimestre qui vient.

Les 13 techniques confiance pour réussir votre reconversion dans la photo

Les 13 techniques confiance pour réussir votre reconversion dans la photo


Vous songez à faire de votre passion pour la photo votre nouveau métier ? Bravo ! Parce qu’envisager cette belle aventure est déjà un gros premier pas.

Mais ce qui peut vite stopper votre avancée, c’est le manque de confiance. La confiance dans vos propres capacités et compétences pour devenir photographe pro.

Cet article est là pour vous aider à réussir cette transition, en abordant sans détour les peurs, les doutes, et en vous équipant des outils nécessaires pour réussir.

Que vous soyez amateur éclairé ou passionné de longue date, il est temps de voir grand et de faire de votre rêve une réalité concrète.

Prêt ? Allons-y !

Élément de confiance #1 : bien gérer votre temps

La gestion du temps est cruciale pour passer sereinement du statut d’amateur à celui de photographe pro. 

Pardon pour cette lapalissade, mais vous avez uniquement 24 heures dans une journée. Desquelles il faut retrancher le temps de sommeil, celui du repas, des transports, des enfants à gérer. Et bien souvent aussi le temps de travail de votre métier actuel. 

Au final, quelques heures seulement vous restent à consacrer à votre projet de business photo

Pas le choix, votre confiance comme votre tranquillité d’esprit passent par une une organisation sans faille. Un emploi du temps calé à la minute.

Vous savez, c’est la même problématique que la gestion d’un budget de famille. Pour avoir plus d’argent à la fin du mois, c’est plus simple et rapide de maitriser les dépenses que de gagner plus. 

Pareil pour votre temps. Plus simple de ré-organiser son quotidien que de fabriquer des heures en plus.

Alors voici quelques conseils mieux organiser votre emploi du temps et vous sentir plus apaisé dans votre projet.

Technique n° 1 : identifiez et éliminez les voleurs de temps

Ça c’est la première chose à faire. Mais aussi la plus pénible car elle touche directement à vos habitudes ancrées. 

Il faut ici aller chercher les distractions et autres interruptions aussi insidieuses que plaisantes. Mais malheureusement qui sont des ennemis redoutables de votre productivité. 

Surveillez vos habitudes numériques.

Les réseaux sociaux, les notifications constantes du téléphone ou les sessions prolongées sur Netflix et consort mangent bien plus de temps que vous ne le pensez. 

Recensez pendant une semaine tout qui est de l’ordre du temps passé « bêtement » à scroller devant un écran.

Attention, le résultat peut faire très mal. 

Ensuite ? C’est radical mais je vous conseille de diviser par 2 les heures recensées. Quel qu’en soit le nombre.

Tout ce que vous pourrez réaliser avec ce temps gagné sera tellement satisfaisant (acquérir une nouvelle compétence, suivre une formation, travailler votre marketing…) que votre motivation et votre confiance s’en porteront évidemment bien mieux.

Créez un environnement propice.

C’est bien connu : l’auto-discipline a ses limites. Ne faites pas confiance à votre force mentale pour passer de 30 à 10 minutes minutes par jour sur YouTube. Vous finirez par craquer. 

Le secret (qui marche vraiment) est d’organiser votre espace de travail pour minimiser les interruptions. 

Par exemple, le soir, quand tout le monde dort, que vous êtes bien tranquille à post-traiter vos photo, faites ça : 

  • coupez le wifi de la box
  • mettez votre tel en mode avion et dans une autre pièce.
  • lancez une playlist qui dure 60 minutes
  • développez vos photos le temps de cette playlist.
Sérénité et confiance d'un espace de travail sans distractions
Un bureau bien rangé, sans distraction possible c’est plus d’efficacité et moins de stress

Technique n° 2 : comment priorisez vos tâches

On l’a vu, votre temps est forcément limité. Vous n’en avez pas autant que vous aimeriez. Ce qu’il faut faire ici est plutôt simple.

Quand on a plus de choses à faire que de temps disponible pour elles, la seule solution est de prioriser. 

Concrètement : 

  • faites une liste de TOUT ce que vous devez réaliser.
  • faites-en une 2ème en ne gardant que les 10 points les plus importants de la 1ère liste
  • faites-en une 3ème en ne gardant que 3 points les plus urgents de la 2ème.

Voilà, vous avez les 3 tâches sur lesquelles travailler en priorité pour lancer votre reconversion professionnelle.

Quand elles seront faites ? Bossez sur les 3 suivantes. Et ainsi de suite. 

Technique n° 3 : fixez des blocs de temps pour la photographie

Délimitez des périodes spécifiques dédiées uniquement à la photographie, que ce soit pour prendre des photos, éditer vos travaux, ou apprendre de nouvelles techniques. 

Ces périodes sont écrites noir sur blanc dans votre calendrier. Et sont non négociables. Comme un rendez-vous chez l’ophtalmo que vous attendez depuis 1 an. 

Pour ça, rappelez-vous vos emplois du temps au collège. C’était pratique non ? Ces plages horaires fixées d’heure en heure, parfaitement intégrées à la journée. 

L’idée est de reproduire la même chose … en tenant compte des contraintes de votre vie d’adulte. 

Mettons que vous avez à disposition 5 heures à consacrer à votre projet de reconversion professionnelle dans la photo. 

Ces 5 heures, placez-les dans les moments de la semaine où vous êtes le plus libre et le moins susceptible d’être interrompu. 

Et surtout : bloquez-les !

Mon astuce pour tromper votre cerveau est d’écrire à côté du thème un mot qui simule l’obligation. Médecin, dentiste, garagiste, … autant de types de rendez-vous qu’on n’aurait pas envie de rater pas vrai ? 

Un calendrier avec des techniques de motivation pour les tâches importantes à réaliser
Une capture d’écran de mon calendrier

Élément de confiance #2 : le bon équipement

Je ne vais pas vous demander d’investir les yeux fermés 5000 €. C’est pas la politique de la maison. 

Ce que je veux dire par « bon » investissement, c’est ça : 

Technique n° 4 : utilisez du matériel qui vous met en confiance

Oui, ça existe. Et c’est très efficace. Le but étant d’utiliser du matériel qui vous donne le sentiment, avec tout le reste, d’être dans la peau d’un « vrai » photographe. 

Et pas la peine d’aller chercher le gros Hasselblad à 10 000 € pour ça. 

Juste un beau sac à dos photo avec plein de poches peut suffire à augmenter le capital confiance. À se sentir photographe.

On peut aussi s’acheter une poignée batterie. Qui en plus d’apporter un vrai gain à l’usage, donne plus de volume à l’appareil. 

C’est tout bête, mais ça marche. Lors des quelques mariages que j’ai pu faire, j’avais mon gros sac et mon FujiFilm XT-4 vissé à la poignée batterie. 

Comme le mariage n’est pas mon activité principale, juste des opportunités de temps à autre, avoir le matos qui donne confiance, c’est super important.       

         

Du matériel qui donne confiance dans ses compétences photo.
Un bon sac à dos suffit souvent à se sentir plus photographe.

Technique n° 5 : évaluez vos besoins réels

Le matos-confiance n’est pas la seule chose à faire. 

C’est évident que le matos « hausse de qualité » est aussi à envisager. Mais là, on entre dans l’aspect achat-objectif et pas achat-subjectif comme plus haut. 

Ce qui veut dire qu’ici, c’est lié directement à ce que vous allez vendre. À votre offre. 

Prenons un exemple par l’absurde. Si vous êtes dans les shootings maternité dans votre studio photo, vous n’achèterez pas une tête pendulaire pouvant supporter des charges de 2,2 à 5,5 Kg.

On est dans le domaine de l’achat-investissement, de ceux qui permettent de faire plus de chiffre d’affaires. Grâce au gap pris dans la qualité photo, dans la rapidité de livraison par exemple. 

Tiens, sur ce dernier point, il possible qu’en achetant un nouvel ordi 10x plus puissant, vous y gagniez vraiment. 

Post-traitement plus rapide, plaisir de travail accru, livraisons de photos plus rapides. Autant d’éléments rassurants qui vous donnent confiance dans votre capacité à livrer vite et bien.

Et qui rassurent le client, c’est important : la confiance est communicative.

Donc réfléchissez à ce dont vous avez réellement besoin pour commencer.

Technique n° 6 : investissez progressivement

Considérez l’achat d’équipement comme une progression, non comme un pré-requis pour débuter. 

Ne tombez pas dans le piège d’attendre d’avoir tout l’équipement dont vous rêver pour vous lancer. 

Déjà parce que c’est une bonne vieille fausse excuse. Ne pas avoir 100 % de l’équipement n’a jamais empêché qui que ce soit de se lancer comme photographe pro. 

Et ensuite parce que demandez à tous les photographes pros que vous connaissez, ils vous diront tous que leur parc photo s’est construit sur plusieurs années. 

Un objectif f/1.4 à 800 € une année, un 70-200 mm à 1200 € l’année suivante, un bon flash cobra par la suite.

Commencez petit, puis réinvestissez une partie de vos gains dans du matériel de meilleure qualité au fur et à mesure que votre entreprise grandit.

Technique n° 7 : louez avant d’acheter

Je l’ai fait un paquet de fois. Louer des objectifs pour tester avant d’acheter. Pour moins de 100 € sur un week-end,  vous louez un objectif histoire de voir si c’est bien ce qu’il vous faut. 

Il y a quelque temps j’ai fait un stage macro, hop, j’ai loué un 105 mm f/2.8 Sigma. Je me suis rendu compte que c’était trop gros et trop lourd. L’acheter directement aurait été une erreur. 

Alors si vous projetez de lancer d’ici quelques mois une nouvelle offre de shooting photo, testez la location de matériel pour vérifier si l’objectif ou le flash de vos rêves est si indispensable que ça et si le modèle envisagé vous convient bien.

Là encore une fois le pas de l’achat franchis vous vous sentirez plus en confiance avec ce matériel que vous aurez testé. 

Élément de confiance #3 : rationalisez vos peurs

Il y a peur et peur. Je m’explique. 

Quand je jouais au volley-ball, lors d’un match décisif pour la montée au niveau supérieur, notre équipe faisait un match pitoyable. Tout le monde était mauvais. Sans doute rattrapé par l’enjeu. 

Je m’en souviens comme si c’était hier. 

Notre entraineur prend le temps-mort. Et nous fait un discours qui m’a marqué. La preuve, je vous en reparle aujourd’hui 😅. Dans ce discours sort une phrase qui résonne encore dans ma tête : 

«Ho les gars ! Vous avez peur de quoi là ? C’est juste un match de volley ! On a peur quand un train nous arrive pleine vitesse, droit sur nous. Là, on a peur !! Mais sur un terrain de sport, on n’a pas peur !» 

Bon, c’est pas au mot près, mais c’était quasiment ça. 

La peur de l'échec n'est pas rationnelle et limite votre confiance à réussir.
Photographie de Mickael Bonnami

Vous savez quoi ? Il ne se passe pas une semaine sans que je me dise cette phrase. Parce qu’elle fonctionne pour tous les pans de la vie. 

Et en particulier dans l’entrepreneuriat. Surtout quand on se lance. 

Mon message avec cette histoire de match de volley, c’est qu’en réalité, ce qu’on appelle « la peur de se lancer comme photographe pro » et bien … c’est pas vraiment de la peur. 

Ce que c’est ? 

Une façon qu’a le cerveau de vous faire comprendre que cette idée de changer de métier pour devenir photographe, c’est quand même bizarre. 

Je le vois comme une pure création de l’esprit. Parce qu’en vrai, il n’existe pas d’évènement tellement puissant, rapide et immédiat qui pourrait porter atteinte à votre vie. 

Oui, il y a des appréhensions, des questionnements (« qu’est ce qui arrivera si je passe de 2000 € par mois à 800 ? » ) . 

Mais pas de peur. 

Car comme mon entraîneur nous l’avait rappelé, l’enjeu réel est souvent bien inférieur à ce que notre cerveau nous fait croire.

Le véritable défi est donc de transformer ces peurs. De les voir pour ce qu’elles sont : des signaux. Un peu comme la douleur. Un avertissement qui ne doit pas ébranler votre confiance. Ni plus ni moins. 

Vous pouvez tester la phrase du train dès maintenant. Avec votre propre situation. Regardez, je vous la remets avec le bon contexte : 

«  Ho [votre prénom] ! Vous avez peur de quoi là ? C’est juste monter un business photo. On a peur quand un train nous arrive pleine vitesse, droit sur nous. Là, on a peur !! Mais créer une entreprise photo, on n’a pas peur ! » 

Technique n° 8 : transformer vos craintes

C’est capital de ne pas mettre sous le tapis ses craintes. Les ignorer ne fait que leur donner plus d’importance.

Si elles ne sont pas affrontées, elles vont créer une espèce de mur invisible, mais très réel, et surtout bloquant entre vous et vos ambitions de devenir photographe professionnel.

Je suis bien placé pour savoir qu’il faut les prendre une par une pour en faire des partenaires. 

Technique n° 9 : listez vos craintes, comme une liste de course

Il y a pour ça un exercice que j’affectionne particulièrement. 

Prenez un moment pour vous (un moment écrit dans votre calendrier, non négociable 😉). Avec le combo stylo + papier, sans trop réfléchir, dressez une liste de toutes vos craintes liées à ce changement de carrière. 

Pas la peine d’être super imaginatif. Ce sont des craintes que vous allez trouver facilement parce qu’elles reviennent souvent. 

Voici un exemple avec une liste de cinq craintes classiques du photographe qui veut se lancer : : 

  1. Je ne trouverai pas suffisamment de clients.
  2. Je n’ai pas assez de matériel professionnel.
  3. Je ne suis pas sûr de ma technique photographique.
  4. Je ne sais pas me vendre. 
  5. Je crains de ne pas être à la hauteur des attentes de mes clients.

Vous voyez, rien de très original.

Puis rationalisez chacune d’elle en plaçant en face les éléments objectifs qui montrent que vous pouvez avoir confiance en votre projet.

Exemples : les autres réussissent donc c’est que c’est possible ; tous les pros disent que le matériel n’est pas l’élément essentiel pour vivre de la photo ; toutes les personnes qui voient mes photos m’en font des compliments…

Technique n° 10 : transformez vos peurs en alliées

Une fois que vous avez cette liste, vous pouvez aller encore plus loin pour gagner en confiance. Plus loin que juste les démystifier : c’est le moment de transformer ces craintes. 

Regardez chacune d’elle et demandez-vous : « Comment puis-je retourner cette situation à mon avantage ? » 

Cette étape est cruciale en ce sens qu’elle permet de découvrir les opportunités cachées derrière ces obstacles.

Pour bien comprendre, on va faire du concret. 

Choisissons la crainte numéro 5 : « Je crains de ne pas être à la hauteur des attentes de mes clients. » 

C’est une crainte très fréquente. Je le sais car en séance de coaching avec mes élèves, on travaille beaucoup sur ça. 

La raison est très simple. Faire des photos aux copains gratuitement, c’est zéro pression. Par contre, recevoir 300 € d’un inconnu pour une session de shooting famille de 2 heures, on a moins le droit à l’erreur. 

L’exercice des « Cinq » 

Voici donc un exercice efficace pour retourner n’emporte quelle crainte en avantage.

Vous devez terminer 5 fois la phrase suivante : « je suis prêt·e plus que jamais à être à la hauteur des attentes de mes client·es les plus exigeant·es pendant mes shootings photo car : … » 

Phrase #1 : « … car : j’ai investi dans des ateliers et des formations sérieuses qui m’ont permis de maitriser la technique photo. »

Phrase #2 : « … car : je me suis entraîné régulièrement dans des conditions variées, ce qui m’a permis de m’adapter rapidement à n’importe quel environnement de shooting. »

Phrase #3 : « … car : mon métier actuel m’a appris à écouter activement les besoins et désirs de mes interlocuteurs, et que je pourrai reproduire ça avec mes clients photo. »

Phrase #4 : « … car : je suis une personne sérieuse, professionnelles et qui a réussi par le passé des missions bien plus complexes que photographier des personnes. »

Phrase #5 : « … car : j’ai constamment mis à jour mon équipement photo, m’assurant d’utiliser les meilleures technologies disponibles pour capturer des images exceptionnelles. »

Cet exercice, soyez-en certain, est ultra efficace pour renforcer votre confiance en vos capacités. 

Élément de confiance #4 : surmontez l’angoisse de gagner moins d’argent 

Je l’ai vécu, donc je sais de quoi je parle. Quand j’étais instit’, j’émargeais en moyenne à 2000 € par mois avant de démissionner. 

Salaire correct, qui, ajouté à celui de Sophie, mon épouse, instit’ elle aussi, permettait de vivre bien. 

La classe moyenne, comme des millions d’autres français. 

Mais quand j’ai commencé à aller plus loin dans mon projet de reconversion dans la photo, j’ai vite compris que me verser 2000 € par mois en salaire était possible mais allait demander un peu de temps.

D’autant que, comme beaucoup, on avait un crédit maison, un niveau de vie confortable qu’on ne voulait pas vraiment perdre (on s’habitue au confort).

À partir de ma propre expérience, mais aussi des échanges que j’ai quotidiennement avec les élèves de mon programme Photographe Pro, voici quelques pistes pour vous aider à être plus serein·e avec votre budget. 

(Prenez ça comme des propositions à explorer, pas comme des injonctions)

Technique n° 11 : faites des économies avec la méthode BISOU

Lors de notre déménagement, on s’est rendu compte de la quantité phénoménale d’objets achetés qui ont fini au fond d’un tiroir … pour être jetés à la déchetterie. 

C’était choquant. 

On s’est donc fait la promesse d’appliquer autant que possible la méthode B.I.S.O.U pour chaque achat non vital (donc hors nourriture en gros).

Cette méthode a été éveloppée par Marie Duboin Lefèvre et Herveline Verdeken, autrices du livre « J’arrête de surconsommer ».

Voici le principe de la méthode B.I.S.O.U : 

B comme Besoin : “À quel besoin cet achat répond-il ?” 

I comme Immédiat : “Dois-je l’acheter immédiatement ?” 

S comme Semblable : “N’ai-je pas déjà quelque chose de semblable ?”

O comme origine : “Quelle est l’origine de ce produit ?” 

U comme Utile : “Cet objet me sera-t-il vraiment utile ?” 

En faisant ça, vous dépenserez moins en futilité, c’est une certitude. Et c’est déjà un premier pas pour être bien plus serein face à une baisse de vos revenus. 

Technique n° 12 : créez un coussin financier

Avant de plonger tête première dans le grand bain de la photographie pro à plein temps, il y a quelques petites choses à mettre en place.

Autant vous prévenir, il faut s’y prendre le plus tôt possible.

Plus tôt vous le ferez, plus grande sera votre confiance au moment de vous lancer.

Un matelas financier ou même un petit coussin pour avoir confiance dans les premiers mois de votre reconversion professionnelle.
Tout plein de coussins pour assurer vos arrières.

Votre fonds d’urgence

C’est plus que judicieux de mettre de côté un fonds d’urgence. Pensez-y comme à un filet de sécurité, qui vous permettra de vivre les premiers mois de votre activité pro sereinement.

On pourrait même aller plus loin en l’utilisant aussi pour faire face à une baisse d’activité une fois votre business photo bien installé.

Car oui, la vie d’un entrepreneur photo n’est pas un long fleuve tranquille. Rien n’est jamais figé indéfiniment. Alors autant prévoir pour les coups durs.

Exactement comme le paysan qui va stocker son foin dans la grange. C’est utile. Evidemment. Mais c’est aussi rassurant. On vit bien mieux l’arrivée des mauvais avec son stock de foin rempli plutôt que vide non ?

Donc ce fonds d’urgence est là pour vous couvrir, pour vous permettre de maintenir votre niveau de vie sans paniquer ou devoir aller chercher des crédits coûteux.

Comment ça fonctionne ?

L’idée est d’épargner suffisamment pour couvrir au moins trois moins de vos dépenses obligatoires personnelles.

(d’où mon conseil de vous y prendre très tôt, c’est à dire maintenant)

Donc, on prend sa calculatrice, et on fait la somme de toutes les dépenses essentielles mensuelles du foyer :

  • loyer,
  • factures,
  • nourriture,
  • abonnements nécessaires
  • crédit en cours

Une fois que c’est fait, on multiplie par 3 et on se retrouve avec cette fameuse somme à épargner. Cette somme, cette somme, c’est votre fonds d’urgence.

Cas concret

Voici un exemple concret pour visualiser le calcul

Détail des dépenses mensuelles pour une famille de 4 personnes :

  • Loyer : 800 €
  • Factures (électricité, eau, gaz) : 250 €
  • Nourriture : 600 €
  • Abonnements nécessaires (internet, téléphone) : 50 €
  • Crédit en cours (voiture) : 200 €

Le total mensuel des dépenses essentielles s’élève à : 1900 €

On multiplie par trois pour obtenir le fonds d’urgence. Ce qui nous donne 5700 €.

Clairement, ce n’est pas une somme qu’on va réunir en 2 semaines. Mais en 1 an c’est tout à possible.

En se serrant la ceinture, en appliquant les conseils vus plus haut sur la maitrise de ses dépenses, ça peut le faire.

Vous mettez 475 € / mois de coté pendant 1 an et vous aurez un fonds d’urgence parfait pour lancer votre business photo en toute sécurité.

Ce montant devrait être placé dans un compte facilement accessible (c’est le but) mais séparé, de façon à ne pas être tenté de l’utiliser pour des dépenses quotidiennes.

Élément de confiance #5 : surmonter la pression sociale

Pas facile d’aborder ce sujet parce qu’il peut être vécu très différemment d’une personne à l’autre. Ce qui sera un bond social pour l’un sera une perte pour l’autre.

Néanmoins j’ai décidé de faire ce paragraphe quand même.

Parce que la perte de statut social, c’est souvent le gros point noir quand on décide de sauter le pas vers un métier passion comme la photographie.

La raison est simple. En France (et bien plus qu’aux USA par exemple), passer d’un job bien vu et stable à quelque chose de plus incertain c’est très souvent perçu comme négatif.

On passe de « il a un bon poste, c’est super pour lui  » à  » il se lance comme photographe indépendant ? Il est sérieux ? « .

Et au final, ça sonne comme un jugement sans appel sur le fait de faire de sa passion un métier.

Mais voilà, si je parle de ça aujourd’hui, c’est parce que je l’ai vécu. Je suis passé de professeur des écoles de 10 ans d’ancienneté à photographe indépendant.

Et ce que j’ai appris, c’est que ce fameux statut, c’est souvent dans la tête des autres plus que dans la nôtre.

Moi-même, comme prof, avant de lâcher ce statut cécurisé et reconnu socialement.

C’est normal d’avoir ce sentiment

D’où ça vient alors cette crainte ?

D’après moi, c’est d’abord les très proches qui la génèrent. Malgré eux. C’est simplement parce que notre famille et nos plus proches amis veulent ce qu’il y a de mieux pour nous.

Alors instinctivement, ce qui peur eux est le mieux professionnellement c’est un métier stable et classique. Tout ce qui en sort ne correspond pas à leur critère du bonheur professionnel.

La conséquence de cette façon de penser est simple : ils nous font bien comprendre que nous risquons de faire une grosse bêtise à vouloir démissionner de notre CDI pour créer sa boite.

Des petites phrases du genre « tu es bien sûr ? » ou  » Si j’étais toi j’y réfléchirais à deux fois. » finissent pas nous planter le doute en plein coeur du cerveau.

En plus de ça rajouter la pression sociale et culturelle qui va dans le même sens, et vous vous retrouvez à vous battre contre la terre entière. À dépenser de l’énergie à vous battre contre ce dogme.

Le problème, c’est que trop souvent cette bataille se perd. Au point de dire adieu à son projet.

Technique n° 13 : redéfinissez le succès

Une des clés pour surmonter cette épreuve de la perte du statut social après des autres, c’est de redéfinir le succès.

Aujourd’hui, classiquement, ce qui donne une carrière réussie, c’est un bon poste, à vie, dans une grande boite avec un bon salaire.

Sauf qu’on le sait tous, il n’existe pas qu’une seule norme. Ce critère du CDI à vie n’est pas le seul existant.

D’autres sont là, qui ne demandent qu’à ce qu’on les utilise.

L’un d’entre eux, c’est la liberté.

  • Liberté géographique.
  • Liberté de temps.
  • Liberté de relations.
  • Liberté de clients.

Vous voulez que je vous dise ? Je suis passé de 2000 € de salaire à moins de 1000 € du jour au lendemain.

Du jour où j’ai démissionné de mon poste de prof pour être photographe pro.

J’ai perdu mon job en CDI. Mon salaire confortable. Mon statut social de pro. Tout ça, j’ai perdu.

Mais à côté, j’ai gagné le critère le plus important pour moi : la liberté. Si c’était à refaire, je le referai 1000 fois.

Le vrai succès, c’est se lever chaque matin excité par ce qu’on va faire, non ? Alors si c’est ça, j’ai du succès. Beaucoup même.

Voici la vraie question : comment serez-vous le plus heureux ? Dans votre poste en CDI pour rassurer vos proches. Où dans votre propre business photo pour être plus libre ?

Montrez que vivre de sa passion, c’est possible. Comme je l’ai fait. Et vous verrez, ceux qui doutaient commenceront à admirer votre courage.

Conclusion

J’espère sincèrement que cet article vous a aidé à gagner en confiance.

Parce que se lancer comme photographe pro, c’est bien plus qu’un changement de métier, c’est une révolution personnelle. Que j’ai vécue, donc je sais de quoi je parle.

Alors, chargez vos batteries, préparez vos objectifs, et montrez au monde à travers votre objectif votre vision de la vie. Parce que c’est de ça dont il s’agit au final.

Le chemin sera semé d’embûches, mais croyez-moi, la vue en vaut la peine.

Lancez-vous, le meilleur est à venir !

Statut juridique du photographe : comment choisir le bon ?

Statut juridique du photographe : comment choisir le bon ?

Le choix du statut juridique du photographe est une étape essentielle si vous souhaitez vivre de la photo ou professionnaliser votre passion pour en tirer un revenu complémentaire.

Que vous soyez au seuil de lancer votre activité de photographe professionnel ou en plein développement de votre projet, comprendre les spécificités de chaque régime social et fiscal est la première étape pour lancer votre entreprise sur de bonnes bases.

Ce n’est pas la partie la plus amusante de la création de votre activité, mais elle est fondamentale. On va faire ensemble un point complet pour vous aider à bien choisir.

Points Clés à Retenir

→ Le statut juridique conditionne le cadre fiscal et social de l’activité du photographe.

→ La création d’une entreprise individuelle peut prendre plusieurs formes juridiques entre lesquelles il faut choisir la plus pertinente.

→ Chaque statut comporte des spécificités en matière de gestion et de protection sociale.

→ L’auto-entreprise est attirante pour sa simplicité et sa rapidité, mais d’autres statuts qui peuvent s’avérer plus avantageux à long terme doivent aussi être examinés.

→ Le choix du statut juridique doit être aligné avec le volume d’activité, les investissements et les objectifs professionnels du photographe.

→ Une réflexion approfondie sur le choix du statut juridique n’est pas du temps de perdu : c’est un choix stratégique pour l’avenir de votre activité de photographe professionnel.

Le paysage juridique de la photographie

En France, la profession de photographe n’est pas réglementée et il est possible de l’exercer librement.

Vous pouvez ainsi travailler en tant qu’entreprise individuelle classique, opter pour la constitution d’une société ou vous s’inscrire sous le régime de la micro-entreprise.

Chacun de ces statuts comporte son propre mode de calcul des impôts que vous devrez payer et des cotisations sociales dont vous aurez à vous acquitter.

Voici une vue d’ensemble des principaux statuts disponibles pour les photographes et leurs régimes fiscaux et sociaux principaux :

StatutForme JuridiqueRégime fiscal principalCotisations sociales
Entreprise Individuelle (EI) classiquePas de personnalité morale pour l’entrepriseBénéfices inclus au calcul de l’IR après déduction des charges au réelProportionnelles au bénéfice, avec montant minimum
Société (SASU, EURL)Société unipersonnelle avec personnalité juridiqueImpôt sur le revenu ou impôt sur les sociétésRégime général de la sécurité sociale ou des travailleurs indépendants
EI en micro-entreprisePas de personnalité morale pour l’entrepriseCA inclus au calcul de l’IR après abattement forfaitaire pour charges.21,2 % du chiffre d’affaires, sans montant minimum
Artiste-AuteurIndépendantIR, mode de calcul dépendant du CA 16,2 % du bénéfice majoré de 15 %
Salarié en presse/agenceSalariatImposition sur le revenu selon barèmePartagées entre l’employeur et le salarié
Tableau 1. Formes juridiques possibles pour les photographes et leurs régimes fiscaux et sociaux
CA : chiffre d’affaires ; IR : impôt sur le revenu ; EI : entreprise individuelle ; SASU : société par actions simplifiée unipersonnelle ; EURL : entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée

Ce petit tableau n’a qu’un but : vous donner en un coup d’œil une synthèse. Une fois que vous aurez lu cet article, votre chambre des métiers ou l’antenne locale du FISC pourra vous donner tous les détails fiscaux et sociaux concernant le statut qui vous intéresse.

Parce que oui, les subtilités sont nombreuses.

Maintenant que vous avez un aperçu des possibilités, comment choisir :

Le statut juridique du photographe en fonction de l’activité réelle

Le statut juridique du photographe influe sur le régime social et fiscal

À chaque type d’activité photographique professionnelle en France correspond un statut et des réglementations qui lui sont propres.

En fonction des services et des produits que vous souhaitez proposer il vous faudra d’abord choisir entre le statut de photographe auteur, d’artisan photographe ou de photographe de presse. Puis adopter le cadre légal et fiscal associé pour vivre de la photo en étant dans les clous.

Un photographe auteur est reconnu pour son travail artistique personnel, vos créations sont considérées comme des œuvres d’art originales.

Si vous optez pour ce statut, vous pourrez vendre des tirages d’art en série limitée, vendre des droits d’auteur (à la presse, aux banques d’images…) ou encore travailler avec l’édition.

Vous ne pouvez pas, en revanche, en tant qu’auteur vendre des prestations commerciales type shooting ou reportages. Vous ne pouvez pas non plus commercialiser vos photos en grandes séries.

Ce statut particulier a un impact direct sur le régime fiscal adopté et la manière dont sont perçus les droits d’auteur. Pour la gestion de ces droits et le régime de couverture sociale, le photographe auteur s’enregistre à l’Agessa, l’association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs.

En tant que photographe auteur, vous dépendez du système de déclaration des Bénéfices Non Commerciaux (BNC), qui entre dans le calcul de votre impôt sur le revenu.

Le photographe artisan : un statut polyvalent

L’artisan photographe peut proposer une grande variété de produits et de services.

Photographie de mariage, famille, grossesse, packshot, corporate, reportages, produits dérivés… Toutes les prestations de photographie commerciale sont possibles.

En tant qu’artisan photographe, vous êtes inscrit auprès de l’URSSAF et vos revenus relèvent des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Vous avez la possibilité de choisir le statut, et donc le régime fiscal et social, qui convient le mieux à votre activité (EI classique ou micro, SASU ou EURL).

Les particularités du photographe de presse

Le photographe de presse a toujours un statut juridique salarié
Le photographe de presse a toujours un statut juridique salarié

Les photographes se spécialisant dans le domaine de la presse sont sous contrat avec des agences de presse ou les rédactions. Que ce soit sous forme de pige ou intégré à une rédaction.

C’est un point important : toute pige et commande à un photo-journaliste de la part d’un organe de presse doit être rétribué sous forme de salaire. Avec une fiche de paye et les cotisations sociales du régime général qui vont avec.

Les commandes ne peuvent pas vous être payées sous forme de droits d’auteur relevant de l’AGESSA.

Par ailleurs, le statut de salarié ne vous fait pas perdre la propriété matérielle et
intellectuelle de l’image.

Puisque vous êtes salarié pour cette activité auprès de la presse, et que vous bénéficiez du régime général de la sécurité sociale, vous n’avez pas à vous enregistrer en tant qu’entrepreneur. Ce qui ne vous empêche évidemment pas de cumuler avec un statut d’artisan photographe en micro en parallèle pour d’autres activités, si vous souhaitez diversifier vos sources de revenus.

Aperçu des trois principaux statuts juridiques du photographe

En fonction de votre activité principale, il vous faudra donc privilégier un des statuts suivants :

StatutTypes de revenusRégime social
Photographe AuteurDroits d’auteur via l’AgessaAgessa
Artisan PhotographeBIC (vente de biens et services)Régime social des indépendants URSSAF
Photographe de PresseSalairesRégime général de la sécurité sociale
Tableau 2 Statuts du photographe en fonction de son activité

Le choix du statut juridique du photographe et son impact sur l’activité professionnelle

Prendre en compte l’impact fiscal et la qualité de la couverture sociale est crucial dans le choix d’un statut juridique de photographe.

Pensez à prendre en compte vos charges et investissements, anticipez la croissance de votre activité et alignez votre choix avec la nature de vos prestations.

L’objectif est d’optimiser vos obligations fiscales et de maximiser votre protection sociale. Rappelons que cela ne s’applique pas aux photographes de presse qui sont forcément salariés.

Le tableau suivant vous liste les principales caractéristiques de chaque statut.

Statut JuridiqueImpact FiscalCouverture Sociale
Auto-entrepreneurImpôt sur le revenu proportionnel au chiffre d’affairesRégime micro-social simplifié, sans droits aux allocations chômage
Entreprise Individuelle au régime réelImposition sur le revenu d’après les bénéfices réels de l’activitéProtection sociale complète, y compris droits aux allocations chômage selon conditions
Société (EURL, SASU…)Imposition sur les sociétés, cotisations sociales sur les rémunérationsCouverture sociale selon le statut du gérant (assimilé salarié ou non)
Tableau 3 Statut juridique du photographe et ses implications fiscales et sociales

Comprendre le statut d’auto-entrepreneur pour les photographes

Le statut d’auto-entrepreneur photographe représente une solution rapide et simple si vous voulez lancer une activité de prestations photographiques.

C’est ce qu’on appelle aussi la micro-entreprise, les deux termes sont synonymes, qui est cumulable avec une activité salariée.

Ce choix présente donc beaucoup d’avantages pour vous lancer, mais aussi des inconvénients dont vous devez être conscients.

Avantages du régime micro-social pour le photographe auto-entrepreneur

Les principaux avantages du régime micro-social concernent la gestion administrative allégée et une imposition simplifiée sur le chiffre d’affaires.

Tout d’abord, les cotisations sociales sont calculées proportionnellement au chiffre d’affaires généré : 21,2 % du chiffre d’affaires.

Et ça, c’est vraiment parfait pour se lancer sans risque dans la photo pro. Si vous faites du chiffre, vous savez que vous allez en reverser 21,2 % à l’URSSAF au titre de la protection sociale.

Et si pendant un mois vous ne faites pas ou très peu de chiffre, vous savez que vous n’aurez rien ou presque rien à payer : la micro-entreprise vous offre une sérénité de trésorerie appréciable.

Ensuite, avec ce régime vous êtes dispensé des opérations de collecte/reversement de la TVA pour le compte de l’État.

Pour rappel, une entreprise classique facture un prix TTC à ses clients (par exemple 1000 €). Ce prix payé par le client comprend les 20 % de TVA que l’entreprise reverse à l’état : 200 € dans notre exemple. Pas de ça avec l’auto-entreprise, vous gardez tout pour vous (ou bien vous baissez vos tarifs de 20%, ça c’est vous qui voyez).

[EDIT : suite à une remarque d’un lecteur, Jean-Michel Coin, le bon calcul pour la TVA est :
833,33€ + 20% = 1000€ ce qui donne une TVA de 166,67€ et non pas 200€
TVA = Prix TTC x 100 / 120
TVA = Prix HT x 20 / 100 ]

Attention, petite subtilité tout de même concernant cette franchise de la TVA : elle ne s’applique que sur vos premiers 39 100 € de chiffre d’affaires de l’année. Les ventes réalisées au-delà sont assujetties à la TVA.

Ensuite, votre comptabilité est largement simplifiée. Vous n’avez pas à produire de bilan annuel. Pas besoin non plus de certification des comptes. Ni même d’un compte bancaire professionnel.

Votre comptabilité se limite à un registre des recettes et des dépenses, avec les pièces justificatives.

Inconvénients et limites du statut d’auto-entrepreneur dans la photographie

Le statut juridique de votre entreprise photo détermine si vous êtes redevable ou non de la TVA
Le statut de micro-entreprise facilite grandement vos démarches et la gestion de votre activité photographique professionnelle.

Si le statut d’auto-entrepreneur photographe présente de véritables atouts, il comporte également des limites que vous devez avoir en tête quand vous choisissez vote statut de photographe .

D’abord, il existe un plafond de chiffre d’affaires à ne pas dépasser pour continuer à bénéficier du régime de la micro-entreprise. Cette limite, pour les prestations de service qui intéressent les photographes, est fixée à 77 700 euros.

Si votre chiffre d’affaires dépasse ce seuil, vous devrez changer pour un statut d’Entreprise individuelle classique : votre régime fiscal sera celui de l’impôt sur le revenu au réel simplifié ou de l’impôt sur les sociétés.

De plus, en tant qu’auto-entrepreneur vous n’êtes pas redevable de la TVA. C’est, nous l’avons vu, un avantage. Mais qui a aussi un revers. Puisque vous ne collectez pas de TVA, vous ne pouvez pas non plus en récupérer une partie avant reversement à l’état en déduction de vos frais professionnels (contrairement à une société classique).

D’ailleurs, d’une manière générale comme auto-entrepreneur vous ne pouvez récupérer aucun frais réel ni amortissement de matériel professionnel. Vous bénéficiez à la place d’une réduction forfaitaire de votre chiffre d’affaires avant qu’il soit utilisé pour calculer votre impôt sur le revenu.

Cette impossibilité de déduire vos charges réelles peut rendre les gros investissements un peu lourds pour vos finances.

Avantages de la microInconvénients de la micro
Gestion administrative simplifiéePlafond du chiffre d’affaires limité
Imposition sur le chiffre d’affaires, avec abattement forfaitaireCharges réelles non-déductibles
Dispense de TVAImpossibilité de récupérer la TVA sur les achats
Cotisations sociales calculées sur le chiffre d’affaires réelInvestissements lourds plus difficilement soutenables financièrement
Tableau 4 Principaux avantages et inconvénient du statut d’auto-entrepreneur pour les photographes

Il est donc important pour vous, futur photographe pro, de peser les avantages du régime micro-social par rapport aux contraintes fiscales et financières des plafonds de chiffre d’affaires et de non déduction de charges.

En clair, si vous prévoyez d’investir de manière importante dans un local et de l’équipement, peut-être que ce régime juridique n’est pas le plus adapté.

Si à l’inverse vous n’avez besoin que de votre appareil et d’un ordinateur pour assurer vos reportages de mariages, ce sera certainement avantageux.

Si votre situation vous fait douter, n’hésitez pas à consulter un expert comptable qui vous aidera à faire le bon choix.

La micro-entreprise pour les photographes : d’autres avantages spécifiques

Si vous optez pour le statut de micro entreprise, vos formalités administratives et vos futures démarches sont simplifiées.

Cela vous permet de vous concentrer dès le départ sur le lancement de votre activité solo sans être submergé par les contraintes réglementaires.

Tout commence sur le guichet unique des entreprises.

Voici les 5 étapes simples présentée sur le site de l’URSSAF :

De plus, la comptabilité et la tenue de compte au quotidien sont allégées :

Pas d’obligation d’ouvrir un compte bancaire professionnel ni même d’un compte séparé de votre compte personnel (même si conseillé).

→ Pas de bilan ni de livre de comptes et annexes à produire. Vous devez tenir (rigoureusement tout de même) un simple registre des dépenses et des recettes et conserver les preuves des entrées et sorties.

→ Pas de gestion de la TVA : vous facturez TTC à vos clients, vous achetez TTC vos fournitures et vous ne reversez rien à l’État.

→ Pas de frais ou de charges à calculer pour les déduire au réel. Vous bénéficiez à la place d’un abattement forfaitaire sur votre chiffre d’affaires au moment de calculer votre impôt sur le revenu.

Les aides et dispositifs financiers accessibles aux micro-entrepreneurs

Si vous lancez votre activité photographique en tant que micro entreprise, vous pouvez avoir accès à des soutiens.

L’ACRE, aide à la création ou à la reprise d’une entreprise, est un allègement de 50 % des cotisations sociales durant la première année d’activité. Vous devez en faire la demande immédiatement après la création de votre entreprise auprès de l’URSSAF. Vous devez aussi remplir certaines conditions d’éligibilité.

Si vous êtes demandeur d’emploi et que vous percevez des indemnités, l’aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE) peut vous aider à réaliser les investissements initiaux pour lancer votre entreprise. C’est une aide financière versée par France Travail : une partie de vos allocations chômage vous sont versées sous la forme d’un capital. Il y a des conditions pour cela. Demandez un rendez-vous à votre conseiller France Travail pour voir avec lui si vous êtes éligible.

Attention, les deux dispositifs ont des noms et acronymes très proches mais n’ont rien à voir :

→ L’ACRE est une aide pour réduire les charges lors du lancement.

→ L’ARCE est la possibilité de transformer des allocations chômage en capital de démarrage.

Par ailleurs, des accompagnements à la création d’entreprise sont proposés par les régions. Vous pouvez retrouver la liste des dispositifs sur le site de la banque publique d’investissement.

Création d’entreprise photographique : entreprise individuelle ou société ?

En tant qu’entrepreneur individuel, vous bénéficiez d’un régime fiscal et social simplifié, surtout avec le régime de la micro-entreprise. Cela peut être un atout considérable au démarrage de votre activité.

Cependant, si vous prévoyez une croissance significative ou si vous souhaitez séparer votre patrimoine personnel de celui de votre entreprise, constituer une société peut être envisageable.

Voici la liste des critères et les principales différences entre ces deux options :

Entreprise IndividuelleSociété (EURL, SASU)
Responsabilité financièreResponsabilité illimitéeResponsabilité limitée au montant des apports
Gestion et prise de décisionUne seule personne décidePossibilité de déléguer ou de nommer un gérant
Régime fiscalRégime micro-fiscal avantageux possible (si éligible)Imposition sur les sociétés ou régime réel
Croissance potentielleMoins adaptée pour les gros volumes d’affairePlus adaptée pour l’expansion et les investisseurs
Protection du patrimoineLe patrimoine personnel et de l’entreprise sont confondusSéparation des patrimoines professionnel et personnel

Le choix entre ces deux statuts dépendra de la vision à long terme et de la stratégie commerciale de votre entreprise. Réfléchissez à vos objectifs, à vos besoins en matière de protection de patrimoine et à votre seuil de tolérance au risque avant de faire votre choix.

Si votre projet nécessite dès le départ des investissements importants et que vous envisagez un volume d’affaire significatif, il est important de bien vous renseigner sur chacune des options disponibles et, si nécessaire, de consulter un expert-comptable ou un conseiller juridique spécialisé.

La TVA pour le photographe professionnel en micro-entreprise

En choisissant la micro-entreprise, vous bénéficierez de formalités simplifiées en matière de TVA.

C’est le régime de la franchise en base, qui vous dispense du paiement de la taxe.

D’une part vous délivrerez des factures sans la TVA et vous n’avez rien à reverser au FISC. D’autre part vous ne déduirez aucune TVA sur vos achats professionnels.

Vous devrez alors faire figurer sur vos devis et factures : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI« .

Attention, cette dispense de TVA évolue dès que vous atteignez 36 800 € de chiffre d’affaires au cours de l’année civile.

Si votre chiffre d’affaires dépasse ce seuil, vous pouvez être redevables de la TVA. Il y a deux possibilités, en fonction de votre chiffre d’affaires :

→ Si votre chiffre d’affaires annuel est supérieur à 36 800 € mais inférieur à 39 100 € pendant deux années consécutives, vous serez redevable de la TVA à partir du premier janvier de l’année suivante.

→ Dès que votre chiffre d’affaires dépasse 39 100 € vous êtes redevables de la TVA pour l’année en cours, dès le premier jour du mois de dépassement.

Quand vous approchez de ces seuils, il vous faut être vigilant et signaler à votre service des impôts et des entreprises votre dépassement dès qu’il intervient.

Statut du photographe : quel impact sur vos tarifs ?

Votre statut juridique ne va pas seulement déterminer les aspects fiscaux et sociaux de votre activité. Il peut aussi avoir un impact important sur votre marge et sur votre grille tarifaire, et donc sur vos revenus de photographe.

En effet, le choix du statut conditionne la manière dont vous allez calculer et présenter vos tarifs à vos clients.

Si vous optez pour la photographie pro en auto-entrepreneur, donc exempt de TVA jusqu’à un certain seuil de chiffre d’affaires, vous pourrez proposer des prix plus attractifs. Ou profiter de l’absence de reversement de la TVA pour réaliser une marge plus confortable.

Parfait dans un premier temps pour vous lancer et vous constituer un premier portefeuille clients. Mais vous devrez également prendre en compte les cotisations sociales proportionnelles à votre chiffre d’affaires.

Si vous optez pour un statut qui vous impose la TVA, vos tarifs inclurons de fait ces 20 % de taxe qui ne finiront pas sur votre compte bancaire. Vous aurez moins de marge de manœuvre tarifaire face à vos clients, mais vous pourrez compenser grâce aux frais déductibles.

Quand vous élaborez votre grille tarifaire il est donc important de trouver un équilibre et de :

→ Être aligné avec votre statut juridique pour respecter les réglementations en vigueur.

→ Tenir compte des avantages et contraintes de votre statut pour maximiser vos revenus tout en restant attractif pour vos clients.

→ Assurer la transparence et la cohérence des prix pour établir une relation de confiance avec votre clientèle.

Photographes pros : 17 raisons d’ajouter un blog à votre site internet

Photographes pros : 17 raisons d’ajouter un blog à votre site internet

Le blog, c’est un élément historique d’internet. Et pour cause : il offre de très nombreux bénéfices.

Mais étonnement, peu de photographes pros utilisent cet outil pourtant formidable sur leur site internet. Dommage pour eux, tant mieux pour vous. Sautez sur l’occasion pour créer du contenu et mettre en avant votre entreprise.

Dans cet article je vous donne donc 17 bonnes raisons d’ajouter un blog à votre site web, et les avantages que vous allez en retirer.

#1 Un blog améliore votre référencement (SEO)

Un graphique montrant l'augmentation du trafic internet d'un site qui a ajouté un blog

Les moteurs de recherche en général et Google en particulier favorisent les sites riches en contenu. Un blog avec des articles régulièrement mis à jour va donc améliorer sensiblement votre classement dans les résultats de recherche et augmenter votre visibilité en ligne et votre trafic.

D’autant que construire un blog efficace n’a rien de compliqué.

Vous aurez la matière nécessaire pour cocher les cases d’un bon référencement : positionnement sur les mots clés et les intentions de recherche pertinentes pour votre activité, une meilleure crédibilité sur internet avec l’obtention de backlinks, engagement de vos visiteurs qui vont passer plus de temps sur votre site et qui pourront interagir.

#2 Montrer votre expertise sur votre blog

un article de blog de photographe qui présente ses images de façon détaillée

Avec vos articles de blog vous pourrez montrer concrètement vos résultats de photographe. Cela va vous aider à affirmer votre expertise dans votre domaine et gagner en crédibilité.

Cela ne remplacera pas votre portfolio mais viendra en complément. Vous pourrez publier davantage d’images sur votre blog, avec des articles centrés sur des thèmes plus spécifiques et accompagnés de texte descriptifs plus fournis (ce que le portfolio ne permet pas).

#3 Partager des études de cas

Une séance photo qui servira à une étude de cas publié sur le site web

Vous allez pouvoir publier sur votre blog des posts détaillant le processus derrière vos prises de vue, expliquer certains projets spécifiques. Les lecteurs qui s’intéressent à la photo et recherchent un prestataire adorent ce type de contenu « backstage ».

Avec votre blog vous pouvez lever un coin de voile sur vos coulisses et montrer très concrètement le savoir-faire de votre entreprise photo.

#4 Un blog pour connecter avec votre public

Comment un blog peut permettre aux photographes d'établir une connexion avec leur audience.

Un blog permet de créer une connexion plus personnelle avec les lecteurs, qui peuvent être vos futurs clients.

Contrairement à une page de vente de prestation ou aux pages produits, sur un article de blog vous pouvez choisir un ton plus proche de votre public cible et établir un lien plus direct. La barrière commerciale est beaucoup moins présente.

#5 Offrir des conseils gratuits

Un cadeau gratuit tel que le blog permet d'en offrir avec une stratégie de marketing de contenu

Fournir des conseils photo ou des tutoriels renforce la relation avec le public, montre votre générosité et renforce votre expertise.

Cela vous permet aussi de susciter un sentiment de réciprocité, bien connu en marketing. Le principe est simple : vos prospects auront plus facilement tendance à adresser une commande à quelqu’un de qui leur a offert gratuitement du contenu de valeur.

#6 Mettre en avant des témoignages de clients

Un avis client satisfait déposé en ligne

Les articles de blog sont une excellente manière de présenter des témoignages de clients satisfaits détaillés.

Et en parfait complément d’une page de témoignages classique qui va agréger un grand nombre d’avis pour donner un effet de masse, vos articles de blogs peuvent développer chacun une expérience client réussie.

Et toujours en enrichissant le post avec du texte pertinent et riche en mots clés qui vont améliorer votre référencement sur les expressions qui vont vous apporter du trafic qualifié.

Chaque article de blog est aussi l’occasion de vous connecter à une plateforme de recueils d’avis et les afficher. Preuve sociale encore et toujours.

#7 Annoncer vos nouveautés sur votre blog

Les blogs permettent de publier des news et du contenu frais régulièrement

Avec un blog, vous pouvez facilement annoncer de nouveaux services, des événements ou des expositions à venir. Avec la possibilité comme toujours d’illustrer avec des images pertinentes et avec un texte bien structuré.

Si vous utilisez un CMS bien pensé (WordPress par exemple) vous pouvez aussi enrichir le contenu de votre page d’accueil en y affichant automatiquement un aperçu de ces articles de blog en lien avec votre actualité.

#8 Créer du contenu partageable

partage sur les réseaux sociaux d'un article de blog

Les articles de blog sont faciles à partager sur les réseaux sociaux. C’est une de leurs grandes forces par rapport à des contenus plus commerciaux. Qui va partager sur Facebook une page produit ou une page de prise de rendez-vous ? Personne.

Les articles de blog au contraire apportent des informations ou sont simplement beaux, sans l’aspect commercial qui freine énormément les partages.

Avec un blog vous augmentez donc vos chances de profiter de votre trafic pour être diffusé naturellement sur les médias sociaux. N’oubliez pas d’inclure les boutons de partages sur vos articles ;-).

#9 Favorisez les interactions

Ajout de commentaires sur un article de blog en ligne

Les commentaires sur les articles de blog permettent de recevoir directement des retours et d’interagir avec vos visiteurs grâce à vos réponses.

Cela renforce à nouveau la connexion avec vos prospects et prouve votre attention à vos clients. Même si vos commentaires sont peu nombreux ils auront un impact sur toutes les personnes qui les verront et qui pourront constater – même sans laisser elles-mêmes de message – que vous êtes attentifs aux retours et aux avis.

Et les commentaires sont aussi un excellent signal pour les algorithmes des moteurs de recherche.

# 10 Développer votre marque personnelle

Style marqué d'un photographe qui fait partie de son image de marque

Votre blog va vous permettre de montrer votre personnalité et de détailler les valeurs derrière votre travail photographique.

Vous allez pouvoir dans vos articles expliquer votre approche, préciser ce qui compte pour vous et rentrer dans les détails de ce qui vous anime en tant que photographe.

Tous ces éléments entrent dans la construction de votre « personal branding ». Ils sont importants pour toucher les personnes qui correspondent à votre persona (votre client idéal pour simplifier), qui se reconnaissant dans vos valeurs et avec lesquelles vous pourrez travailler facilement.

#11 Vous différencier de la concurrence

Une fleur rouge qui émerge de la prairie, métaphore du photographe qui possède un blog

Un blog bien tenu est un facteur de différenciation important par rapport aux autres photographes. Il va augmenter votre valeur perçue et vous renforcer par rapport à des concurrents qui ne prennent pas le temps de construire du contenu riche et détaillé pour leurs visiteurs.

Avec un blog vous allez pouvoir partager aussi bien des projets que des techniques et des histoires derrière vos images.

L’authenticité et la valeur créée par votre blog vont vous aider à sortir du lot.

#12 Partager vos réussites et vos reconnaissances

Récompense pour un·e photographe qu'il/elle va pouvoir mettre en avant sur son site internet

Grâce à votre blog vous allez pouvoir mettre en avant vos prix si vous en avez reçu, vos publications dans des magazines le cas échéant, vos participations à des expositions sélectives…

Bref, tout ce qui peut renforcer votre image de photographe talentueux et reconnu peut finir en article de blog, avec l’explication du contexte et les photos qui vont bien.
Et ce contenu blog va rester, il sera indexé par les moteurs de recherche et visible par toute personne arrivant sur votre site.

Contrairement aux posts sur les réseaux sociaux qui finissent dans les tréfonds des algorithmes au bout de quelques jours.

#13 Augmenter le temps passé sur le site

Visiteurs qui restent longtemps

C’est un peu enfoncer une porte ouverte mais allons-y : les visiteurs d’un site y passent plus de temps et naviguent sur un plus grand nombre de pages quand le contenu est riche et intéressant.

C’est ce que va vous permettre un blog. Offrir des articles qui améliorent la « rétention » de votre audience.

Avec deux bénéfices à la clé : un meilleur référencement dans les moteurs de recherche et plus d’occasions pour vos visiteurs de vous contacter via les formulaires et autres appels à l’action que vous n’aurez pas manqué de placer dans le corps ou à la fin de vos articles.

#14 Construire une communauté grâce au blog

Un blog qui génère des partages et des interactions sur les réseaux sociaux

Votre blog va vous aider à construire une communauté en ligne de followers fidèles. Les outils que vous pouvez mettre en place sont nombreux et leurs effets cumulés vont vous permettre de petit à petit construire votre base de fans. Voici pour cela ce qu’un blog vous autorise à intégrer directement sur vos pages :

  • Un flux RSS auxquelles les personnes peuvent s’abonner
  • Des notifications push auxquelles vos visiteurs peuvent s’inscrire
  • Les boutons d’abonnement directs à vos réseaux sociaux
  • Les formulaires et/ou pop-up d’inscription à une news-letter

#15 Offrir une plateforme pour le storytelling

Une personne captive son auditoire grâce au storytelling

Les articles de blog permettent de raconter des histoires. C’est du storytelling, une forme d’écriture à la fois ludique (tout le monde adore les histoires) et qui rend votre contenu inoubliable.

Saupoudrer votre blog avec ce genre d’articles va vous permettre de vous différencier et d’augmenter encore le niveau de connexion avec vos visiteurs.

Même si vous être plus à l’aise avec un appareil photo qu’avec les mots, ce n’est pas bien compliqué. Voici quelques conseils pour un bon storytelling sur un article de blog :

  • N’utilisez pas forcément une structure chronologique, commencez directement par un moment fort.
  • Insistez sur vos émotions, les ressentis et les ambiances, avec des mots simples.
  • Si votre histoire implique d’autres personnes, incluez des dialogues pour rendre le récit plus vivant et authentique.
  • Structurez votre histoire : même une courte anecdote gagne à avoir une structure claire avec un début, un milieu avec un rebondissement, et une fin. Comme toute histoire.
  • Partagez vos réflexions personnelles et les leçons tirées de cette expérience.
  • Vos images sont un atout majeur. Sélectionnez des photos qui complètent ou illustrent votre histoire.

#16 Générer des leads

Un blog permet de capturer des leads

Un blog est un formidable outil pour servir de point d’entrée d’un tunnel de conversion et assurer l’étape de récolte des leads.

Avec votre blog, une partie importante de votre trafic va venir des moteurs de recherche et tomber directement sur vos articles : plus vous aurez de posts plus vous multiplierez les occasions de transformer vos visiteurs en leads.

Chaque article de blog doit donc être vu comme un support possible pour accueillir vos appels à l’action, proposer un bonus gratuit contre un email ou renvoyez vers une page de prise de rendez-vous.

#17 Fournir du contenu pour vos newsletters

Une newsletter envoyée par un blogger photographe

Enfin, les articles de blog sont une source que vous pouvez réutiliser, en particulier pour votre news-letter.

À chaque fois que vous publiez un nouveau post, vous pouvez rédiger un petit message à vos inscrits qui décrit le sujet et qui donne envie d’en savoir plus. Et vous renvoyez vers le contenu complet en ligne.

Ainsi régulièrement vous dirigez du trafic qualifié sur votre site internet tout en maintenant un lien par email avec votre audience.

Notez que ça marche aussi avec les réseaux sociaux. Les articles de blog c’est écolo : ça se recycle à 100 %.