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Comment créer un blog de photographe rentable

Comment créer un blog de photographe rentable

Pour un photographe, créer un blog est un élément clé de toute stratégie de prospection, pour générer du trafic et attirer de futurs clients.

Ce n’est pas pour rien que 52 % des marketeurs pro, toutes thématiques confondues, déclarent que la publication de contenu de blog est leur principale priorité (étude Hubspot 2018).

Créer un blog et le faire vivre va être bénéfique pour votre marque personnelle. Il va accroître votre visibilité en ligne, vous rapprocher de votre public et devenir une source de trafic et de revenus supplémentaires.

Mais créer un blog n’est pas si simple. Je veux dire un blog pro qui apporte une vraie valeur ajoutée à votre site, qui génère du trafic et qui vous amène des prospects.

Je vois tellement souvent des photographes qui foncent tête baissée et qui commencent en passant un temps infini sur les mauvaises questions.

Du genre :

  • Quel hébergement choisir pour mon site ?
  • Où acheter mon nom de domaine ?
  • Quelle extension choisir ?
  • Quel thème wordpress utiliser ?
  • etc..

Je ne dis pas que ce n’est pas important, mais ce ne sont pas les réponses à ces questions qui vont vous amener de futurs clients grâce à votre site.

Data center pour hébergement et stockage des blogs et autre sites internet.
Ne vous laissez pas absorber par la technique : l’hébergement de votre site, son design ou son extension sont un no mans land pour vos clients.

Mettez-vous à la place de quelqu’un qui recherche un photographe (ou n’importe quel freelance d’ailleurs). Est-ce que ce qui lui importe est de savoir si vous êtes chez OVH ou O2switch ? Si votre nom de domaine est un .fr ou un .com ?

Non bien sûr.

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Alors on va se concentrer sur ce qui compte vraiment pour créer un blog rentable.

Dans cet article je vais vous guider de A à Z, depuis zéro jusqu’à la mise en ligne de votre premier article de blog, pour que vous profitiez vous aussi de tous les avantages d’avoir un blog.

C’est parti.

1. Une stratégie précise pour créer un blog qui a du sens

Avant de vous lancer dans la rédaction des articles, il est primordial de bien poser les objectifs du blog. Par ordre de priorité. Les actions à mettre en œuvre, la ligne éditoriale et la stratégie de contenus en dépendent.

L’objectif du blog

Alors, quels sont vos objectifs prioritaires en créant un blog ? Souhaitez-vous augmenter le trafic sur votre site web ? Générer des leads ? Améliorer votre positionnement dans les moteurs de recherche ?

Peut-être tout cela à la fois ?

Une fois que vous avez clarifié vos objectifs, vous pouvez élaborer une stratégie web pour les atteindre.

Voici pour vous inspirer les buts les plus généralement poursuivis avec un blog.

Augmenter votre trafic

Le premier objectif d’un blog est généralement d’attirer du trafic qualifié sur le site web. Créer du contenu va vous permettre de vous positionner dans les moteurs de recherche (Google essentiellement) sur les mots clé tapés par vos clients potentiels.

Il est beaucoup plus facile de « ranker » sur Google avec des articles de blog longs et riches qu’avec vos pages de présentation de produits ou qu’avec la page d’accueil de votre site. Le blog est votre outil SEO n°1.

Renforcer votre image de marque

Vous pouvez aussi vouloir renforcer la confiance de vos prospects. En publiant régulièrement des contenus pertinents et de qualité grâce à votre blog, vous vous positionnez en tant qu’expert dans votre domaine et gagnez en crédibilité auprès de vos lecteurs.

Vos articles sont autant d’occasions de renvoyer vers votre portfolio de photographe pour convaincre avec vos images et montrer votre style.

Inspirez vous des grandes marques pour développer une image claire et forte auprès de vos clients grâce à votre blog.
Inspirez vous des grandes marques pour développer une image claire et forte auprès de vos clients grâce à votre blog.

Créer un blog obtenir plus de prospects

Un blog bien pensé est une formidable machine à prospects. Chaque article est un support supplémentaire qui peut accueillir vos formulaires de contact, des appels à l’action redirigeant vers vos offres ou des pop-ups de capture d’email (la fameuse stratégie pop-up + bonus).

Le taux de conversion en prospects est bien meilleur sur le blog que depuis le reste du site. Puisqu’avec vos articles vous offrez de la valeur à vos lecteurs, ceux-ci sont en retour plus enclins à vous laisser leur précieux email ou pour vous contacter directement via un formulaire.

Éduquer votre audience

Avec vos articles de blog vous allez pouvoir détailler les bénéfices de vos prestations, sans pour autant apparaître comme un vendeur : adoptez un ton neutre et informatif, et donnez un maximum de valeur.

Dans chaque article vous pouvez développer un point spécifique et expliquer pourquoi il est important pour vos prospects. C’est le gros avantage des blogs.

Voici quelques exemples pour un photographe de mariage :

  • « Comment organiser un mariage responsable » : vous listez toutes les bonnes pratiques et vous en profitez pour détailler vos propres mesures vertueuses en matière de réduction des déchets et de dépense énergétique en tant que photographe.
  • « Les 10 accessoires indispensables à votre tenue de mariée » : vous faites la liste et vous en profitez pour expliquer comment vous allez exploiter ces accessoires pour produire de superbes images (un billet pour les hommes, un pour les femmes : hop, deux articles rédigés !)
  • « Comment organiser un mariage en [saison] » : quatre articles possibles (été, automne, hiver, printemps). Donnez des conseils et glissez votre expertise en matière de photographie pour chaque saison, exemples à l’appui.

Etc.. Les possibilités n’ont de limites que votre imagination et le temps que vous avez à consacrer à la rédaction de vos articles de blog.

À vous de jouer :

ObjectifContenu à créer
Augmenter votre traficArticles assez longs et parfaitement structurés, optimisés pour le SEO (seach engine optimization). Nécessite au moins une recherche de mots clé.
Renforcer votre image de marqueProposez des reportages autour de vos prestations, des études de cas que vous avez couvert, des articles témoignages.
Obtenir plus de prospectsFormulaires de contact, appels à l’action et pop-up à insérer dans vos contenus, en pied de page, dans une barre latérale…
Éduquer votre audienceArticles spécifiques sur tout sujet qui intéresse vos clients et qui vous permettent de mettre en avant les bénéfices que vous leur apportez.

Avant de créer un blog, définissez votre public cible

Brainstorming

Pour créer un blog qui attire et qui converti, vous devez d’abord comprendre qui est votre public cible. Qui sont vos clients potentiels ? Quels sont leurs besoins ? Quels problèmes cherchent-ils à résoudre ? Quelles sont leurs aspirations profondes ? Qu’est-ce qui les freine pour recourir à vos services ?

Cela va forcément commencer par un petit remue-méninges dans votre coin.

Mais rapidement il va falloir aussi rencontrer directement quelques prospects prêts à vous accorder 10 minutes autour d’un café pour répondre à vos questions.

Créez vos buyer personas

Une fois toutes les infos en poche, vous devez dresser un ou plusieurs portraits-robot ultra-précis des prospects que vous cherchez à séduire.

Pour rédiger des articles de blog capables de séduire et de convaincre c’est un outil incontournable.

Vous pouvez d’ailleurs personnaliser ces portraits-robot, littéralement. Donnez leur un prénom, allez chercher sur internet une photo correspondant à l’image que vous vous en faites. Et ayez ce portrait et sa description sous les yeux quand vous écrivez.

Imaginez : vous êtes en train de rédiger un article et vous avez en face de vous le portrait de Caroline, future mariée, avec toutes ses attentes et ses besoins. Ou celui de Marie, créatrice d’accessoires de mode. Ou d’Olivier, l’éleveur canin.

Voilà, vous êtes en train de parler à Caroline, à Marie ou à Olivier. Directement. Sincèrement.

Fini les articles génériques qui tentent de parler à tout le monde sans finalement toucher personne.

Précisez la ligne éditoriale

En fait, avec les étapes précédentes vous avez déjà parcouru une bonne partie du chemin pour construire une ligne éditoriale solide pour votre blog.

Restent à lister les règles rédactionnelles à suivre invariablement dans vos contenus :

Choisissezun thème principal : c’est la règle. Un blog = un sujet précis. Même si en tant que photographe vous avez plusieurs cordes à votre arc, ne mélangez pas des articles qui parlent de shooting famille avec des billets concernant de la photo corporate ou du pack shot.

Définir le ton et le style : en fonction de votre persona votre ton peut être formel, plus amical, éducatif, inspirant, etc. Assurez-vous juste qu’il reste cohérent dans tous vos articles.

Choisir une « voix narrative » : décidez aussi si vous écrirez à la première personne et si vous préférez vous adresser directement à vos lecteurs et lectrice comme je le fais ici (en utilisant le « je » et le « vous »), ou si vous préférez des formulations plus neutres.

Le langage visuel : comment allez-vous illustrer vos articles de blog ? En tant que photographe, c’est un point important. Voulez-vous une cohérence de style d’un article à l’autre ou une certaine variété ? Vous autorisez-vous à utiliser des images de stocks ou ne voulez vous intégrer que vos propres photos ? Prévoyez-vous d’ajouter des infographies ?

Comment voulez-vous engager votre audience ? Vous devez forcément encourager les interactions en invitant vos lecteurs et lectrices à commenter, à partager, à s’abonner à votre news-letter ou à vous contacter. Choisissez votre méthode et essayez de rester cohérent sur l’ensemble de votre blog.

Je vous conseille de formaliser tout cela dans un document. Cela peut être une simple liste, ou une carte mentale, ou un tableau.

Comme vous préférez.

Mais ayez toujours cette synthèse de votre ligne éditoriale sous la main.

Définissez un planning

Créer un blog nécessite de planifier le contenu
Planifiez le contenu de votre blog et utilisez des outils dédiés à cela, comme Trello par exemple.

Le calendrier de votre blog

Définir un planning éditorial clair et structuré, c’est essentiel pour gérer efficacement les différentes étapes de la production de vos articles de blog :

  • Recherche et validation du sujet
  • Recherche des mots clé et travail SEO
  • Rédaction / correction
  • Publication
  • Promotion
  • Suivi des résultats
  • Optimisation / mises à jour

Mon conseil : planifiez vos contenus sur les 3 prochains mois. Une planification au trimestre fonctionne plutôt bien.

Prenez quelques heures pour lister les sujets que vous voulez aborder, et pour les placer dans un calendrier de publication.

Vous pouvez utiliser des outils de planification comme Trello, c’est visuel et motivant. Vous créez une carte par article, une colonne par étape et vous réglez une date pour chaque contenu. C’est presque ludique 😉

Cela vous aidera à rester régulier, c’est vraiment la clé du succès. Surtout pendant la phase de création de votre blog.

La fréquence de publication quant à elle va dépendre du temps que vous pouvez consacrer à votre blog, évidemment. Une fréquence idéale serait d’un article publié par semaine.

Une telle cadence est difficile à tenir. Alors si vous ne publiez que deux fois par mois, ne vous faites pas des nœuds au cerveau, ce n’est pas grave.

Il vaut mieux tenir un rythme plus lent sur la durée que de vous épuiser à publier toutes les semaines puis ne plus rien mettre en ligne pendant des mois faute d’énergie à y consacrer.

Gardez à l’esprit qu’un bon article demande au moins une journée de travail. Surtout lors de la création de votre blog, quand vous n’avez pas encore tous les automatismes.

Variez les contenus

Lorsque vous réalisez votre planning, pensez à varier les contenus que vous allez y intégrer.

Cela évitera la lassitude autant de votre côté que pour votre audience.

Alternez entre des articles en mode tuto, des études de cas, des listes, des infographies, des interviews, des témoiganges…

Soyez imaginatifs. Tant que vous apportez de la valeur à votre lectorat et que vous répondez à une intention de recherche, tout fonctionne.

Voici quelques idées de types d’articles entre lesquels vous pouvez alterner pour votre blog :

  • L’article informatif. Vous savez, celui qui a pour titre « Comment + le résultat qu’il permet d’atteindre ».
  • L’article liste. Vous en avez vu passer des dizaines sur Google, c’est sûr. Les 10 idées pour… Les 5 erreurs à éviter quand…
  • L’étude de cas. Vous prenez un de vos clients et vous expliquez comment votre prestation l’a aidé à atteindre son but.
  • L’interview (d’un ou plusieurs experts, clients, collègues) sur un sujet qui intéresse vos prospects.
  • L’infographie : compilez des données, faites en une belle infographie et partagez-la en l’enrichissant d’un peu de texte dans un article.
  • L’histoire inspirante : racontez en détail et en y injectant un peu d’émotion comment un client, un autre photographe ou vous-même avez réussi à surmonter un problème que rencontrent aussi vos prospects.

2. Créer un blog bien structuré dès le départ

Rien n’est plus compliqué que de devoir restructurer un blog qui contient déjà des dizaines d’articles. Donc pensez dès le départ à une structure bien propre.

Voici ce que vous devez faire pour cela :

Créez les pages

Si vous avez déjà un site mais pas encore de blog, vous avez sans doute déjà les pages incontournables que tout site web professionnel doit contenir.

Sinon, ou si vous créez justement votre site afin d’ouvrir un blog, voici les pages incontournables :

  • La page d’accueil : c’est votre vitrine. Avec votre proposition de valeur, la description de vos services, des photos qui donnent envie, au moins un appel à l’action bien clair (par exemple « prenez rendez-vous ») et un formulaire de contact.
  • La page de contact : un page toute simple dédiée à recueillir les messages via un formulaire.
  • La page « à propos » : ne la négligez pas, c’est souvent une page très consultée. Attention, ce n’est pas votre bio. Rédigez là en pensant à ce que vous pouvez apporter à vos futurs clients.
  • Les conditions générales de ventes (oui on part du principe que vous allez proposer des prestations photo, des devis, obtenir des contacts pour faire des ventes avec votre site)
  • La politique de confidentialité
  • Les mentions légales

Voilà, ça c’est le minimum. Ce sont des pages « statiques ».

Organisez votre blog en catégories

Si vous construisez votre site avec WordPress (ce que je vous recommande vivement), votre blog sera composé d’articles, au sens propre comme au sens où l’entend WordPress : des contenus dynamiques qui peuvent être insérés ensuite à différents endroits du site (sur la page « blog », sur des pages de catégories…)

Le tableau de bord de wordpress, le CMS (Content Management System) le plus populaire, gratuit et ouvert (contrairement à des solutions comme Wix)
Le tableau de bord de wordpress, le CMS (Content Management System) le plus populaire, gratuit et ouvert (contrairement à des solutions comme Wix)

Ces articles seront organisés en catégories.

Les catégories vous permettent de classer vos articles de blog en fonction de leur thème. Cela aidera les visiteurs à naviguer facilement sur votre site et à trouver le contenu qui les intéresse.

Et c’est bon pour le référencement.

Donc dès le départ créez les catégories : une par thème que vous souhaitez couvrir avec votre blog.

Et à chaque fois que vous publierez un article vous ferez trois choses :

  • Vous l’affecterez dans une de vos catégories.
  • Vous intégrerez dans ce nouvel article des liens vers d’autres articles pertinents de la même catégorie.
  • Vous irez dans deux ou trois articles plus anciens de la même catégorie pour y insérer des liens vers ce nouvel article.

Voilà. En suivant cette routine simple vous allez créer un blog bien structuré « en silos ». C’est clair pour vous auteur, facile à parcourir pour vos visiteurs et très apprécié des moteurs de recherche et de Google en particulier.

3. Publiez votre 1er article

Une fois que vous aurez configuré votre blog, il sera temps de rédiger le premier article planifié dans votre calendrier.

Lors de cette rédaction assurez-vous de :

  • Fournir un contenu de qualité utile à vos prospects.
  • Structurer parfaitement votre article avec la bonne hiérarchie de titre (un seul de niveau 1) et sous-titres.
  • Utiliser des paragraphes courts de deux ou trois phrases.
  • Aérer et enrichir le texte avec des listes à puces, des tableaux et des images.
  • Bannir tout jargon technique, termes alambiqués et tournures de phrases à rallonge (un article de blog, c’est pas du Proust ou du Balzac).
  • Insérer des morceaux de phrases ou des éléments (boutons, blocs…) qui vous permettront de faire des liens internes vers d’autres articles de la même catégorie.

Et ne perdez pas de vue votre but avec chaque article rédigé :

Pensez à la conversion du trafic

Éh oui.

L’un des objectifs de la création d’un blog est d’envoyer du trafic vers les pages plus commerciales du site web.

Ou, a minima, d’inciter les prospects que vous avez réussi à attirer jusqu’à votre blog à vous laisser leur e-mail.

Attirez plus de prospects grâce à votre blog.
Votre blog va vous permettre d’attirer plus de prospects. Tout simplement.

Dîtes-vous que si une personne arrive sur votre blog et vous lit, ce n’est pas un hasard. Elle est forcément intéressée de près ou de loin par vos services. Si elle quitte votre site sans vous contacter ni vous laisser son e-mail, vous ne la reverrez sans doute jamais.

Insérez donc des formulaires de prise de contact ainsi que des appels à l’action au cœur de vos contenus informatifs.

Cela peut être au sein même de vos articles, dans une barre latérale, dans un menu haut qui ne disparaît pas lors du scroll… Ça c’est vous qui décidez en fonction de votre sensibilité et du design de votre site.

Et une petite pop-up n’a jamais mangé personne. Pensez-y aussi pour vos articles de blog.

Quoi que vous choisissiez, tant que vous ne laissez pas partir la personne sans lui avoir proposé de vous laisser son e-mail, c’est bon.

Optimiser votre article et votre blog pour le SEO

Tout comme une conversion de trafic mal planifiée, l’absence de stratégie SEO pour votre blog revient à travailler pour pas grand-chose.

Le SEO de votre site et de votre blog va s'améliorer de façon spectaculaire grâce aux contenus que vous allez créer.
Le SEO de votre site et de votre blog va s’améliorer de façon spectaculaire grâce aux contenus que vous allez créer.

Pour générer du trafic sur votre site internet, il est essentiel que vous adoptiez ces techniques d’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO : Search Engine Optimisation).

En clair : tout faire pour sortir le plus haut possible dans les résultats de recherche de Google quand un prospect potentiel tape un mot clé qui concerne votre activité.

Pour que vos articles de blog aient une chance de se placer assez haut dans les résultats de recherche de Google, il faut réussir à vous positionner sur les mots-clés et requêtes stratégiques pour votre business.

Voici pour cela quelques bonnes pratiques à suivre :

  • Commencez par une recherche approfondie des mots-clés pertinents pour votre secteur d’activité. Utilisez les outils en lignes comme Ubersuggest, ahref, kwfinder et bien sûr Google lui-même pour trouver mots-clés et intentions de recherche de vos clients idéaux.
  • Incluez ces mots-clés dans vos titres, sous-titres, et dans le contenu de vos articles.
  • Rédigez des contenus longs (1000 mots et plus) et informatifs en pensant d’abord à vos lecteurs humains.
  • Rédigez des méta-descriptions attrayantes et informatives pour chaque article. Utilisez un plugin qui vous permet de remplir facilement ces méta-descriptions, comme Yoast SEO ou Rank Math SEO.
  • Optimisez la structure de vos URL : courtes et contenant les mots-clés pertinents. Là encore vous pouvez le faire directement depuis votre plugin wordpress SEO.
  • Créez des liens internes pour augmenter le temps passé sur votre site par chaque visiteur. Faites pointer les liens vers les articles de même catégorie pour conserver une structure cohérente.
  • Incluez des images pertinentes en renseignant bien les descriptions alternatives. Et en ajoutant une légende.

Le SEO est un domaine à lui seul.

L’optimisation de vos articles va vous demander de vous former un minimum aux logiciels nécessaires. Mais le temps passé en vaut la peine.

Voici votre trousse d’outils à prendre en main pour optimiser votre référencement :

  • La Google search console, pour demander l’indexation de vos articles et suivre vos résultats de recherche organiques (c’est à dire provenant des recherches Google). C’est gratuit.
  • Un compte Google Analytics que vous liez à votre site wordpress via le plugin Google Site kit : vous aurez ainsi une synthèse claire de toutes les sources de trafic sur votre blog. Tout cela est gratuit aussi.
  • Un plugin wordpress spécial SEO comme Rank Math ou Yoast, pour vous aider lors de la rédaction de vos articles et pour remplir facilement les méta-descriptions et les titres. Les versions gratuites sont suffisantes.
  • Un outil de recherche de mots-clés comme Ubersuggest, ahref ou semrush. Un compte gratuit peut suffire dans un premier temps. Incontournable pour identifier les mots clé pertinents pour vous, avec un bon volume de recherche et une concurrence pas trop élevée.
  • Google lui-même : quand vous réalisez une recherche dans un onglet de navigation privée, Google vous livre une page de résultats (la SERP) qui est riche d’enseignements. Ne vous en privez pas !

Vous pouvez aussi ajouter à votre site un plugin d’optimisation qui va automatiquement convertir vos images au bon format et optimiser leur poids et leur taille. C’est un critère important pour être bien référencé sur Google.

4. Booster le trafic vers votre site

Créer du contenu de qualité et optimisé SEO c’est la base, mais ça ne suffit pas. Vous devez également promouvoir vos articles de blog pour attirer du trafic sur votre site.

Voici cinq pistes que vous pouvez creuser pour cela.

Utiliser vos réseaux sociaux

Dès que vous avez mis un article en ligne, partagez-le sur vos réseaux. Essayez de trouver une manière engageante de le faire, en invitant vos abonnés à réagir, à donner leur avis, à compléter le sujet avec leur propre expérience…

Vous pouvez d’ailleurs utiliser Yoast ou Rank Math, depuis l’édition de l’article dans WordPress, pour sélectionner une image qui s’affichera automatiquement sur les réseaux lors de vos partages : pratique pour avoir une illustration au bon format pour facebook ou Insta.

Partagez sur les groupes

Inscrivez-vous sur les forums et les groupes facebook liés à votre thématique et partagez-y régulièrement votre expertise, répondez aux questions. Aidez sincèrement le groupe. Si les admins du groupe sont cool, cela vous permettra en retour d’y partager vos nouveaux articles sans passer pour un spammer opportuniste.

Transformez votre article de blog en news-letter

Vous pouvez réduire votre article à sa plus simple expression, et le partager à votre liste d’inscrits. Ne dévoilez pas tout son contenu. Détaillez surtout le problème qu’il résout et renvoyez vers votre article pour découvrir la solution.

Recyclez votre article en vidéo

La vidéo est un parfait complément quand vous créez un blog
La vidéo est un parfait complément quand vous créez un blog

Toujours dans cette idée de décliner au maximum le travail que vous avez fait à l’écrit pour rédiger l’article, vous pouvez le transformer en script pour produire une vidéo.

Vous pouvez y adapter l’article complet ou simplement le résumer ou le compléter en vidéo. En prenant soin dans la vidéo d’inviter les spectateurs à aller jeter un œil à la description.

Puis vous mettez en ligne sur YouTube. Et dans la description vous insérez le lien vers votre blog. Vous pouvez aussi épingler un commentaire dans lequel vous donnez le lien vers l’article complet.

Cerise sur le gâteau, vous pourrez aussi enrichir votre article en y insérant cette vidéo.

C’est une technique qui demande du temps et un peu de compétences (faire un bon script et un bon montage n’est pas instantané !) mais qui est très efficace.

Utilisez la publicité payante

Contrairement aux autres techniques de promotion de votre blog, celle-ci va vous coûter plus que juste un peu de temps.

Mais investir dans des campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux ou Google Ads vous permet :

  • D’être sûr de diffuser largement vos articles.
  • De pouvoir cibler des audiences spécifiques susceptibles d’être intéressées par votre contenu.

C’est là encore une technique qui demande un peu d’apprentissage des outils (les régies pubs de Meta et de Google en particulier). Oubliez en effet les simples « coup de boost ».

Et vous devez surveiller votre retour sur investissement.

Mais comme vous pouvez parfaitement commencer avec un petit budget de quelques dizaines d’euros pour tester et vous familiariser avec les « Business managers », ce serait dommage de ne pas essayer.

Conclusion

Voilà, vous avez toutes les infos pour vous lancer et créer votre blog.

Prêt à générer du trafic et à le convertir en prospects ? Alors GO

Créer un blog ne tient maintenant qu'à vous. Pressez le bouton start et lancez vous.
Créer un blog ne tient maintenant qu’à vous. Pressez le bouton start et lancez vous.

Il vous restera à suivre vos résultats et à adapter votre stratégie en fonction de ce qui fonctionne le mieux pour vous.

Franchement, si ce n’est pas encore fait lancez-vous : pour un photographe le blog est l’outil le plus puissant pour augmenter le trafic sur votre site web.

C’est d’ailleurs la seule manière d’avoir du contenu en quantité et en qualité suffisante pour intéresser Google sur le long terme.

Sans compter l’effet positif sur votre notoriété et votre image de marque.

Créer un blog rentable demande de la régularité et de l’engagement, mais les résultats en valent sincèrement la peine.

Gestion du temps : photographe freelance, comment s’organiser.

Gestion du temps : photographe freelance, comment s’organiser.

Quand on veut devenir photographe freelance, deux types de problématiques vont très vite se présenter qui vont vous imposer une méthode organisée de gestion du temps. Planning, organisation des tâches, méthode : ce n’est pas le plus fun mais vous n’y couperez pas.

La première problématique concerne l’alternance entre le taf du salariat et celui, justement, de votre activité photo professionnelle. Il vous faudra donc très probablement jongler entre ces deux mondes, du moins au début. Ici, c’est la gestion du temps de travail qui se pose comme challenge. 

La seconde, c’est le fait de travailler une bonne partie du temps à la maison. Être à son compte est un vrai plaisir, et ce qui donne au statut d’entrepreneur un idéal à atteindre. Mais on le verra en détails plus loin, ce n’est pas toujours idyllique et maitriser sa gestion du temps est capital. 

Dans cet article, je vais mettre sur la table tout ce que j’ai pu apprendre, comprendre et expérimenter depuis 2010 (année de lancement de mon tout premier site web de photographe) sur comment s’organiser au quotidien.

Car depuis 14 ans, j’en ai fais des choses dans ce grand domaine qu’est la gestion du temps ! J’ai suivi des formations pour comprendre les bases, j’ai testé des dizaines d’outils pour optimiser mon temps de travail, j’ai lu (ou écouté) un bon paquet de livres sur le sujet, je me suis même fais coacher !

Et, bien sur, j’ai testé énormément et mettant en place différents outils, plannings et méthodes dans le but, toujours, d’augmenter mon efficacité tout comme mon bien-être.

Bref ! En lisant cet article, c’est un peu comme si vous alliez suivre une petite formation accélérée en gestion du temps avec moi comme prof. 

Quel intérêt d’être bon dans la gestion du temps ? 

Cette question est importante. Y répondre permet de se fixer des objectifs et d’être au clair sur la vraie raison d’investir des heures pour comprendre des stratégies de gestion du temps. 

On peut la poser autrement : Quels bénéfices pourrez-vous tirer à maitriser tel un Jedi des outils et méthodes de gestion du temps ? 

Les réponses sont propres à chacun mais je vous donne des idées qui sont récurrentes chez les photographes freelance : 

  • Optimiser le flux de travail. On le sait, jongler entre les shootings photo, le post-traitement, la paperasse… c’est tout un art ! Mais en apprivoisant les ficelles de la gestion du temps, vous pourrez gérer vos projets de façon plus fluide sans pour autant sacrifier la qualité des prestations (c’est quand même mieux 😁).
  • Gagner en qualité photo. En réussissant à dégager du temps pour se concentrer sur les aspects créatifs et techniques de la photo, vous pourrez devenir un meilleur photographe, tout bêtement.
  • Équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Ça, c’est une grosse source de frustration et surtout de crainte ! Combien de photographes n’osent pas se lancer à cause de la peur de ne pas savoir gérer la succession des temps pros et perso. Donc être capable de délimiter clairement le temps de travail et le temps libre, c’est mieux. 👍
  • Satisfaire les clients. N’oublions pas le but ultime d’un business photo : livrer une prestation à des clients. Le faire en temps et en heure, tout en assurant un travail de top niveau, ça fait gagner la confiance de tes clients. Et qui dit clients satisfaits, dit recommandations, témoignages, … pour un joli cercle vertueux qui s’installe.
  • Croissance de votre entreprise photo. Avec des méthodes de gestion du temps bien rodées, tout devient plus facile. C’est tout un panel d’avantages qui s’ouvre à vous, comme déléguer certaines tâches chronophage ou que vous n’aimez pas du tout (au hasard, la compta 😁), ou encore s’offrir le luxe de réfléchir à des stratégies à long terme pour votre entreprise photo.
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Avec tout ça, vous devriez être motivé plus que tout pour transformer votre emploi du temps en un outil diablement efficace.

On peut donc passer à des choses plus concrètes. Commençons par la gestion de votre boulot actuel avec votre activité naissante de photographe professionnel.

La croissance de votre entreprise photo passe (aussi) par une bonne gestion du temps – carlosgaw via Getty Images

Gérer son temps entre le job salarié et le business photo 

Un point sur le salariat

Pour celles et ceux qui connaissent mon parcours, vous savez que je suis moi-même un ancien salarié.

Dans une autre vie professionnelle, j’étais prof’ des écoles. De 2004 à 2013, j’avais ma classe, avec des élèves dedans, des collègues, une hiérarchie. Le tout dans le cocon bien douillet du fonctionnaire d’état. 

Donc je sais que ce statut présente bien des avantages et il ne s’agit pas ici de le décrier.

Certaines personnes seront parfaitement à l’aise avec le fait de passer leur vie au sein d’une même entreprise, là où d’autres auront cette perspective en horreur.

Mais bon. Savoir que la même paye tombe toutes les fins de mois au jour près, connaître ses congés bien définis à l’avance, avoir la protection sociale ou encore la rémunération des heures supplémentaires offrent confort, sécurité et visibilité.

Et pour peu que l’on travaille dans une entreprise en lien direct avec sa passion, entouré de collègues aussi sympathiques que compétents et au service d’un supérieur compréhensif et bienveillant, et on frôlerait presque le paradis sur terre…👼

Seulement voilà (oui il faut bien un “mais”, c’est un peu comme dans les Disney, il y a toujours un moment où ça va se corser), les places de ce genre sont rares et encore plus rares sont les personnes qui avouent s’épanouir pleinement dans leurs vies professionnelles salariées.

Car pour beaucoup, le salariat n’offre que peu de perspectives d’évolution et à tendance à faire ressentir une certaine forme d’oppression.

Si tel est votre cas, rien ni personne ne vous oblige à subir et à voir s’égrainer les années en ressassant toutes les choses que vous auriez voulu/pu faire. 

Déterminer les 5 piliers boussoles

L’idée de créer votre entreprise photo a déjà fait son bonhomme de chemin et vous êtes maintenant sûr de vous : vous aimeriez vraiment quitter votre poste pour vous consacrer plus encore au projet d’une nouvelle vie professionnelle.

Comme il y a peu de chance que vous claquiez la porte vêtu d’un simple caleçon et affublé d’un masque de poulet en mode publicité pour le loto «  au revoir président »  (mais pensez quand même à faire une vidéo si vous optez pour cette option😆 et me l’envoyer !), c’est obligatoire de prendre de l’avance et d’avoir un planning. Une méthode. 

Le but ? Ne pas vous retrouver au lendemain de votre cessation d’activité sans savoir par où commencer. Débordé comme un vieux défenseur face à un jeune attaquant.

Comment faire? Mettre à profit chaque instant pour affiner son projet. Et j’insiste là-dessus ! Chaque minute de réflexion disponible, chaque temps de pause peut-être optimisé.

En attendant que la photocopieuse soit libre, à la machine à café, au réfectoire… les idées ne préviennent jamais et vous tomberont dessus à tout moment de la journée.

Pour profiter de ces jaillissements lumineux, munissez-vous d’un bloc-notes, calepin ou autre carnet afin d’y retranscrire la moindre de vos fulgurances et de pouvoir y jeter un œil au calme par la suite. Le smartphone avec une petite appli de prise de note sera parfaite aussi. Moi, je ne jure que par l’application Bear.

Avec ce genre d’outils, vous créerez facilement des listes d’idées et aussi des listes de tâches. Pas grave si elle devient longue comme un 600 mm f/4, le but ici est de prendre le relais de votre mémoire. 

Il n’est plus à prouver que d’écrire les choses aide à mieux les mémoriser et s’en imprégner (et en plus ça vous donnera l’air de quelqu’un qui continue à bosser sur son temps libre 😉).

Le soir, à la maison, tranquillement, vous prendrez à nouveau quelques minutes pour mettre en ordre, classer ou encore prioriser toutes ces notes. 

Au bout de quelques mois, vous aurez une masse précieuse d’informations, il s’agira alors d’établir 5 gros paquets avec toutes ces idées. Chacun d’eux sera trouvé en rassemblant par thématique vos notes. 

Je vous assure que rien n’est plus puissant que ça. Sans vous en rendre compte, vous commencez à créer les 5 piliers de votre futur business photo.

Avoir ça quand on se lance comme freelance, ça vous donne une clarté irremplaçable. Regardez mes 5 piliers, ils sont ma boussole quotidienne : 

  1. Création de contenu en ligne
  2. Création et Vente de formations
  3. Animation de la communauté d’élèves
  4. Administratif
  5. Formation et développement de compétences marketing et photo
La gestion de votre temps est votre boussole. Elle vous permet de garder le cap sans dévier de vos priorités.

En résumé : 

  • Optimisation des Temps Morts : Capturez chaque idée spontanée sur l’outil qui vous convient le mieux, un bloc-notes ou une app comme Bear, pendant les pauses.
  • Organisation des Idées : Consacrez du temps chaque soir pour trier et hiérarchiser vos notes, vos priorités.
  • Établissement des Piliers du Business : Regroupez vos notes par thèmes pour former les fondations de votre entreprise de photographie, voir émerger vos objectifs.

Deux étapes pour avoir un emploi du temps optimal 

Savez-vous ce qu’il se passerait pour chacun de nous si on devenait immortel ? Nous ne ferions plus rien de nos journées. La raison ? En ayant l’éternité pour soi, nous ne ressentirions pas la sensation de « perdre notre temps ». Alors on finirait pour devenir d’affreuses créatures oisives. 

C’est donc une excellente chose que nous soyons de simples mortels. 

Où je veux en venir avec ces mots quasi-philosophiques ? En ayant un projet de reconversion dans la photo, vous devenez des simples mortels d’un genre particulier. De ceux qui se rajoutent un liste d’actions à n’en plus finir, en plus de leur travail « officiel » de salarié. 

Et ça, ça change tout. 

Vous devenez alors l’exact opposé de l’immortel. Votre but étant de rentrer le plus de d’actions dans 24 heures. 

Pour y arriver, une seule solution : créer votre propre système de gestion du temps vous permettant de barrer une grande quantité de tâches de votre liste. 

Suivez le guide pour apprendre à vous organiser avec méthode :

1ère étape : comptabiliser le nombre d’heures disponibles pour votre projet de photographie pro sur une semaine. 

Vous allez donc commencer par établir un bilan précis de votre emploi du temps hebdomadaire. 

En dehors de vos engagements incontournables comme votre emploi actuel, les responsabilités familiales, et le temps nécessaire pour le repos et les activités associatives par exemple, déterminez combien d’heures vous pouvez dédier à votre projet. Soyez honnête et réaliste ! Le but n’est pas de surcharger votre emploi du temps, mais de trouver un fonctionnement faisable. 

Comme il n’y a rien de mieux qu’un exemple, voici Thomas, un employé de bureau passionné de photo (évidemment 😊), qui rêve de faire de sa passion sa carrière principale. 

Il a décidé de prendre au sérieux son projet de reconversion en photographe professionnel et commence donc par établir un bilan précis de son emploi du temps hebdomadaire.

Voici un exemple fictif  :

Emploi principal :

  • Présence au bureau : 40 heures (du lundi au vendredi, de 9h à 17h)

⠀Responsabilités familiales :

  • Temps avec les enfants et activités ménagères : 15 heures (principalement en soirée et le week-end)

⠀Temps de repos et activités personnelles :

  • Sommeil : 56 heures (environ 8 heures par nuit)
  • Sports et loisirs : 5 heures (le week-end)
  • Activités associatives : 3 heures (le samedi matin)

⠀Temps restant pour la photographie :

Après avoir soustrait les heures consacrées à son emploi principal, aux responsabilités familiales, au repos, et aux activités personnelles, Thomas se rend compte qu’il lui reste environ 14 heures par semaine à consacrer à son entreprise photo.

Il décide d’organiser sont temps et ses heures comme suit :

  • Soirées en Semaine (mardi et jeudi) : 4 heures (de 21h à 23h)
  • Samedi Après-midi : 5 heures (de 14h à 19h)
  • Dimanche Matin : 5 heures (de 7h à 12h)

Pas mal non ? 

Comprenez-moi bien. Ce qu’a fait ici Thomas, ce n’est pas accessoire. Ce n’est pas négociable. C’est in-dis-pen-sable.

On est dans le même cas de figure qu’un plan de financement. Impossible de savoir si on est à l’équilibre sans savoir les entrées et les sorties. 

2ème étape : remplir les heures disponibles par vos 5 piliers. 

Si vous avez bien suivi, grâce à l’astuce simple pour commencer en douceur vue plus haut, vous possédez le graal de votre business photo : vos 5 piliers. 

Une précision : ces piliers sont les super thèmes qui rassemblent tout ce que vous avez à faire dans votre entreprise photo. 

Dit autrement, prenez chaque tâche, quelle qu’elle soit, elle trouvera toujours sa place dans un des 5 piliers. 

On retrouve Thomas, le bon élève, qui a trouvé ses 5 piliers : 

  • Portfolio et présence en ligne :
    • Créer un site web attrayant avec un portfolio mettant en valeur ses meilleurs travaux de mariage.
    • Maintenir une présence active sur les TikTok et Instagram ciblant la région de Clermont-Ferrand, en partageant régulièrement des photos de mariage, des témoignages de clients, et des backstages.
  • Réseau local et partenariats :
    • Établir des relations avec d’autres professionnels du mariage dans la région (planificateurs de mariage, lieux de réception, fleuristes, etc.) pour créer un réseau de recommandations.
    • Participer à des foires de mariage locales et à des événements de réseautage pour augmenter sa visibilité et se faire connaître des futurs mariés.
  • Expérience client et branding :
    • Développer des packages de mariage clairs et attractifs, incluant des séances d’engagement, la couverture du jour du mariage, et des options d’albums photo.
    • Mettre en place un système pour recueillir des avis et des témoignages de clients pour renforcer la réputation et le bouche-à-oreille.
  • Gestion et administration :
    • Organiser efficacement les réservations, les contrats, et la facturation pour chaque mariage.
    • Suivre et analyser les finances pour comprendre les coûts, les revenus, et les marges, et planifier en conséquence.
  • Développement des compétences et style unique photo :
    • Investir dans des ateliers et des cours pour perfectionner ses compétences entrepreuriales.
    • Développer un style unique et reconnaissable, adapté aux préférences et aux tendances des mariés dans la région de Clermont-Ferrand.

Je lui mettrais un bon 19/20, il a bien bossé pendant ses pauses café ! 

L’idée maintenant est de répartir ces piliers dans les 14 heures qu’il peut consacrer par semaine à son projet de reconversion professionnelle dans la photo.

Comment faire ? On rentre là dans la notion de priorités. En gros, c’est à quel pilier donner plus d’heures et à quel en donner moins ?

On peut décider avec ces deux prismes

  1. faire confiance à son ressenti, ses envies du moment, sans autre mot d’ordre que passer du temps sur un pilier qui nous motive dans l’immédiat.
  2. déterminer l’ordre des piliers, du plus au moins susceptible d’accélérer ma reconversion

C’est donc en quelque sorte l’urgence, votre capacité à rester longtemps (ou pas) dans votre boite actuelle. 

J’appelle notre cher Thomas pour illustrer le tout. 

Soirées en semaine (mardi et jeudi) : 4 heures (de 21h à 23h)

  • Développement des compétences et style unique: 2 heures
  • Gestion et administration: 2 heures

Samedi après-midi : 5 heures (de 14h à 19h)

  • Portfolio et présence en ligne: 2 heures
  • Réseau local et partenariats: 3 heures

Dimanche matin : 5 heures (de 7h à 12h)

  • Expérience client et branding: 2 heures
  • Gestion et administration: 1 heure
  • Développement des compétences et style unique: 2 heures
Des piliers bien faits peuvent tenir très longtemps ! – Image par nonbirinonko – Creative Commons

Une astuce pour décupler votre auto-discipline

Dans l’entrepreneuriat, la productivité devrait être érigée au plus haut rang – particulièrement dans le secteur exigeant de la photographie – tellement elle peut changer la face d’une entreprise.

S’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que l’auto-discipline seule ne suffit pas. Ni la motivation d’ailleurs. Voyez les deux comme une jauge de Vie dans un jeu vidéo. Plus votre personnage avance, plus la jauge baisse. 

Pareil avec l’auto-discipline. Plus la journée avance, plus les semaines avancent, plus votre jauge sera basse. 

Comment contrer ça ? Voici mes conseils. 

La Réalité de l’autodiscipline

La première étape vers une productivité accrue est la prise de conscience. S’appuyer sur l’autodiscipline est une approche vouée à l’échec pour la plupart, moi le premier. J’ai beau essayer, je ne peux pas me faire confiance à ce niveau. 

Les distractions, notamment celles des écrans, sont des ennemis redoutables de la concentration. 

Prenons l’exemple d’un téléphone portable : une simple notification peut détourner votre attention, perturber votre flux de travail et vous coûter un temps précieux pour vous reconcentrer ensuite. 

Stratégies pour aménager un environnement productif

L’astuce ne réside donc pas dans la capacité à résister à ces distractions (à nouveau, à moins d’être un moine Shaolin, ça ne marche pas) mais dans l’aménagement d’un environnement qui les minimise. 

Voici quelques stratégies testées et approuvées par mes soins :

  • Distance physique avec les distractions : Placez votre téléphone dans une autre pièce pendant que vous travaillez. Cette séparation physique réduit la tentation et favorise une concentration ininterrompue.
  • Gestion des temps de pause : Définissez des moments spécifiques pour vérifier votre téléphone, idéalement lors de pauses planifiées pour éviter les interruptions de votre flux de travail.
  • Ritualisation du sommeil : La lumière bleue juste avant le coucher nuit à la qualité du sommeil. Mettre en place un rituel où, par exemple, un partenaire cache votre téléphone après une certaine heure, peut améliorer significativement la qualité de votre repos. Chez moi, c’est mon épouse qui prend le téléphone à 22h30 et je ne le retrouve que le lendemain !
  • De la musique : Mettez un fond de musique qui vous rappelle des moments heureux de votre vie. Quand je fais ça, c’est tout bête, mais je n’ai pas envie de « trahir » ces moments en perdant mon temps sur le net.

Avec ces mises en place certes mineures, ça peut déclencher une transformation majeure dans votre productivité, vous permettant de consacrer plus efficacement votre temps et votre énergie à votre projet. 

Vous voyez donc que même si savoir organiser son travail est essentiel, d’autres astuces comme celle-ci permettent de trouver un meilleur équilibre dans la gestion de son temps. 

Gérer son temps en travaillant à la maison

On sort du duo salariat-entrepreneuriat pour aller vers le duo famille-entrepreneuriat. Un vrai sujet qui concerne tous et toutes les photographes freelance qui veulent créer et développer leur business photo.

Alors qu’en est-il lorsqu’il faut ajouter à vos nouvelles fonctions d’entrepreneur les aléas de la vie de famille ? Comment bien faire le part des choses entre obligations familiales et professionnelles ? Comment s’organiser au quotidien ? 

On décrypte tout ça ensemble !

Les parents de cette famille de sousis devront être trèèèèès organisés ! – Image par Silvia – Creative Common

Le mot d’ordre : l’organisation

Il n’existe pas de recette miracle ou de formule magique pour que votre vie de famille et votre business photo puissent s’accorder au mieux. 

J’ai eu beau tourner le problème dans tous les sens, cela ne passera que par une organisation rigoureuse et la mise en place de certaines règles auxquelles il faudra ne pas déroger au risque d’y voir plus d’inconvénients que d’avantages. 

Un des aspects les plus importants pour parvenir à un certain équilibre est sans aucun doute le temps (encore lui).

La gestion de votre temps disponible, pour votre famille ou votre activité, doit être analysée, anticipée dans le but de décomposer et d’optimiser chaque créneau horaire de votre journée.

Attention, je ne suis pas entrain de dire qu’il faut dresser un emploi du temps minute par minute !

Vous savez comme moi que la vie de famille implique des imprévus et des variables que rien ni personne ne peut anticiper (au hasard, le petit dernier malade qu’il faut donc garder à la maison)

Il faut impérativement vous appuyer sur ce que vous connaissez le mieux : le fonctionnement interne de votre foyer. Ça, c’est (à peu près) maitrisable, comme décomposer une journée type en fonction des activités de chacun des membres de votre tribu.

C’est cette connaissance qui va vous permettre de définir au mieux quels sont les moments de la journée à privilégier pour tel ou tel type d’activité.

Vous pourrez par exemple privilégier le matin et profiter que les enfants soient à l’école pour vous atteler à une tâche requérant calme et concentration.

Je ne saurais que trop vous conseiller de débuter par les tâches les moins réjouissantes, ce qui vous libérera d’une charge mentale lourde, vous permettant de vous consacrer pleinement et sereinement au reste de votre journée.

Cette technique (commencer par ce qui fait le moins envie) est connue sous le magnifique et très évocateur nom de « avaler le crapaud » 🐸. C’est plutôt parlant non ? 

Là c’est uniquement une question d’expérimentations. Essayez différents rythmes pour voir dans lequel vous vous sentez le mieux. À force vous serez capable de caler dans une journée les différents tâches à faire seront le moment. 

Par exemple me concernant, c’est le soir, de 22h00 à 0h00, quand toute la maison est calme et silencieuse que je suis le meilleur pour écrire mes articles. J’ai besoin du calme de la nuit. Le jour, je peux aussi avoir le silence, mais l’ambiance n’est pas la même. 

Je sais aussi, depuis le temps, que le matin à 9h00, je suis capable d’enchainer les réponse à mes emails à la vitesse de l’éclaire. Je ne cherche pas à comprendre. C’est ainsi, je le sais, et surtout je me respecte à ce niveau de ma gestion du temps. 

Une proposition d’outil de planification et de gestion du temps

Planificateur de gestion du temps pour photographe entrepreneur (à copier-coller sans modération)

Date : _______________________

Module de priorisation des Tâches

  • Liste des Tâches du Jour :
    • _______________________________
    • _______________________________
    • _______________________________
    • _______________________________
    • _______________________________
  • Identifier le « Crapaud » (tâche la moins agréable) :
    • _______________________________
  • Identifier la tâche impérative à accomplir :
    • _______________________________

Module d’expérimentation des rythmes de travail :

  • Journal de Bord :
    • Horaires testés aujourd’hui : _______________________
    • Sentiments & Productivité : _______________________
  • Conclusion :
    • Meilleurs moments de productivité : _______________________

Organiser les temps de famille

Quant aux temps en famille, ils doivent eux aussi être au cœur de toutes vos attentions : repas, temps de jeu, de promenade, aide aux devoirs, moments en tête à tête avec votre moitié, contribuent à votre épanouissement personnel et donc à faire de vous une personne heureuse (le plus fort des super-pouvoirs! ).

D’ailleurs, je glisse en douce une idée que je dis souvent aux élèves de mon programme d’accompagnement : soyez plus égoïste ! 

Oui, développez un état d’esprit où vous vous mettez au centre de votre vie. Vous êtes la personne la plus importante de votre business photo. 

Donc … choyez vous ! Pensez à vous d’abord et avant tout. Un entrepreneur est une personne dont le but premier dans la vie est de développer son bonheur et celui de sa famille. 

Mon objectif ultime dans ma vie n’est pas d’atteindre 1 million de chiffre d’affaires, mais de vivre les moments les plus forts et précieux avec mon épouse et mes filles. Et c’est parce que je vise le million d’euros de CA que je suis en mesure d’atteindre cet objectif ultime. 

Je sais plus que quiconque qu’on peut vite tomber dans le piège du type «  si je passe un après-midi en randonnée, je n’avancerai pas dans mon projet devenir photographe pro ». 

C’est en partie vrai, factuellement. Mais sachez aussi que ces temps sont hyper importants pour votre business. Oui, car inconsciemment votre cerveau, lui, travail sur le projet. D’une manière certes déconnectée des actions concrètes, mais les neurones moulinent toujours. Pour nourrir votre inspiration et votre intuition. 

Mon conseil : marquez avec méthode sur votre emploi du temps des temps non négociables en famille. Ce sont des choses toutes simples comme faire le taxi pour les activités extra-scolaire des enfants, comme le restau hebdomadaire, comme le jeu de société du samedi soir. 

Le frigo est parfait pour afficher vos outils de planification – Image par ShellyS

Deux casquettes pour une seule tête

La double fonction parent/entrepreneur ne doit pas être vue comme un handicap, un poids supplémentaire mais bien comme une chance, un challenge.

En l’abordant de la sorte, vous éprouverez une certaine fierté à vous dire que oui, vous êtes capable de concilier la famille et le business.

La création de votre activité de photographe professionnel comporte des aspects très différents (comptabilité, gestion, communication, relation client…), comme autant de “métiers dans le métier”.

Ajoutez à cela le fait d’être un parent prévenant et un.e conjoint.e disponible et vous voilà transformé en véritable couteau suisse du quotidien ! 

Et puis vous savez quoi ? Vous êtes capable de bien plus que ce que vous pensez ! Oui. Je le dis très sérieusement. 

Optimiser son temps avec les enfants dans les pattes ?

Mettre à mal les clichés (un devoir pour tout photographe😉)

Nous avons tous dans notre entourage des personnes convaincues que la vie s’arrête dès lors que des enfants y font éruption.

“Rien ne sera plus comme avant…”

“C’en est fini de la liberté…”

“Tu peux dire adieu à ta carrière…”

Merci pour ces belles phrases toutes faites mais désolé, je ne suis absolument pas d’accord.

Le fait de travailler depuis chez vous et de pouvoir communiquer à votre descendance sur ce que vous faites comme travail est une chance (oui, vous êtes décidément très chanceux !).

Je suis très fier quand mes 2 filles disent que leur papa travaille à la maison (par contre, je ne sais pas si elles, elles le sont !) 

Ils peuvent ainsi s’impliquer, se projeter et comprendre quelle est la base de votre activité.

Comprendre ces enjeux, les toucher du doigts, les aidera à mieux respecter votre travail et à mieux assimiler certaines règles essentielles à votre bien-être et au leur :

  • On ne rentre pas dans le bureau comme dans un moulin
  • On ne transforme pas l’espace de travail en circuit de course pour modèles réduits (repensez à ce cri de douleur en marchant sur un avion en plastique…).
  • On invite le petit dernier à ne pas s’exercer à la batterie pendant qu’on déclare sa TVA

Vous pouvez formaliser ces règles, les imprimer et les afficher sur le frigo, mettre en place un code couleur, des panneaux de signalisation, des pièges à mâchoires (ça, c’est pour rire hein!).

Une proposition d’outil de gestion des règles de famille

Guide de bonnes pratiques pour l’espace de travail à domicile

Date : _______________________

  • Message d’introduction :
    • « Chers membres de la famille, travailler à la maison est une chance pour nous tous. Cela nous permet de partager notre quotidien et de vous faire comprendre l’importance de mon travail. Cependant, il est crucial d’établir certaines règles pour que l’espace de travail reste un lieu de concentration et de productivité. Merci de votre compréhension et collaboration. »
  • Pourquoi Papa/Maman travaille à la maison :
    • Expliquez en quelques lignes l’importance de votre travail :
  • Règles de l’espace de travail :
    1. On ne rentre pas dans le bureau comme dans un moulin.
    2. L’espace de travail n’est pas la salle de jeu.
  • Affichage des règles :
    • Lieu d’affichage choisi : _______________________
    • « J’accepte de suivre les règles de l’espace de travail et de les respecter pour le bien-être de toute la famille. »
  • Création de signaux visuels :
    • Code couleur ou signaux pour indiquer quand il est possible d’entrer dans l’espace de travail : _______________________
    • Panneaux ou symboles pour rappeler les règles de manière ludique et visuelle : _______________________

Quelques leçons du passé

Les différents confinements ont été révélateurs pour de nombreux foyers.

Ils ont permis une remise en question importante de l’organisation du temps familial, parfois pour le pire, mais aussi pour le meilleur.

Nombre de familles se sont rendues compte qu’avec un minimum d’organisation (encore) et de communication (toujours), gérer une activité professionnelle et le quotidien avec des enfants à la maison était parfaitement possible.

L’entrepreneuriat n’en a rien à faire des notions de week-end ou de vacances scolaires et il y a donc fort à parier que vous vous retrouviez dans le cas de figure où vos enfants seront présents à vos côtés toute la journée, malgré votre charge de travail.

Là encore, croyez-le ou non mais c’est une chance.

Les enfants ne demandent qu’à apprendre et comprendre, vivre de nouvelles expériences et partager votre quotidien.

Je connais un photographe animalier qui embarque systématiquement ses deux enfants pour ses prospections, le relevé des pièges photo, et qui peut même les faire participer aux différentes étapes du post-traitement.

C’est ludique, concret, riche en apprentissages et surtout, c’est possible !

Outre les bénéfices pour vos chérubins, vous y gagnerez dans votre relation parent-enfant et aurez la chance de développer une notion fondamentale de la parentalité : le partage.🤲

Et puis allez … j’ose ! Si vous qui lisez ça, êtes un homme avec des enfants sous le toit, et bien qu’ils soient filles ou garçon, ils verront leur papa travailler à la maison, aller les chercher à l’école, préparer à manger le midi, conseiller pour les habits le matin … 

… bref, autant de moments de vie qui vont tordre le cou au bon bon vieux cliché du  » la maman à la maison qui s’occupe des gosses et le papa qui part tôt et rentre tard le soir « . 

Mine de rien, à notre petit niveau, on participe ainsi au changement de mentalité de notre société. Cool non ? 

Un papa qui cuisine avec ses enfants, c’est chouette !

Apprendre à s’organiser au quotidien, sans culpabiliser

Il va de soi qu’il existe autant de cas de figure que de personnalités.

Certains parviendront sans problème à mener à bien vie de famille et business photo là où d’autres auront besoin de plus de temps pour atteindre cette harmonie.

Comme je le disais en préambule, il n’existe ni méthode, ni mode d’emploi et le fait d’éprouver des difficultés à gérer son temps ne doit pas être vécue comme un échec, mais comme une opportunité de s’améliorer encore, d’apprendre toujours et d’aspirer à faire mieux.

Les remises en question seront nombreuses, les doutes également. Ils sont nécessaires, voire indispensables et tout le monde à le droit de se sentir lassé, frustré et en colère.

Ces sentiments ne sont que des outils pour vous conduire vers la réussite de votre projet et de l’harmonie tant convoitée.

Méditation, punching-ball, isolement ou hurlements primaires du haut d’une montagne peuvent vous aider à gérer ce trop plein et à faire le vide pour revenir vers vos proches plus apaisé et disponible.

Conclusion

La gestion du temps de travail est un pilier central pour les photographes entrepreneurs qui jonglent entre leur business naissant, leurs obligations de salarié et leurs responsabilités familiales.

Ce n’est pas une phrase théorique vide de sens. C’est la réalité, vécue par votre serviteur depuis plus de 10 ans.

Une organisation méticuleuse mais ajustable, une discipline certaine soutenue par l’amélioration de son environnement, et des moments, aussi, de relâche, sont essentielles pour équilibrer ces différentes sphères de vie.

En priorisant les tâches, en respectant des plages horaires dédiées à chaque activité, et en impliquant la famille dans cette nouvelle dynamique professionnelle, vous augmenterez les possibilités de réussir votre reconversion professionnelle dans la photo.

Devenir photographe pro : 9 conseils pour bien démarrer

Devenir photographe pro : 9 conseils pour bien démarrer

J’ai voulu rédiger cet article pour répondre aux 9 questions qu’on me pose le plus souvent pour devenir photographe professionnel et bien démarrer dans le métier, quel que soit votre niveau ou diplôme. Et rien de mieux qu’une série de 9 conseils pour y répondre en profondeur !

Alors préparez-vous à apprendre beaucoup d’astuces, de stratégies, des idées pratiques, des techniques numériques et des cours spécialisés dans des domaines aussi importants que vos tarifs photo, la gestion de votre studio, la confiance du photographe pro, et comment préserver votre santé mentale (oui oui !).

On abordera aussi la grande question de la concurrence entre photographes indépendants, les différents métiers dans le domaine de la photographie, ou encore celle de la prise de risques quand on lance son entreprise photo pour devenir photographe.

Bonne lecture !

Conseil #1 : Dépassez votre syndrome de l’imposteur pour devenir photographe

Si vous voulez devenir photographe professionnel, vous êtes très probablement déjà confronté à ce fameux ressenti qu’on appelle le « syndrome de l’imposteur ». Vous savez, cette bizarre impression qui fait qu’on a le sentiment de ne pas être à sa place, malgré vos études et diplômes obtenus dans ce domaine.

C’est très vrai quand on a été amateur des années durant et qu’on envisage de se professionnaliser. Ça peut être parfois bénéfique avec le petit doute qui va bien pour se lancer dans des formations continues et améliorer ses compétences techniques.

Sauf que très souvent, c’est tout l’inverse et ça peut carrément être bloquant pour devenir photographe indépendant, freiné par un manque de diplômes ou de formation professionnelle adéquate.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des stratégies de reconversion et des formations professionnelles pour surmonter ces doutes durablement.

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Le Super-Pouvoir du photographe

Je parle souvent de ce principe que j’appelle « le super-pouvoir du photographe ». C’est très simple : tout votre savoir-faire ne réside pas uniquement dans votre maîtrise des images – exposition, flash, post-traitement, triangle de l’exposition – mais également (et surtout !) dans toutes vos compétences et qualités personnelles, acquises lors de formations professionnelles !

Tenez, par exemple, un photographe à la personnalité joyeuse et énergique, formé dans une école renommée comme celles de Paris, aura toutes les cartes en main pour améliorer l’expérience de ses clients et faire de ses sessions de shooting photo des moments extraordinaires.

Même chose avec des compétences dans des métiers qui semblent pourtant loin de la photographie. Je pense à quelqu’un qui serait dans la gestion de projets, compétence qu’il aura pu développer lors de formations en ligne ou pratiques, très utile pour organiser aux petits oignons les sessions de shooting photo des mariages.

Vous devez donc bien comprendre que le métier de photographe ne se résume pas uniquement à tourner deux molettes dans le bon sens ! Vous et votre appareil photo, votre matériel de qualité, valez beaucoup plus que ça, en allant chercher tout ce qui fait votre unicité à travers vos études et votre formation continue.

une jeune femme qui veut devenir photographe pro et se rêve en super héros.
Photo BY Yuganov Konstantin – © Creative Commons

Élargir le champ de compétences

L’autre stratégie pour surmonter le syndrome de l’imposteur, c’est d’élargir votre champ de compétences en suivant des formations adaptées (parfaitement logique avec le paragraphe précédent).

Attention ! Je parle là de compétences qui vont au-delà de la photo ! Croyez-moi, pour devenir photographe professionnel, vous aurez besoin de bien plus que la maîtrise technique photo, y compris des compétences en retouche numérique et en gestion d’un studio.

Je vous conseille dès maintenant de faire un travail d’introspection : aller chercher vos points forts tout comme tout ce qui vous manque pour faire de la photo votre métier, en passant par des études complémentaires et des formations spécialisées.

Je vous donne un exemple issu d’un photographe que j’ai coaché dernièrement. Son gros point fort, c’est sa connaissance du milieu naturel qu’il photographie. Et aussi bien sûr la maîtrise de son appareil photo et des techniques de lumière.

En plus de ça, on a identifié qu’il lui manquait cette chose : la capacité à raconter des histoires à travers ses images. L’aspect narratif. Puis on s’est rendu compte qu’il était un grand lecteur de romans policiers.

Donc on a travaillé ensemble pour jouer autant que possible (gros challenge) avec des éléments de suspense dans sa photographie, en suivant des cours de storytelling visuel.

Cette nouvelle approche, vraiment unique, lui a permis de donner une nouvelle dimension à son métier et de se dire que oui, il allait pouvoir vivre de la photo grâce à des formations continues et une reconversion réussie.

Dépasser le syndrome de l’imposteur en photographie va donc au-delà de la technique : c’est aller chercher vos qualités uniques, rares, qui n’ont rien à voir avec la photo, et les intégrer dans votre art grâce à des études et des formations variées !

Cette démarche renforce votre confiance et votre capacité à affronter les défis que vous aurez immanquablement sur la route de la création de votre entreprise photo, tout en vous formant continuellement.

Conseil #2 : Fixer vos tarifs en photographie : une approche personnalisée

Ah … la grande question des tarifs à fixer quand on veut devenir photographe (ou qu’on est déjà pro d’ailleurs). Avec le logo et le nom de son entreprise photo, elle fait partie du trio de tête, tout comme votre niveau de formation !

Je pourrai vous en parler des heures. Mais on va faire simple pour le moment, en intégrant des techniques de calcul apprises lors de vos études.

La grande erreur des débutants: se calquer sur la concurrence

La grande erreur à ne pas faire en tant que photographe pro qui se lance dans le métier, c’est de fixer vos tarifs sur ceux de vos concurrents, sans tenir compte de votre propre niveau de formation et de vos compétences uniques.

Je reconnais que c’est très confortable, rapide, sans demander beaucoup d’efforts. Sauf que les prix des photos des concurrents ne seront jamais les vôtres, surtout si vous avez suivi des formations spécialisées.

Pour plusieurs raisons.

Chaque photographe professionnel a ses propres coûts, des charges différentes, des besoins différents en matériel, sans parler d’un environnement de marché distinct du vôtre. Et puis des objectifs d’investissement propres, qu’ils soient liés à des études ou à des formations continues. Bref, autant de choses qui rendent la simple imitation des tarifs photo des concurrents inadaptée et limitante pour votre entreprise photo.

L’approche personnalisée: définir vos besoins financiers

La clé ?

C’est (comme souvent d’ailleurs) de partir de vos propres besoins. Commencez par définir ~le revenu mensuel~que vous souhaitez obtenir de votre activité photographique. Est-ce 500, 1000 ou 1500 euros ? 

Ensuite, multipliez ce chiffre par 3 ou 4 pour couvrir vos charges, vos investissements en matériel, et les coûts opérationnels de votre entreprise. Par exemple, un revenu souhaité de 1500 euros pourrait signifier un chiffre d’affaires de 3000 à 4000 euros.

Examinez ensuite le temps que vous pouvez consacrer à votre activité chaque mois. Combien d’heures pouvez-vous réellement dédier à la photographie ? Divisez votre chiffre d’affaires cible par le nombre d’heures disponibles pour déterminer votre tarif horaire adapté à votre niveau de compétence.

Ce chiffre sera toujours une meilleure base que celle venant de la concurrence.

Calculer votre tarif: une méthode simple mais efficace

Avec cette méthode, vous établissez une base de tarification qui reflète non seulement vos besoins financiers, mais aussi la valeur réelle de votre métier et le niveau de vos études et formations. Cela vous permet d’ajuster vos prix en toute connaissance de cause, en partant de vous.

C’est le meilleur moyen que je connaisse pour devenir photographe tout en assurant la rentabilité de votre entreprise, sans vous perdre dans la comparaison inutile voire dangereuse avec les concurrents.

Pour finir sur une belle phrase qu’on pourrait presque mettre dans un livre de développement personnel : la tarification de vos photos doit être le reflet de votre réalité unique, pas une copie de celle des autres.

(je précise que cette manière rapide de calculer est très simplifiée hein ! Il y a d’autres critères à aller chercher pour être encore plus précis, comme votre statut d’entrepreneur et vos études en gestion).

Un photographe professionnel qui gère la comptabilité de son entreprise.
Photo BY Andrey Popov – © Creative Commons

Conseil #3 : Devenir photographe pro c’est assumer de faire payer vos photos

Lorsque vous commencez à facturer vos images à de vrais clients, une question cruciale se pose : comment justifier cette transition du gratuit au payant auprès des gens qui vous suivaient avant ?

Ou encore, comment réussir à se sentir à l’aise avec cette grande nouveauté pour vous : demander officiellement une rémunération pour quelque chose qui a toujours été pour vous lié à une passion.

La réponse se trouve dans la valeur ajoutée que vous apportez grâce à votre nouveau métier de photographe, soutenu par vos formations et votre expertise.

D’où l’importance de valoriser votre travail en toutes occasions. Je vous le dis : 

faire des belles photos qui racontent une histoire et génèrent de l’émotion n’est vraiment pas donné à tout le monde, surtout sans une formation appropriée en retouche et techniques numériques.

La valeur du payant !

Le premier argument pour vous aider à assumer de faire payer vos services photo serait de dire : « votre salaire de photographe découle directement de votre chiffre d’affaires, qui lui-même est lié aux ventes de vos prestations photo ». 

En bref : vendre est vital pour votre entreprise photo

Mais ce serait un peu trop facile. Car il y a d’autres raisons qui doivent vous pousser à être à l‘aise dans le fait de vendre, notamment grâce à des cours de vente et des formations professionnelles.

La première est liée à l’idée (vraie) que « ce qui est gratuit a moins de valeur ». C’est prouvé par des études. Il suffit pour s’en convaincre de regarder ses propres pratiques et d’analyser l’effet de vos formations sur la perception de valeur.

Par exemple, un prospectus qu’on nous donne gratuitement au détour d’une rue sera très souvent négligé, tandis que le même document, vendu à un prix modique, est beaucoup plus apprécié et utilisé.

C’est un principe identique qui s’applique quand on achète une bouteille de champagne très chère ! On va se « forcer » à le trouver excellent, pour la simple raison qu’il nous a coûté les yeux de la tête.

Cela montre que nous accordons plus de valeur à ce qu’on paie. Alors si vous voulez être pris au sérieux et devenir photographe pro, assitez dignement le fait de vendre au juste prix vos services photo, en vous appuyant sur vos études et votre formation. C’est votre métier.

En payant, vos clients s’investissent davantage dans le processus, reconnaissant ainsi la valeur de votre savoir-faire, vos compétences professionnelles et votre équipement de qualité.

Deux verres de champagnes symbolisent la réussite du projet de devenir photographe professionnel.
Photo BY Beni Fish – © Creative Commons

En payant, vos clients s’investissent davantage dans le processus, reconnaissant ainsi la valeur de votre savoir-faire. 

Choisir sa spécialité

Une étape cruciale avant de se lancer est de déterminer dans quel domaine de la photographie vous souhaitez vous spécialiser.

Que ce soit la photographie de portrait, de mariage, de nature ou autre, choisir une spécialisation permet de concentrer vos efforts, de perfectionner vos compétences à travers des formations spécifiques, et de cibler une clientèle spécifique.

Ce choix impactera directement votre marque personnelle, la manière dont vous vous démarquerez sur le marché, et le niveau de vos études en photographie.

Définir un emplacement stratégique

Votre localisation, que ce soit à Paris ou ailleurs, impacte beaucoup votre visibilité et votre clientèle potentielle. Décider d’avoir un studio physique bien équipé ou de travailler en extérieur vous aidera à cibler votre public.

Un studio en plein centre-ville permet une visibilité accrue, ce qui pourrait être idéal si vous cherchez à attirer une clientèle régulière grâce à des études de marché.

Créer un portfolio professionnel

Un portfolio bien conçu est votre carte de visite. Il doit refléter non seulement votre talent, mais aussi la diversité de vos compétences, votre niveau d’études, et votre capacité à répondre aux exigences variées des clients.

Un portfolio structuré, incluant des exemples de retouches et des projets réalisés, aide à convaincre les clients de vos compétences, surtout si vous incluez des travaux qui soulignent votre spécialisation.

Vous avez des responsabilités 

De votre côté, vous avez une entreprise. En tant que photographe, recevoir une rémunération n’est pas seulement un gain financier.

C’est un engagement, une sorte de contrat moral qui vous pousse à viser l’excellence dans votre activité, à fournir un travail et des photos qui reflètent non seulement votre talent, mais aussi votre professionnalisme et les techniques apprises lors de vos études.

Là aussi, j’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes mais c’est parce que des clients vous paient pour vos services photos que vous vous sentez obligé de faire du bon boulot. 

C’est simple, je sais, et pourtant je ne connais rien de plus puissant que cet espèce d’obligation morale de bien faire le job. C’est dans les transactions payantes et les projets réalisés que se forge un lien de confiance et de respect mutuel entre vous et vos clients.

Conseil #4 : Ne pas rester seul

Pour les conseils qui vont suivre, j’ai pris le parti d’établir une comparaison avec les sportifs de haut-niveau. N’ayant pas eu l’opportunité moi-même d’accéder à ce statut, j’ai toujours été fasciné par l’état d’esprit de ces champions et championnes, et par les formations qu’ils suivent régulièrement.

Que vous soyez sportif ou pas, il ne vous aura pas échappé que les plus grands sont en permanence accompagnés par des professionnels pour gérer différents aspects de leurs pratiques, tels que les entraîneurs, préparateurs physiques, mental, diététiciens … autant de métiers qui gèrent les à-côtés de l’activité sportive pure et dure.

Pourquoi est-ce si important ? Pourquoi investissent-ils autant d’argent dans ces aides (il faut bien les payer !) : des formations continues et des accompagnements professionnels !

Pour que l’athlète puisse donner le meilleur de lui-même dans son domaine. Le job de la sprinteuse, c’est de courir. Pas de prévoir sur 2 ans un plan d’entraînement à la séance près, ni s’auto-masser les zones musculaires douloureuses et encore moi d’analyser secondes par secondes toutes les courses des concurrentes.

Eh bien il en va exactement de même pour devenir photographe professionnel. Vous devez vous faire accompagner, suivre, coacher, conseiller, mentorer, … peu importe le terme, grâce à des formations en ligne ou en présentiel !

Bien sûr qu’au tout début vous serez au four et au moulin. Comme je l’ai été d’ailleurs. Mais très vite, il faudra vous entourer, dès les prémices de votre projet, de personnes qualifiées et expertes dans le domaine de la photographie pour vous guider vers la ligne d’arrivée.

À l’heure du web, il existe de nombreux professionnels faciles d’accès et des formations qui permettent d’avancer sereinement dans le parcours de création d’une entreprise photo.

Que ce soit pour

  • se perfectionner en photographie.
  • Se familiariser avec les aspects juridiques et administratifs.
  • Gérer la comptabilité.
  • Créer du contenu de qualité et donc améliorer son référencement sur le web.
  • Apprendre à gérer son stress, ses émotions.
  • Sortir de ses zones de confort, notamment celle liée à l’argent.

L’explosion des offres de formations et d’accompagnements externes en tout genre n’est pas seulement un effet de mode, une tendance. Elle est le marqueur de notre époque et une grande aide pour votre entreprise.

Vous ne pouvez pas tout savoir faire (et ce n’est pas grave)

Je continue mon analogie avec le sport (parce que j’aime bien, tout simplement et qu’en plus, c’est toujours plus facile de comprendre des choses quand on les met dans un contexte différent grâce à des formations pratiques)

Comme vous l’aurez sûrement remarqué, Usain Bolt n’était pas réputé pour ses performances en bobsleigh (petit clin d’œil à rasta rocket), pas plus que Laure Manaudou n’est connue pour avoir marqué deux buts de la tête en finale de la coupe du monde contre le Brésil.

Votre “truc” à vous, ce qui vous anime, ce qui vous fait vibrer, c’est la photo, enrichie par vos études et formations continues.

Mais comme nous venons de le voir, il serait illusoire de penser que vivre de la photo se résume à presser un déclencheur. Il y a des dizaines d’autres compétences à aller chercher pour devenir photographe, comme les techniques de retouche et la gestion d’un studio. Heureusement, sinon, même le fiston de 5 ans de mon voisin pourrait y arriver.

En choisissant de vous entourer de personnes dont c’est le métier de prendre en charge une partie des obligations qui incombent à l’entrepreneur photo que vous êtes, ou en suivant des formations spécialisées, vous vous offrez un luxe, une richesse après laquelle nous courons tous : le temps !

Le temps, comme le dit le vieil adage, c’est de l’argent. Mais dans votre cas, c’est bien plus que ça. C’est la liberté de poursuivre votre métier et prendre des photos avec la même ardeur et le même engagement qu’au premier jour, grâce à des techniques efficaces et du matériel performant.

Tout le monde vous le dira : vivre de sa passion pour la photo prend du temps. Beaucoup de temps. Alors en déléguant les tâches que vous maîtrisez moins, vous vous libérez des heures précieuses, des heures que vous pouvez consacrer à ce qui fait battre votre cœur : la photographie et vos projets créatifs.

Et puis cette libération de temps a un effet domino positif : elle vous rend plus disponible pour peaufiner et renforcer votre offre photographique, pour explorer de nouveaux horizons clients, et in fine, pour augmenter vos revenus et consolider votre entreprise.

Deux photographes pro scellent leur partenariat par une poignée de main.
Photo BY Shutter2U – © Creative Commons

Conseil #5 : la photo, passion ou simple passe-temps ?

Il y a une interrogation fondamentale que vous devez absolument vous poser pour assurer le succès de votre projet de devenir photographe indépendant.

Passion ou simple hobby ?

Demandez-vous si la photographie est une véritable passion pour vous. Car il y a une différence fondamentale entre :

  • avoir un hobby tranquille, quelques poignées de minutes quand on y pense comme assembler des maquettes de sous-marins. Ou comme moi, prendre ma guitare et jouer depuis des années les 3 mêmes morceaux 2 minutes par soir.
  • Et une passion dévorante. De celle qui vous donne envie de crier depuis le sommet d’une tour que la photographie est la plus grande invention depuis le feu (ben quoi, c’est vrai non ?).

Votre réponse à cette question fondamentale définira votre trajectoire et votre engagement. La raison ? Soyez conscient que devenir photographe professionnel veut dire y passer des milliers d’heures, au bas mot, en suivant des formations continues et des études approfondies.

Suis-je prêt à passer des milliers d’heures à jouer de la guitare ? Non. À accompagner des photographes qui veulent devenir pro avec du coaching et des programmes de formation ? Oui.

Posez-vous donc ce même genre de questions. Répondez-y avec sincérité, c’est capital pour votre reconversion et votre parcours professionnel.

Conseil #6 : la prise de risques pour devenir photographe

L’audace de lancer votre entreprise en photographie

Se lancer dans le monde de la photographie professionnelle, c’est un peu comme être dans un avion, portes ouvertes, parachute dans le dos, prêt à faire le grand saut.

Parce que oui, il y a des incertitudes qui sont bien là. Un peu comme cet infime risque d’avoir le parachute qui ne s’ouvre pas. On sait que ça peut arriver (c’est arrivé à d’autres !). Pourtant, on finit par sauter quand même, en s’appuyant sur sa formation et ses compétences acquises.

La raison ? Parce qu’on sait qu’il n’y a que ce moyen de vivre des moments ultra-intenses. Rester dans l’avion ne vous aura fait qu’imaginer ce que vous pourriez ressentir … sans le vivre. Seul le saut permet d’accéder à ces sensations ultimes.

Pour paraphraser une tirade du film « Le Bon, la Brute et le Truand » : le monde se divise en deux catégories, il y a ceux qui sautent de l’avion et ceux qui restent à quai.

Je suis convaincu que cette tirade marche très bien pour la reconversion professionnelle dans la photo. C’est-à-dire qu’il y aura toujours deux catégories parmi les photographes qui veulent devenir pro.

Les premiers : ils y réfléchissent, sondent un peu le terrain, se renseignent. Mais ne passent jamais à l’action et finalement restent dans l’avion. Ok, pas de risques pris, mais zéro chance de devenir photographe pro (avec les regrets qui vont avec).

Les seconds : ils y réfléchissent, sondent un peu le terrain, se renseignent … et finissent par y aller vraiment, se lancent dans le vide avec leur parachute dans le dos. Oui, il y a un risque, celui que « l’entreprise ne marche pas », mais il y a aussi une vraie possibilité pour que ça cartonne avec les effets ultra-bénéfiques qui vont avec.

Devenir photographe pro est comme se lancer en parachute depuis un avion.
Photo BY Maurizio Graiki – © Creative Commons

Le défi de devenir photographe professionnel

Quitter la sécurité d’un emploi régulier, avec ses jours de congé payés et toute la visibilité qui va avec, pour devenir photographe indépendant, ça peut ressembler à un échange plutôt audacieux : la sécurité pour la liberté.

Mais souvenez-vous. Avec de grands risques viennent de grandes récompenses. Comme un artiste qui peint une toile vierge, vous avez la liberté de créer, de façonner, d’innover. Vous n’êtes plus limité par les directives de quelqu’un d’autre; votre vision artistique et entrepreneuriale est le seul guide, soutenue par votre formation et votre expertise.

C’est une liberté enivrante, je vous le confirme en étant en plein dedans depuis 10 ans, mais elle exige du courage, de la résilience et une foi inébranlable dans son ambition (foi qui se développe et se travaille, personne ne naît avec, souvent renforcée par des formations professionnelles).

Alors, avant de faire le grand saut, prenez un moment pour réfléchir. Êtes-vous prêt à troquer la sécurité contre l’aventure ? À échanger la routine pour l’inconnu ? 

Si votre cœur bat plus fort à l’idée de capturer le monde à travers votre objectif, alors peut-être est-il temps de déployer vos ailes et de plonger dans le monde passionnant de la photographie professionnelle, avec un projet bien structuré.

Juste, assurez-vous de ne pas sauter de l’avion en tutu mocassin et sac à dos vide : un saut dans l’entreprise photo ça se prépare minutieusement, avec des études et une planification stratégique !

Conseil #7 : la concurrence en photographie pro, stratégies gagnantes

La question de la concurrence doit retenir toute votre attention.

Je ne cesserai de le répéter : la concurrence n’est pas un obstacle. Elle doit être un moteur, une source de motivation, voire d’inspiration et peut parfois amener à des collaborations très constructives entre professionnels.

Mais si elle est mal évaluée, elle peut également se révéler être un réel handicap. Reprenons la métaphore sportive…

Nous sommes sur la ligne de départ de la course d’athlétisme la plus prestigieuse, le 100m. Au départ s’alignent 8 athlètes prêts à en découdre

Problème : les huit coureurs ont tous obtenu un temps strictement identique aux entraînements. Autant dire que la course s’annonce très très serrée, comme dans un marché saturé.

Vous voyez où je veux en venir ?

Au moment de déterminer votre offre sur votre territoire, il est indispensable de vérifier si elle n’est pas déjà saturée par d’autres professionnels.

Si vous êtes installé dans une ville de taille moyenne comme Paris et que dix photographes proposent déjà une offre similaire (photographie de mariage à 1000 € pour les couples à revenus moyens par exemple), il y a fort à parier que vous aurez du mal à vous faire une place !

Comme toute activité créative, la photographie a ceci de formidable qu’elle peut se décliner à l’infini. À vous de proposer le service que personne d’autre ne propose ou de vous lancer sur le marché avec l’offre la plus originale, basée sur vos images uniques et votre formation continue.

Et c’est précisément là qu’intervient votre Super-Pouvoir de photographe qu’on a vu plus haut.

La clé pour sortir du lot par rapport aux 10 autres photographes de mariage est de piocher parmi toutes vos compétences, développées grâce à vos études et formations, pour créer une offre photo littéralement unique.

Vous êtes passionné par ailleurs d’astronomie ? Excellent ! Intégrez cette passion dans vos séances de shooting de photos de mariage pour offrir une vue originale et captivante.

Une compétition de course à pied symbolise la compétition entre photographes indépendants.
Photo BY Morzaszum – © Creative Commons

Conseil #8 : L’entraînement du photographe pro

Dans le monde compétitif de la photographie professionnelle, l’importance de l’entraînement régulier est aussi cruciale que pour un athlète de haut niveau.

Pour toujours offrir le meilleur à vos clients, pour contribuer à changer un peu de leur monde, alors vous devez rester au top de votre métier en suivant des formations et en pratiquant régulièrement.

Comment ? En appliquant dans votre activité la même rigueur que peut s’imposer un sportif de haut-niveau, en suivant des cours et des formations professionnelles.

Planification stratégique et objectifs clairs

Si vous suivez quelques sportifs, vous savez que dans une année Olympique, la préparation ne commence pas 3 mois avant les épreuves. Ni 6 mois avant. 

C’est 4 ans, soit le nombre d’années qui séparent deux éditions des J.O. 

Oui, un athlète qui vise une participation à ce qui se fait de mieux dans son sport établit un plan d’action sur 4 ans. Je trouve ça assez dingue. Et en même temps très logique, puisqu’il doit suivre des formations continues et des études spécifiques.

Je n’en suis pas encore là de mon côté, le plan concret de mon entreprise étant sur 1 an. Déjà pas mal ! 

Tout ça pour vous dire que, comme un coureur se prépare pour un marathon, fixez-vous des objectifs clairs et réalisablespour votre entreprise photo. Et surtout notez-les. Dans ce plan d’action, on peut y mettre des objectifs financiers, des objectifs de création d’offres photo, de partenariat ou encore de création de son propre studio.

Tout comme un sportif planifie ses entraînements et ses compétitions, cette planification écrite noir sur blanc vous aidera à rester focus, à mettre du sens dans vos tâches quotidiennes et à mesurer vos progrès à chaque étape de votre formation.

Adaptation et formation continue

S’il y a bien un domaine où l’environnement évolue constamment, c’est celui du sport. On trouve les évolutions technologiques en tête bien sûr, ou encore les innovations scientifiques. Sans parler de celles de la médecine où parfois la frontière avec le dopage est très mince.

Il est impensable d’imaginer un sportif et son staff ne pas être au courant de ces avancées. C’est évidemment le contraire et tout est organisé pour s’adapter constamment à de nouvelles méthodes et techniques, souvent à travers des formations continues. 

Vous l’avez deviné, en tant que photographe pro, votre survie passe aussi par cette formation aux nouvelles technologies, aux nouveaux supports de diffusion, entre autres, et par l’adaptation aux nouvelles techniques numériques.  

Qu’on l’aime ou pas, qu’on le veuille ou non, l’Intelligence Artificielle en photographie bouleverse toutes les pratiques photo. 

Comme les nageurs ont dû faire des choix à l’arrivée des combinaisons en polyuréthane, devenir photographe pro implique de faire aussi des arbitrages entre méthodes traditionnelles et nouvelles technologies.

Embrasser à fond cette nouvelle techno ? Au contraire, ne pas du tout l’intégrer dans son métier et jouer au max la carte du « photographe 100 % zéro IA » pour se démarquer et s’affirmer ?

Quand on est photographe indépendant, la pire des choses à faire est la politique de l’autruche. Mettre la tête dans un trou et attendre comme si de rien n’était, sans suivre de cours de mise à jour ou de formations continues.

Au contraire, tenez-vous (bien) au courant, suivez des formations, prenez des décisions éclairées pour vos images, et assumez-les. 

Comme les personnes qui veulent devenir photographe, un sportif se forme en permanence.
Photo BY Jacob Lund – © Creative Commons

Il n’y a pas que la photo !

Ne vous limitez pas à la veille en photo. Devenir photographe implique de se plonger aussi dans l’univers de l’entreprise. Étudiez les modèles de réussite des grands et petits entrepreneurs en écoutant des podcasts, lisant des interviews, ou suivant des cours en ligne.

Familiarisez-vous avec les structures juridiques, abonnez-vous à des newsletters, participez à des temps de formation (comme ceux de la CCI de votre région) pour mieux comprendre le statut et les métiers liés à la photographie. 

Tout, je dis bien tout, ce qui peut nourrir votre projet et vous maintenir connecté est capital. Le cerveau humain est très bien fait et est parfaitement capable d’établir inconsciemment des ponts entre des domaines qui n’ont a priori pas grand chose à voir les uns avec les autres grâce à vos études variées.

La preuve avec mes analogies sportives dans cet article ! 

Ou encore les liens que j’ai établis récemment pour ma propre entreprise en regardant un dessin animé avec mes enfants. C’était Le Noël d’Angela. Une petite pépite qui m’a fait comprendre d’une façon très puissante que quand on veut quelque chose, on finit toujours par l’obtenir… parfois d’une façon inattendue. Je vous le conseille, il dure 45 minutes, la fin est magique.

Pour établir tous ces ponts, toutes ces liaisons, il faut donner de la matière au cerveau. Cette nourriture indispensable qui est tout simplement générée par la curiosité. Les séries et films TV c’est bien, mais pas suffisant.

Lectures, randonnées, discussions, méditation, autant de choses à explorer pour nourrir son état d’esprit, développer des idées originales et renforcer vos techniques en photographie.

Conseil #9 : L’importance de prendre soin de soi 

Imaginez la photographie comme un marathon créatif (notez comme tout de suite comme le mot marathon fait moins peur !).

Après l’intensité d’une bonne séance photo, ou encore d’une sortie de plusieurs heures, puis d’une session de post-traitement intense devant l’écran, suivi de la gestion administrative de votre entreprise photo, pour finir avec de l’auto-formation, il est essentiel de … se reposer comme après une grosse séance d’entraînement bien physique. De celles qui piquent les jambes vous voyez ?

Cette cadence soutenue est le quotidien du photographe pro. Car je pourrais ajouter au marathon, les finances, les partenariats, le SAV, la gestion des mails, la production de contenu sur les réseaux, la fameuse prospection, … et bien sûr la retouche des images.

Avec tout ça, le photographe indépendant peut vite fait se retrouver la tête sous l’eau. Ou en grosse hypoglycémie pour continuer à filer la métaphore du marathon. 

Vous devez donc impérativement vous octroyer des moments de calme. Des pauses. Qui sont tout sauf du temps perdu, croyez-moi. 

Voyez les plutôt comme des moments de recharge créative et personnelle. Imaginez ces instants comme une respiration profonde dans votre journée, un moment où vous reconnectez avec vous-même, loin des objectifs de chiffre d’affaires, des projets, et des injonctions à répondre dans la minute aux messages.

Vous n’êtes pas une machine et personne n’est conçu pour travailler de manière acharnée dix heures par jour et sept jours sur sept.

Un indépendant qui veut devenir photographe réfléchie au devenir de son entreprise.
Photo BY Syda – © Creative Commons

Une bonne nuit de sommeil, une journée en famille, une balade au grand air ne sont jamais des options pour le photographe pro. Tout ça doit être programmé dans votre emploi du temps, en équilibrant travail et vie personnelle.

Tenez, mon chiffre d’affaires ne s’est jamais aussi bien porté depuis que je m’astreins à nager 3h30 par semaine. Est-ce que c’est directement lié ? Je le pense grâce à l’effet positif sur ma santé mentale et ma productivité.

Ces temps de respiration participent à trouver le juste équilibre entre votre activité professionnelle et votre vie en tant qu’individu, essentiel pour une reconversion réussie.

Alors on bloque une heure, une demi-journée ou un week-end entier, on oublie la photo et on s’accorde du temps pour soi et pour ses proches !

Conclusion

Vous êtes encore là ? Bravo, parce que cet article fait très plus de 5000 mots et vous avez mis une bonne dizaine de minutes à le lire.

Ce qui, disons-le clairement n’est pas grand chose sur l’aventure entrepreneuriale qui vous attend. Car oui, si demain vous vous lancez pour devenir photographe pro, laissez-moi vous dire que vous signez pour des années de travail, de formation et de reconversion. Ce qui, de vous à moi, est une très bonne nouvelle.

Je le pense sincèrement. Être photographe indépendant, vous fera vivre des tournants inattendus, des hauts et des bas, un peu comme une série Netflix dont on ne peut se détacher.

Vous allez grandir, évoluer, et même vous réinventer. Tout ce qui s’est passé pour moi (et ce qui se passe encore car rien n’est jamais fini dans ce métier), grâce aux formations continues et aux projets variés que j’ai entrepris.

Alors, oui, ces quelques minutes passées à lire cet article ne sont qu’un avant-goût, donc préparez-vous à une aventure de vie enrichissante et pleine de formations professionnelles.

Dites-moi en commentaires en quoi cet article vous a aidé ! 

Reconversion professionnelle : les 5 clés pour devenir photographe

Reconversion professionnelle : les 5 clés pour devenir photographe

Vous pensez de plus en plus à une reconversion professionnelle dans la photo ? D’un côté vous en avez marre de votre emploi actuel et de l’autre votre passion pour la photographie vous fait du pied pour vous lancer dans le métier de photographe professionnel ?

Vous êtes au bon endroit. Depuis 5 ans, j’aide les photographes à vivre de la photo. J’ai accompagné des dizaines de personnes à se reconvertir d’un emploi salarié à une activité de photographe freelance qui fonctionne grâce à des formations adaptées et au développement de compétencesprofessionnelles.

Voici mon grand guide pour cela.

On va passer en revue ensemble les grandes étapes par lesquelles vous devez passer pour réussir cette reconversion et atteindre vos objectifs.

Reconversion professionnelle : les 5 clés pour devenir photographe

Que vous souhaitiez développer une activité complémentaire à votre emploi actuel (un « side-project » comme on dit) ou vous lancer à temps plein, nous allons explorer ensemble, à travers des cours pratiques et des formations en ligne, comment prendre les bonnes décisions pour démarrer et réussir votre nouveau parcours de photographe professionnel.

Voici déjà une liste de points clés :

👉 La reconversion professionnelle comme photographe, ça fonctionne. J’ai des dizaines d’exemples de belles réussites autour de moi.

👉 Un bilan de vos compétences et de vos aspirations est indispensable avant de vous lancer dans une reconversion. C’est ce que j’appelle « trouver votre super pouvoir photo » grâce à une formationadaptée.

👉 Votre capacité à entreprendre et votre motivation sont beaucoup (mais vraiment beaucoup…) plus importantes que vos compétences techniques en photo. Développer vos compétences à travers des formations professionnelles peut grandement enrichir votre parcours.

👉 Si c’est votre première expérience de l’entreprenariat, prévoyez du temps pour vous former et bien préparer votre lancement en tant que photographe professionnel, que ce soit en studio ou en extérieur.

👉 Étudiez les différents financements disponibles, comme le CPF, pour être bien accompagné au cours de votre reconversion professionnelle en tant que photographe.

👉 Développez votre réseau et entourez-vous d’experts et de personnes qui vivent la même reconversion que vous, pour rester toujours motivé et avancer dans votre domaine de la photographie, malgré les défis.

👉 L’organisation et la gestion du temps sont capitales lors d’une reconversion professionnelle pour trouver l’équilibre entre votre vie personnelle et vos projets de photographe.

Pourquoi une reconversion professionnelle ?

C’est l’air du temps qui évolue : de plus en plus de salariés ressentent le besoin de changer de métier et de se tourner vers une carrière qui a plus de sens. C’est peut-être votre cas en envisageant le métier de photographe ?

Si oui, vous n’êtes pas seul, loin de là. Surtout depuis l’épisode covid qui a permis à beaucoup de personnes de se poser, de réfléchir à ce qui est vraiment important pour elles et comment elles veulent le mettre concrètement en pratique dans leur parcours de reconversion vers la photographie.

Plus de sens, plus de liberté, vivre de sa passion et ne plus subir un job essentiellement alimentaire…

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Se lever le matin en sachant que la journée va être consacrée à une activité créative que vous aimez, maîtriser votre emploi du temps.

Que des bonnes raisons pour une reconversion comme photographe.

La photographie est un secteur où le métier est souvent une passion offrant une grande liberté d’expression créative, suscitant naturellement le désir de se tourner vers elle comme carrière.

Mais parallèlement à la passion, il est essentiel de développer les compétences techniques appropriées à travers des formations pour s’inscrire dans un marché en constante évolution.

« La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer. » 

Ça, c’est pour le tableau de rêve. Atteignable évidemment (sinon je ne serai pas en train d’écrire ces lignes ni vous en train de les lire).

Et pour y parvenir, il va vous falloir une méthode.

Une méthode, des connaissances marketing, de la formation et de l’organisation. Je vais vous expliquer tout cela. C’est parti pour un parcours structuré vers le métier de photographe professionnel.

Clé n°1 : trouvez votre super pouvoir photo

On pourrait résumer cette première étape de votre reconversion à une question : qu’est-ce qui va faire de vous un photographe unique dans ce domaine compétitif ?

C’est par là qu’il faut commencer. Vous verrez, une fois que vous y aurez répondu grâce à une formation adéquate, le reste va suivre naturellement.

Dans le jargon marketing (eh oui, il va forcément falloir en passer par là 😉) c’est ce qu’on appelle votre proposition de valeur. C’est un incontournable pour tous les secteurs d’activité, y compris celui des photographes.

Vous allez vous poser et faire le bilan, pour lister ce qui vous rend exceptionnel en tant que photographe professionnel.

Ne vous limitez surtout pas à des expériences professionnelles ou à des compétences techniques en photo. Pensez également à vos loisirs et à vos centres d’intérêt, à vos traits de personnalité, à toutes vos qualités personnelles qui enrichiront vos images.

Demandez-vous ce que vos proches disent de vous quand ils vous décrivent.

Lors de cette recherche, considérez également la spécialisation. En effet, le domaine photographique est vaste, et se spécialiser vous permet de mieux cibler votre clientèle et de vous établir en tant qu’expert reconnu dans un segment précis. Cela peut être un vrai atout pour vous démarquer dans le secteur très compétitif de la photographie.

La quête de votre super pouvoir photo (pardon, de votre proposition de valeur unique ^^) ne se cantonne d’ailleurs pas à un exercice d’introspection. Discutez-en autour de vous, avec vos amis, vos proches, avec un coach ou lors de formations spécialisées.

De tout cela, vous allez tirer de véritables pépites pour votre reconversion professionnelle.

Pour de nombreuses raisons :

👉 Une proposition de valeur unique est votre arme anti-concurrence. Elle permet de vous démarquer sur le marché en tant que photographe professionnel : personne n’est exactement vous.

👉 Votre super pouvoir photo unique va attirer des clients ciblés qui recherchent spécifiquement vos compétences et avec lesquels vous allez aimer travailler.

👉 Une proposition de valeur claire et convaincante relègue le sujet des tarifs au second plan. Ce qui prime c’est la qualité et l’unicité de vos services de photographe.

👉 Comprendre et valoriser ce qui vous rend unique va renforcer votre confiance et votre crédibilité face aux clients dans votre parcours professionnel.

👉 Votre proposition de valeur est aussi la boussole de votre stratégie d’entreprise de photographie. Elle vous rappelle en permanence la direction : cap sur vos forces et vos atouts.

👉 Elle facilite la création de messages marketing ciblés et percutants qui parlent directement aux besoins et désirs des clients de photographie.

👉 Une proposition de valeur bien définie vous permet de vous adapter rapidement aux changements du marché tout en restant fidèle à votre vision en tant que photographe professionnel.

👉 Votre super pouvoir photo va vous permettre de construire un réseau professionnel aligné avec vos valeurs, de trouver des collaborations et des opportunités pertinentes dans le domaine de la photographie.

👉 C’est lui enfin qui va être le moteur de votre créativité pour construire des images uniques avec lesquelles vous êtes à l’aise et qui répondent à des besoins spécifiques.

Clé n°2 : transformer vos envies en offre commerciale à succès

Pour cela, il vous faut maintenant une offre « irrésistible » adaptée au statut de photographe professionnel.

Une offre, c’est une multiplication. C’est votre proposition de valeur unique, multipliée par les attentes de vos clients, multipliées par les bénéfices qu’apportent vos services de photographe. Le tout avec des tarifs qui vous permettent de vivre de la photo et d’investir dans votre formation.

Cette équation est le théorème central de la réussite de votre reconversion professionnelle. Alors voyons les étapes pour y parvenir dans votre parcours de photographe :

Définition du client idéal : comprendre votre cible

OK, « cible » a le mérite d’être clair mais ça fait un peu agressif comme terme, j’avoue. Préférez parler de votre persona, un client idéal ou d’« avatar ». C’est pareil dans le domaine de la photographie.

C’est pour cela qu’on parle aussi de « persona », de « client idéal » ou d’« avatar ». C’est pareil pour définir votre public cible en tant que photographe professionnel.

C’est à partir du portrait robot de votre persona que vous allez définir précisément vos services, en fonction de ce que vos clients sont prêts à acheter et comment ils achètent vos photos.

Et ça ne se fait pas au doigt mouillé. Une fois que vous aurez dégrossi le terrain à la force de votre seul cerveau, il va falloir mettre votre timidité de côté et allez vraiment rencontrer ces personnes qui pourraient un jour vous acheter une prestation de photographie.

Cette phase d’entretiens dans la vraie vie avec de vrais gens va vous apporter une mine d’infos pour affiner vos offres de photographe.

Avoir un « profil client » clair et précis est également indispensable pour votre communication et votre marketing en tant que photographe.

Cela va vous éviter de taper dans le vide en évitant de vous adresser à un public trop large, dont une bonne partie ne sera en réalité pas vraiment intéressée par vos services de photographe.

Ou de choisir des canaux de communication que vos clients n’utilisent pas, ou peu, pour vos reportages photo…

Vous allez économiser des ressources et un temps précieux en ciblant efficacement votre audience.

Imaginez une situation très concrète. Vous voulez remplir votre profil Google professionnel en tant que photographe.

À votre avis dans quel cas de figure serez-vous le plus convaincant :

  • En rédigeant pour le plus grand nombre de manière générique ?
  • En ayant sous les yeux un portrait robot de votre persona et en faisant comme si vous vous adressiez directement à lui ?

Bonne réponse, la n°2 évidemment. En vous adressant directement à votre persona de photographe.

Bien définir votre persona est un vrai travail pour votre parcours de photographe professionnel.

Cela demande du temps, surtout si vous souhaitez intégrer des formations spécifiques pour améliorer vos compétences.

Mais c’est un investissement de long terme essentiel pour votre emploi en tant que photographe.

Veille concurrentielle : identifier et analyser vos concurrents

La seconde étape consiste à effectuer une veille concurrentielle rigoureuse dans le domaine de la photographie.

Cela veut dire identifier vos principaux concurrents et analyser leurs offres, leurs stratégies marketing en tant que photographes professionnels.

Listez ce qui vous semble être leurs points forts, leurs faiblesses dans leurs techniques de prise de vue.

Votre objectif ici est de comprendre le paysage dans lequel vous allez planter vos premières graines en tant que photographe professionnel.

Notez à chaque fois comment votre offre pourrait se démarquer grâce à vos compétences uniques et votre style de reportage.

Analysez les tarifs pratiqués, les stratégies de communication utilisées par d’autres photographes

Vous pouvez utiliser les analyses SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats : forces, faiblesses, opportunités et menaces en français), très pratiques pour comparer vos offres à celles des concurrents et les améliorer avant de vous lancer.

Plus d’informations sur cet outil ici pour optimiser vos réussir votre veille de photographe.

Aligner vos produits avec les attentes du marché

C’est l’étape cruciale de la création d’une offre irrésistible pour votre entreprise de photographie.

Votre produit ou service doit non seulement répondre aux besoins et désirs profonds de votre client idéal, mais aussi se distinguer de ce que propose la concurrence dans le domaine de la photographie.

Pour cela, passez à la moulinette votre proposition de valeur, les retours du marché obtenus lors de votre veille concurrentielle et tous les retours recueillis lors de la phase de définition de votre client idéal.

Vous allez construire précisément votre offre de photographie.

Et quand je dis précisément c’est vraiment dans le concret.

Pour un shooting famille par exemple c’est lister les caractéristiques de la prestation :

  • Où va se faire la séance de prise de vue ?
  • Combien de temps va-t-elle durer ?
  • Qui y participe ?
  • Quel rendu artistique aura-t-elle ?
  • Combien de photos seront ensuite proposées en ligne ?
  • Quels droits sont cédés sur les images ?
  • Est-ce qu’il y a des tirages papier prévus dans l’offre ?
  • Est-ce en option ?

Quel tarif pour la séance, quels tarifs pour les options ?…

Puis vous allez lister les avantages de chaque caractéristique et en déduire les bénéfices qu’elles vont apporter au client. Et ajouter un tarif adapté à votre niveau professionnel.

Normalement à ce stade les neurones fument un peu.

Mais surtout n’attendez pas d’être en surchauffe ni de trouver la solution parfaite.

L’offre ultime dont vous êtes 100 % content n’existe pas.

Dès que vous avez une version qui coche les bonnes cases, lancez vous !

Commencez la phase de communication et de prospection.

Testez votre offre et ses éventuelles déclinaisons, recueillez des retours, et ajustez au fil de l’eau.

Toute cette partie business est absolument fondamentale. C’est pour cela que j’ai voulu commencer par là : pour que vous ayez une vision claire dès le début du chemin à parcourir dans votre parcours de reconversion en tant que photographe.

En parallèle, vous allez aussi devoir gérer des problèmes très terre à terre et tout aussi importants pour réussir votre reconversion professionnelle :

  • gérer un éventuel salariat en plus de la préparation de votre future de photographe,
  • organiser votre départ ou votre passage à temps partiel si vous êtes en poste,
  • vous former,
  • ménager votre vie personnelle et familiale.

Et tout faire rentrer dans un planning qui ne vous épuise pas au bout de trois semaines grâce à une bonne organisation et des formations à distance notamment qui permette de ne pas avoir à se déplacer.

On voit tout ça dès maintenant pour structurer votre parcours de reconversion en photographie.

Clé n° 3 : prévoir et agir

Établir un rétro-planning

Établir un rétro-planning

« Échouer à planifier, c’est planifier l’échec » dans votre parcours de photographe.

Tout est dit. Ou presque.

Organisez votre temps en fonction de vos contraintes en créant un rétro-planning détaillé pour vos formations et vos séances de prise de vue.

Définissez des échéances réalistes pour chaque étape de votre reconversion professionnelle, en tenant compte du temps nécessaire pour :

  • Trouver votre super pouvoir.
  • Définir votre persona, faire la veille concurrentielle, construire votre offre.
  • Mettre en place vos canaux de communication et de prospection.
  • Vous former et  développer vos compétences pour réussir tout cela.

Fixez vous des objectifs SMART

Ils sont les compagnons inséparables de votre rétro-planning. Ils s’insèrent dedans pour structurer votre parcours de photographe.

SMART est un acronyme qui signifie Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporellement défini, essentiel pour définir des objectifs dans votre formation et votre emploi de photographe.

Avoir cet acronyme en tête va vous permettre de définir des objectifs clairs et précis que vous allez pouvoir décliner en actions concrètes, que ce soit pour améliorer vos techniques ou développer votre studio.

Par exemple, plutôt que d’avoir pour objectif d’« obtenir vos premiers clients », fixez-vous comme objectifs SMART de « réaliser deux reportages de mariage par mois entre juin et septembre prochain ».

  • C’est spécifique : des reportages de mariage
  • C’est mesurable : vous en voulez deux par mois
  • C’est atteignable et réaliste : est-ce que deux mariages par mois c’est OK pour vous ? Ça, ça dépend de votre situation, à vous de juger.
  • C’est temporellement défini : de juin à septembre prochain

Voilà, vous avez l’idée pour structurer vos formations et objectifs en tant que photographe.

Et maintenant que votre objectif est clair, cela va non seulement vous pousser à l’action (oui, il y a des dates qui sont fixées), et vous allez pouvoir le décomposer en toutes les petites tâches qui permettent de l’atteindre dans votre parcours de reconversion.

Et mettre le tout dans… votre rétro-planning 🙂 pour gérer vos formations et sessions de prise de vue.

Clé n°4 : vous faire accompagner dans votre reconversion professionnelle

Vous allez avoir besoin d’aide sur deux aspects en particulier de votre reconversion :

  • la mise en place de votre entreprise : de la réglementation à la prospection commerciale, peu de salariés maîtrisent tous les aspects d’un projet entrepreneurial. Si vous voulez réussir sans vous épuiser et vous décourager, c’est essentiel.
  • Le financement : que ce soit pour la prise en charge d’une formation ou pour vous soutenir si vous quitter un emploi (ou que vous passez à temps partiel).

Êtes-vous éligibles à un financement par le CPF ?

Le CPF est un outil de financement précieux pour une reconversion professionnelle en photographie.

Il vous permet d’accumuler des droits tout au long de votre carrière et de les utiliser pour financer des formations certifiées et reconnues dans le domaine de la photographie.

Il est géré par la caisse des dépôts et consignations. 

Savez-vous si vous avez un compte ? Et combien vous avez dessus pour financer une formation à la création d’entreprise et au marketing pour votre studio photo ?

Si vous répondez non à au moins une de ces questions, connectez vous sur le portail https://www.moncompteformation.gouv.fr/

Si vous n’avez jamais consulté votre compte CPF, il faudra vous munir de votre numéro fiscal ou de sécurité sociale et suivre les étapes pour financer vos formations en photographie.

C’est simple et rapide.

Comment financer une reconversion professionnelle ?

Réfléchissez à deux fois avant de la jouer façon tête brûlée qui plaque son emploi du jour au lendemain tout en partant de zéro dans la photographie.

À moins que vous n’ayez aucune charge, pas d’enfant et un petit pécule de côté, vous prendriez un gros risque et la pression pour réussir votre reconversion en photographie serait plus un handicap qu’un moteur pour agir.

Surtout qu’on est en France, et que si vous voulez vous lancer à temps plein dans votre entreprise photo, vous pouvez bénéficier de deux dispositifs qui vous assurent une indemnité de la part de France Travail (ex-pôle emploi, ex-assedics…) :

👉 La rupture conventionnelle : elle se négocie avec votre employeur, qui peut parfaitement vous la refuser. Ou ne même pas répondre. Mais c’est un dispositif que vous avez tout intérêt à activer en premier pour sécuriser votre statut de photographe.

👉 La démission-reconversion : elle vous permet cette fois de vous passer de l’accord de votre employeur (vu que vous démissionnez…). Mais dans ce cas il va falloir que France Travail valide votre projet de reconversions en photographie. Donc qu’il soit parfaitement ficelé (tips : dans ma formation, je vous accompagne aussi sur ces montages de dossier).

Clé n°5 : prendre conscience du poids de la reconversion sur sa vie personnelle

Une reconversion professionnelle peut avoir un impact significatif sur votre vie personnelle en tant que photographe.

Lorsque vous décidez de changer de métier pour devenir photographe, il est important de prendre en compte les implications que cela peut avoir sur votre vie quotidienne, vos relations familiales et votre équilibre travail-vie personnelle.

Pour concilier votre vie personnelle avec votre nouveau métier de photographe, il est nécessaire d’être prêt à faire des ajustements. Voici quelques conseils pour vous aider :

1. Communiquez avec votre entourage

Expliquez à votre famille et à vos proches votre projet de reconversion professionnelle en tant que photographe.

Échangez avec eux sur les changements à venir et les compromis que vous devrez peut-être faire dans votre parcours de photographe.

Leur soutien et leur compréhension seront essentiels pour vous aider à trouver un équilibre autant que pour lutter contre le syndrome de l’imposteur en tant que photographe professionnel.

2. Établissez des limites et organisez-vous

Définissez clairement vos horaires de travail et vos moments de repos afin de respecter votre équilibre travail-vie personnelle en tant que photographe.

Mettez en place une organisation qui vous permettra de consacrer du temps à votre famille, à vos loisirs et à votre vie personnelle en général tout en développant votre entreprise de photographie.

3. Faites preuve de flexibilité

Le métier de photographe peut parfois nécessiter des horaires atypiques ou des déplacements.

Soyez prêt à vous adapter et à trouver des solutions pour être présent auprès de vos proches malgré ces impératifs professionnels en tant que photographe.

4. Préservez votre bien-être

N’oubliez pas de prendre soin de vous et de votre santé. Ne gardez pas la tête dans le guidon en permanence. Accordez-vous des moments de détente et de repos pour éviter le stress et la fatigue liés à votre activité professionnelle.

Trouvez des activités qui vous permettent de vous ressourcer et de vous épanouir en dehors du travail de photographe.

5. Sollicitez un soutien professionnel

Si vous avez du mal à trouver un équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie personnelle, n’hésitez pas à solliciter l’aide d’un coach professionnel ou d’un spécialiste de la reconversion en photographie. Ils pourront vous accompagner dans votre démarche et vous apporter des conseils personnalisés.

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Si vous avez du mal à trouver un équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie personnelle, n’hésitez pas à solliciter l’aide d’un coach professionnel ou d’un spécialiste de la reconversion. Ils pourront vous accompagner dans votre démarche et vous apporter des conseils personnalisés.

Conclusion

Avec toutes ces infos, vous êtes outillé pour vous lancer dans l’aventure de la reconversion avec une vision claire du chemin à parcourir dans votre parcours de photographe.

Voilà, maintenant il ne tient qu’à vous de devenir le photographe que vous avez toujours rêvé d’être. Le monde de la photographie n’attend que votre touche unique.

N’oubliez pas : la différence entre un rêve et un projet, c’est une date (dixit un certain Walt Disney, qui j’en suis certain, mais sans preuves 😅 qu’il a dû mener pas mal de projets de photographie)

À vous de jouer en tant que photographe professionnel !

Salaire photographe : combien pouvez-vous gagner ?

Salaire photographe : combien pouvez-vous gagner ?

Vous vous demandez quel salaire de photographe vous pouvez gagner dans le domaine de la communication ou de l’audiovisuel ? Vous êtes passionné par la photographie artistique et vous envisagez d’en faire votre métier ainsi que de devenir photographe indépendant ? Ou peut-être vous êtes-vous déjà lancé dans une activité de création ou de journalisme ?

Pour cet article, nous avons tenté de recueillir les données les plus précises possibles concernant la rémunération des photographes. En particulier celle des freelances qui constituent la grande majorité des professionnels sur les marchés de la création, de l’image et de l’audiovisuel.

Vous allez découvrir comment varient les salaires des photographes et selon quels critères.

Quel est le salaire moyen d‘un photographe ?

Le salaire moyen d’un photographe indépendant pour la presse et le journalisme en France est de 2800 euros / mois selon les statistiques de L’UNASA. Toutes spécialités confondues dans les métiers de l’art et du design, le salaire des photographes professionnels est de 1996 € / mois, selon les informations collectées par INDEED.

Il est très important de garder à l’esprit que :

Ces chiffres sont des moyennes calculées à partir de données partielles. Il n’existe pas de statistique officielle.

  • Ces chiffres sont des moyennes calculées à partir de données partielles. Il n’existe pas de statistique officielle.
  • Le salaire d’un photographe varie en fonction de sa spécialisation, de son expérience, de sa notoriété, de son statut juridique, de la zone géographique où il exerce et du temps qu’il consacre à ses projets.
  • Les photographes salariés sont peu nombreux et gagnent généralement autour du SMIC en début de carrière et jusqu’à 3000 € en fin de carrière.
  • Les photographes indépendants déterminent eux-mêmes leurs temps de travail, leurs tarifs et leurs objectifs de chiffre d’affaires. Les revenus fluctuent donc beaucoup d’un photographe à l’autre, mais ils peuvent gagner bien davantage qu’un salarié : les 25 % les mieux payés des photographes de presse gagnent plus 6500 € nets / mois.
  • Les revenus des photographes ne sont pas liés à leur formation (beaucoup sont des autodidactes de la création) mais à leurs stratégies marketing et commerciale.
  • Pensez également aux divers types de missions qui influencent le salaire. Un photographe de mode peut travailler en studio, entouré d’une équipe dédiée à chaque prise de vue, tandis qu’un photographe d’événements ou un reporter doit souvent capturer l’instant de manière spontanée, ce qui implique une préparation différente. Les métiers du audiovisuel et de l’édition peuvent également avoir des exigences spécifiques.

Salaire photographe : qu’est-ce qu’il y a à l’intérieur ?

Avant d’entrer dans les chiffres, ayez bien en tête que photographe est un métier créatif et polyvalent. Vous ne faites pas que capturer des images : vous suscitez des émotions, vous racontez des histoires, vous figez de futurs souvenirs, vous documentez pour informer…

Ce sont tous ces bénéfices que vous apportez à vos clients avec ce métier et qui doivent se retrouver dans votre salaire.

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Et puis un photographe ne fait pas que prendre des photos. Il doit aussi post-traiter ses images, préparer les livrables en audiovisuel ou en édition, gérer son marketing et les obligations administratives liées à son diplôme ou à sa formation. Tout cela représente du temps.

Et vous connaissez la musique : le temps c’est de l’argent. Pour vivre de la photo, votre salaire doit donc inclure ces heures passées ailleurs que derrière l’appareil photo, que ce soit en communication, en marketing ou en design.

Ceci étant dit, voici les chiffres disponibles.

Quel est le salaire d’un photographe à son compte (en France) ?

Indeed, le fameux site de recrutement, fournit des statistiques grâce aux revenus envoyés spontanément par les photographes de métier eux-mêmes. Le salaire moyen indiqué est de presque 2000 €.

Cela vous donne une première idée.

Mais sur Indeed toujours on s’aperçoit bien vite des disparités dont nous vous parlions dès l’introduction :

Et comme ce tableau ne fournit pas d’indication sur le temps de travail des photographes qui ont spontanément indiqué leur rémunération, difficile de dire précisément à quoi sont dus les écarts.

Mais là encore ces données ont le mérite de fournir des indications réelles et chiffrées.

Dans le cas du photographe indépendant, le salaire peut en effet varier considérablement.

En tant que photographe freelance, vous avez en effet la liberté de fixer vos propres tarifs en fonction de :

  • de votre expérience,
  • de vos compétences,
  • du niveau de gamme auquel vous placez vos créations,
  • du temps que vous consacrez à chaque projet,
  • des coûts liés à votre métier (équipement, location ou non d’un studio, frais de déplacement…)
  • de votre marché…
Un photographe pro qui connait le salaire qu'il peut gagner
Photo BY George Rudy – © Creative Commons

Il est également important de souligner que contrairement à un photographe salarié, la rémunération d’un photographe indépendant peut être variable d’un mois à l’autre en fonction de son activité et des projets en audiovisuel..

Certains mois peuvent être plus lucratifs en raison de projets plus importants ou de contrats à long terme, tandis que d’autres peuvent être plus calmes.

Les rémunérations qu’on vous donne ici sont donc lissées sur une année pleine.

Comme pour beaucoup de métiers de la création, notez qu’il est donc essentiel pour un photographe freelance d’avoir une gestion financière méthodique et de prévoir une épargne pour les périodes plus creuses.

Un photographe indépendant doit aussi développer des compétences en marketing et en gestion d’entreprise pour réussir à trouver des clients et à gérer son activité de manière rentable.

Il faut donc prévoir aussi un budget formation pour rester à jour dans ce domaine en constante évolution.

Conseil

Pour maximiser votre salaire et le sécuriser, n’hésitez pas à diversifier vos sources de revenus avec des prestations complémentaires. Par exemple, si vous proposez des séances photo de famille, vous pouvez proposer par ailleurs des stages d’initiation à la photographie ou des formations en design. Cela vous permettra d’attirer une clientèle plus large et d’optimiser votre chiffre d’affaires.

Le salaire d’un indépendant en fonction de ses tarifs

C’est évident, le revenu que vous pouvez dégager va dépendre des tarifs de vos prestations. Voici, juste pour poser une base, une fourchette des tarifs que peuvent pratiquer des photographes indépendants pour quelques prestations :

Exemple de prestationTarif moyen
Séance photo individuelle (1 heure)100€ – 200€
Reportage événementiel (6 heures)500€ – 1000€
Shooting mode pour un magazine500€ – 1500€

Ces tarifs pourront évoluer en fonction de votre formation, de votre expérience dans le métiers, de votre niveau de notoriété et des spécificités de chaque projet.

Mais il nous faut tordre ici le cou à une idée reçue qui circule malheureusement encore beaucoup parmi les photographes indépendants qui se lancent : ce n’est pas parce que vos tarifs seront bas que vous aurez plus de clients.

Et inversement, proposer des tarifs élevés ne signifie pas avoir moins de demandes. Une bonne stratégie de marketing et de communication peut vous permettre de justifier des tarifs plus élevés.

Il s’agit uniquement d’une question de positionnement : vous ne toucherez pas la même clientèle. Un photographe de mariage qui propose des prestations à 3000 € la journée peut travailler tous les week-ends tout en se spécialisant dans une niche artistique.

Bien sûr, pour proposer des services à des tarifs haut de gamme, il faut que la qualité soit là. Et que vous ayez peaufiné votre image de marque, vos offres, que vous connaissiez parfaitement les attentes de vos clients pour pouvoir vendre efficacement vos créations.

Et que vous ayez confiance en vos compétences artistiques et commerciales.

Le marketing et l’état d’esprit, encore et toujours essentiels pour réussir dans les métiers artistiques indépendants.

Le salaire du photographe en fonction de son expérience

Un photographe pro expérimenté qui connait le salaire qu'il peut gagner

Évacuons d’abord le cas des photographes employés dans une structure. En général, ils commencent au SMIC et évoluent lentement au fil de leur carrière, souvent après avoir obtenu un BTS ou un bac en arts.

Autre limite du salariat : les entreprises qui ont à demeure un photographe sont rares. Tout comme les photographes de renom qui pourraient avoir besoin d’un assistant. Quelques grandes collectivités territoriales à Paris ou ailleurs peuvent aussi employer un photographe, mais elles se comptent sur les doigts d’une main.

Pas très engageant donc le salariat pour les photographes, mais cela peut permettre à des jeunes diplômés de mettre le pied à l’étrier et de faire leurs premières armes dans le monde de la création.

Pour les freelance, c’est un peu différent.

Donc passé la phase de démarrage (il faut bien se lancer quand même et faire ses premières photos en tant que professionnel), les revenus peuvent monter très vite grâce à une bonne stratégie de marketing et une spécialisation dans un domaine artistique spécifique.

Donc passé la phase de démarrage (il faut bien se lancer quand même et faire ses premières photos en tant que professionnel), les revenus peuvent monter très vite.

S’il est difficile pour un indépendant de viser dès le départ une clientèle haut de gamme, vous pouvez rapidement vous différencier et faire évoluer votre offre ainsi que votre « branding ». Et vos tarifs avec.

Un autre aspect essentiel est l’importance de la motivation et de la persévérance. Les photographes débutants peuvent rencontrer des difficultés pour décrocher des missions, surtout en tant que freelances. Accumuler de l’expérience et se constituer un solide portfolio peut cependant faciliter l’accès à des opportunités intéressantes dans le journalisme ou l’audiovisuel.

Mais les statistiques de l’UNASA nous donnent quand même de précieuses informations : l’importance de la formation et des compétences en communication pour augmenter les revenus dans les métiers de la photographie.

On voit que les photographes adhérents à l’association ont dégagé un bénéfice comptable de 33 616 € en 2022 : c’est ce qui reste sur le compte en banque une fois tous les frais, charges et autres cotisations payées, après avoir investi dans des formations et du marketing.

Ça fait 2 800 € / mois. Pas mal, surtout lorsque celui-ci est soutenu par une solide stratégie de communication et de marketing.

Et information intéressante pour évaluer l’évolution possible dans le métier, les données montrent que 25 % des photographes indépendants ont gagné moins de 4 684 € en 2022 (certainement comme activité complémentaire à un autre travail) et que les 25 % les mieux lotis ont généré 79 543 € ou plus, grâce à une spécialisation dans des domaines comme l’audiovisuel ou le journalisme.

Ça ouvre de belles perspectives non ?

Le salaire du photographe en fonction de sa spécialité

L’expérience montre qu’il est possible de bien vivre de la photographie quelle que soit votre thématique. Ce n’est pas la spécialité du photographe qui va faire ses revenus mais – encore une fois – la connaissance de son marché et son positionnement marketing et commercial.

Photographe de mode, corporate, de packshot, social ou auteur, toutes les thématiques peuvent être rentables (sinon elles auraient disparu d’ailleurs…).

Mais on peut tout de même vous donner les sources de revenus de quelques domaines variés, et quand c’est possible, les chiffres tirés de tous les accompagnements réalisés auprès de nos élèves en audiovisuel et en communication.

Les revenus du photographe de mariage

Le mariage est une catégorie reine de la photographie sociale.

Évidemment les revenus des photographes de mariages viennent avant tout des mariés eux-mêmes qui vont payer votre présence et votre prestation : entre 1000 et 3000 € globalement, en fonction des formules et de votre positionnement dans le secteur de l’art.

Mais les revenus qu’un photographe de mariage freelance va dégager ne s’arrête pas au shooting de la journée et à la livraison d’un pack de photos.

Vous pouvez augmenter sensiblement le panier moyen avec les supports (les tirages et création d’albums et d’éventuels produits imprimés, des séances de retouches supplémentaires) en intégrant des éléments de design et en touchant largement l’ensemble des invités présents le jour J.

Pensez également à proposer des prestations complémentaires à la journée du mariage elle-même (séance d’engagement, after du lendemain, séance de couple cosy si les mariés ont loué un lieu qui s’y prête…).

Soyez imaginatif et toujours à l’écoute des besoins et des envies de vos clients pour trouver des produits qui leur correspondent et qu’ils seront prêts à vous acheter, en lien avec leur vision artistique.

Un photographe pro de mariage en action qui connait le salaire qu'il peut gagner

Les revenus du photographe animalier

Les revenus du photographe animalier

La photographie animalière fait souvent rêver. Capturer des clichés incroyables d’animaux sauvages dans leur habitat naturel, ça donne envie.

Mais on ne va pas vous mentir : en tirer de revenus est moins simple et moins rapide qu’avec la photographie sociale. Les sujets sont moins coopératifs aussi, nécessitant des compétences spécifiques en journalisme animalier.

Un photographe animalier peut générer des revenus grâce à :

  • la vente de droits à des magazines,
  • la vente de droits à des agences de stocks spécialisées,
  • l’édition de beaux livres,
  • la vente de tirages d’art,
  • la vente de produits à forts tirages (cartes postales, calendriers…),
  • la location de ses expositions,
  • des partenariats avec des fabricants de matériel.

Vivre de la photographie animalière est possible (j’en parle d’ailleurs plus longuement dans cet article complet que j’ai rédigé), mais gardez bien en tête qu’elle nécessite des compétences techniques et naturalistes approfondies. Et du temps. Beaucoup de temps.

Les revenus du photographe social

Une image d'un nouveau-né photographié par un photographe pro

Vaste terme un peu fourre-tout, qui d’ailleurs fait débat puisqu’initialement la photographie sociale est, je cite Wikipedia « la photographie d’investigation et de communication sur les problèmes sociaux ». Communication et création jouent un rôle clé dans ce domaine.

Les puristes et autres photographes à cheval sur l’histoire de la photo se fâchent tout rouge quand on dit que la photographie sociale englobe les séances de portrait, grossesse, naissance, famille, l’événementiel d’entreprise… 

Mais c’est tout de même ainsi que les sites officiels de l’État catégorisent ce secteur photographique dans leurs programmes de formations artistiques.

Bref, lors d’un dîner entre photographes, maniez avec précaution l’expression « je suis un photographe social » 

Surtout qu’on peut aussi y placer la photographie d’animaux de compagnie, qui est un gros marché encore sous-exploité en France.

D’ailleurs on aurait pu traiter ici aussi de la photographie de mariage. Mais c’est une thématique tellement spécifique qu’on lui a consacré une section à elle toute seule.

Mais toutes ces thématiques ont un point commun : elles commencent avec une séance de shooting.

Le meilleur conseil qu’on puisse vous donner pour avoir une idée des revenus que ces spécialités peuvent générer est donc de faire un saut sur le guide complet que j’ai publié «Photographes indépendants : fixez vos tarifs shooting en 6 étapes ».

Le salaire du photographe de presse / reporter photographe

Les photographes de presse peuvent être :

  • Salariés à temps plein d’une grande rédaction, les places sont rares.
  • Indépendants travaillant à la pige

Que ce soit avec les rédactions ou avec les agences de presse journalistiques, la rémunération se fait sous forme de salaire. Les piges doivent en effet donner lieu à une fiche de paye en bonne et due forme (pas de facturation à la prestation ou des droits d’auteur).

Pour un salarié en agence ou en rédaction, la convention collective prévoit un salaire débutant minimum de 1830 € / mois.

Mais évidemment les variations sont importantes, et il faut inclure un temps de prospection important pour obtenir des missions dans le domaine de la communication ou du journalisme.

L’importance du marketing pour tirer des revenus de la photo

En réalité c’est le point clé qui va faire votre salaire de photographe. Une section complète du blog y est d’ailleurs consacrée au marketing et à la communication.

Mais voici quelques conseils qui vont avoir un impact direct sur votre capacité à trouver des clients grâce à une bonne stratégie de marketing.

Monter un business plan et une étude du secteur d’activité

C’est la base, mais trop de photographes indépendants se lancent sans mettre en place ces outils fondamentaux de manière efficace, notamment en communication et en marketing.

Planifiez dans un calendrier vos grands objectifs, de manière chiffrée. Cela peut être un nombre de prestations réalisées à échéance de 6 mois ou un an, un niveau de chiffre d’affaires, un nombre de prospects obtenus grâce à des campagnes de marketing.

Cela vous permettra :

  • De vous motiver pour atteindre les rentrées d’argent espérées.
  • De comparer les résultats obtenus à ceux prévus et d’ajuster vos stratégies
  • De déduire de ces objectifs un plan d’action précis pour les atteindre

Vos revenus vont en effet dépendre avant tout du niveau auquel vous placez la barre : le marché de la photo est actuellement en plein essor, à vous de décider quelle part vous voulez prendre dans les métiers de la création.

Spécialisez-vous et répondez à des attentes du marché

Vos clients ont besoin que vous répondiez avec vos images à un besoin précis, que vous résolviez un problème en particulier. Et ils ont aussi besoin d’être rassurés en faisant pour cela appel à un spécialiste de la communication.

Dans un marché très concurrentiel, les photographes professionnels qui apparaissent comme des experts de leur thématique ont plus de facilité à sortir du lot et à trouver des clients grâce à une bonne stratégie de marketing.

Sélectionnez vos plus belles prises de vue pour votre portfolio

Le portfolio, c’est votre carte de visite de photographe.

Jamais un client ne vous demandera votre CV ou votre niveau d’étude avant de toper avec vous pour une prestation. En revanche, il ira scruter avec attention vos galeries artistiques.

Que ce soit en B2B auprès par exemple d’une agence de communication ou en B2C pour des photos de mariage ou de famille, c’est votre portfolio et vos références qui parleront pour vous.

Faites donc en sorte que votre style soit cohérent, et que les photos présentées répondent bien aux besoins de votre clientèle cible et aux codes de votre secteur d’activité.

Salaire photographe : soyez présents sur les réseaux sociaux

En tant que photographes indépendants qui se lancent, les média sociaux sont incontournables pour vous faire connaître dans le domaine de l’art et de la communication.

Une présence active et stratégique sur Instagram, Facebook ou LinkedIn va vous permettre d’augmenter votre visibilité et de renvoyer des clients potentiels vers votre site web, vers vos offres ou vers un formulaire de contact en communication.

Choisissez un réseau en fonction de votre niche et de votre clientèle et concentrez vos efforts dessus en utilisant des stratégies de marketing efficaces.

Partagez régulièrement votre travail, interagissez avec votre audience et participez à des groupes et discussions liés à l’audiovisuel et au journalisme.

Le salaire d’un photographe dépend de sa formation ?

Non. Mais oui.

Je m’explique.

Côté technique photo et univers artistique, la grande majorité des photographes indépendants sont des autodidactes. Beaucoup d’ailleurs ont eu un premier métier avant de se lancer dans l’image. Pas besoin d’une formation initiale en école ni d’un diplôme reconnu pour être un super photographe.

Mais comme on l’a vu déjà, être photographe à son compte c’est aussi être chef d’entreprise. Et en général en occupant soi-même tous les postes : le marketing, les ventes, la stratégie, la communication, la production, le SAV…

Et là, la formation fait une énorme différence.

Le photographe professionnel est avant tout un entrepreneur

Si vous ne maîtrisez pas déjà tous ces aspects marketing et commerciaux de la photographie, le succès de votre projet et vos revenus vont largement dépendre de votre investissement dans une formation à la création d’entreprise.

Tout faire seul c’est prendre le risque de naviguer à vue dans un premier temps, puis d’être rapidement submergé par la suite sans une bonne base en marketing et en communication.

Donc en ce sens oui, la formation à l’entreprenariat a un impact très important sur les revenus des photographes indépendants.

Du BEP au BTS photographie : quelle formation à la prise de vue ?

Si vous pensez être techniquement un peu juste ou que vous avez envie d’approfondir vos connaissances et que vous n’avez pas de formation photo, de nombreuses formations existent. Pas toutes très sérieuses…

Le BEP photographie n’existe plus depuis 2020. Il a été remplacé par le bac pro photographie qui dure trois années. Il se poursuit éventuellement par un BTS photographie, qui dure deux ans.

Les deux sont de vraies formations diplômantes, reconnues par l’État, et très demandées. Les places dans les écoles publiques sont accordées en priorité aux élèves en cours de formation initiale.

Rien de très adapté à un salarié qui veut changer pour un nouveau métier.

Si vous êtes en reconversion professionnelle et que vous pensez avoir besoin de passer par la case formation technique, c’est vers les (bonnes…) structures privées qu’il faudra vous tourner. Il y est possible de suivre les formations en accéléré (bac pro en un an) ou de suivre des formations non diplômantes mais reconnues au RNCP.

Le coût de ces formations est élevé.

(j’ai rédigé un article complet sur la question de la formation pour devenir photographe pro)

Photographe auto-entrepreneur quel impact sur le salaire ?

Lorsqu’on se lance comme photographe professionnel, le statut d’entrepreneur indépendant sous le régime de la micro présente pas mal d’avantages qui ont un impact direct ou indirect sur votre rémunération :

  • Vous n’êtes pas soumis à la TVA : vous n’avez pas à la facturer à vos clients ni à la reverser à l’état tant que votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 36 800 €. Vous pouvez donc proposer des tarifs plus abordables pour vous lancer.
  • Vos cotisations comme votre imposition est calculé sur une base forfaitaire proportionnelle à votre chiffre d’affaires
  • Vous n’avez pas à déduire vos charges, pas à faire certifier une comptabilité annuellement : l’ensemble des démarches est simplifiée. Autant de temps gagné en administratif pour trouver de nouveaux clients et réaliser vos prestations.

Le statut de micro-entreprise est donc parfait pour optimiser vos revenus de photographe lors de votre lancement. Quitte à repenser votre statut plus tard lorsque vous atteindrez les seuils de TVA ou le plafond de chiffre d’affaires maximum autorisé en micro.

L’IA a-t-elle un impact sur les tarifs des photographes ?

Impact de l'intelligence artificielle sur les revenus des photographes

L’intelligence artificielle (IA) explose depuis quelques années, nous le constatons toutes et tous dans les domaines de la création et de l’audiovisuel.

Cette technologie qui intègre désormais une grande quantité d’outils accessibles crée à la fois des opportunités et des défis pour les professionnels de l’image et de la communication.

Des gains de temps et de productivité

L’IA permet d’accélérer considérablement certains processus fastidieux, en particulier la phase d’editing des photos. Imagen IA par exemple (mais il y a d’autres solutions) se charge de façon très rapide et très efficace de cette étape pour vous.

Et si vous souhaitez automatiser aussi la phase de post-traitement, c’est possible également. Soit en entraînant l’IA à reproduire votre propre style, soit en s’inspirant de vos créateurs préférés dans le domaine de l’art et de la création.

Pour vous, ce sont des gains de temps et de productivité très significatifs. Et le temps, c’est de l’argent…

Si grâce à l’IA vous passez 3 heures sur l’editing et le post-traitement d’un mariage là où il fallait deux jours auparavant, c’est un gain formidable. Et potentiellement la possibilité de mener plus de projets, de répondre à plus de commandes, de passer plus de temps à développer la partie business de votre entreprise de création, etc.

Ou de mener plus de travaux photos personnels intégrant des éléments de design.

Si vous avez l’habitude de retoucher vos images, vous êtes déjà sans doute familiers des outils d’IA de la suite Adobe. Réduction du bruit, détourage automatique, sélections intelligentes, suppression d’éléments…

Là encore ce sont des gains de temps importants autant que des possibilités nouvelles pour améliorer vos images et votre création artistique.

Mais une exigence renforcée par l’IA

Concurrence accrue Revers de la médaille, avec la démocratisation des outils d’édition basés sur l’IA, l’idée reçue selon laquelle il est facile de faire de bonnes photos se renforce encore.

Et la distinction entre les photos professionnelles et amateurs s’estompe, nécessitant une amélioration continue de vos compétences en audiovisuel et en design.

Encore plus qu’avant vous allez donc devoir redoubler d’efforts pour vous démarquer et justifier vos tarifs grâce à une stratégie de marketing efficace.

Évolution des compétences requises Les IA sont puissantes, mais malgré les efforts des éditeurs, elles demandent forcément un temps d’apprentissage pour être intégrées de façon fluide à un workflow professionnel dans les domaines de l’audiovisuel et de la création

Cela peut vous demander de la formation et du temps. Donc coûter de l’argent, en plus des abonnements aux outils.

Questions éthiques et de droits d’auteur L’utilisation de l’IA dans la création d’images soulève des questions sur l’authenticité et les droits d’auteur, impactant le secteur de l’audiovisuel.

Vous allez devoir naviguer dans ce nouveau paysage juridique et déontologique pour protéger votre travail et votre réputation dans le domaine de l’art.

Alors, peut-on se lancer et vivre de la photo ?

Se lancer en tant que photographe est non seulement envisageable, mais c’est également un choix de carrière idéal pour adosser votre passion à des revenus solides.

Avec le métier de photographe, vous mélangez créativité artistique et compétence technique : la diversité des thématiques vous garantit une grande variété de niches rentables où vous installer, que ce soit dans l’audiovisuel, le journalisme ou le design.

Et on l’a vu, le salaire peut être très gratifiant pour les indépendants qui maîtrisent leur marketing et leur spécialisation dans un domaine artistique spécifique.

Bien sûr, comme pour toutes les professions artistiques indépendantes, pour réussir et assurer des revenus pérennes, vous aurez besoin d’une approche solide en création d’entreprise.

Donc pour qui saura associer une dose de talent artistique, une louche de compétences commerciales et une pointe des bonnes stratégies en marketing et en communication, la photographie sera un métier viable et lucratif.