Dans ce guide, je vais un tour le plus exhaustif possible pour que le thème si important de » Photographe Professionnel Formation » n’ai plus de secrets pour vous. 🙂
Parce que devenir photographe professionnel est une aventure passionnante et gratifiante. Je suis bien placé pour le savoir, m’étant lancé en 2013, suite à une démission de l’Éducation nationale (mais je ne suis pas le seul, l’histoire de Cyril Garrabos est à découvrir ici)
Ce métier ne se limite pas à prendre de belles photos.
Il nécessite également des compétences solides en marketing, en gestion d’entreprise et en développement de clientèle. Vous serez amené à gérer votre propre activité, à établir une stratégie pour vous démarquer et à créer une base de clients fidèle, que vous soyez freelance ou collaborateur pour des marques et agences.
Mais comment réussir dans ce domaine ? Une formation axée sur le business et l’entrepreneuriat en photographie est indispensable. (pour creuser le sujet, mon article « 4 techniques pour augmenter vos revenus de photographe » est parfait)
Une telle formation vous enseigne à développer votre activité, à fixer vos tarifs, à bâtir une stratégie marketing efficace et à gérer les aspects administratifs de votre métier.
Que vous débutiez ou cherchiez à professionnaliser votre activité, elles sont essentielles pour transformer votre passion en un business stable et pérenne.
Alors, comment choisir la bonne formation et quelles compétences acquérir pour exceller dans ce métier de photographe professionnel ?
On parle de tout ça dans cet article.
Table des matières
Pourquoi une formation est essentielle pour devenir photographe professionnel ?
Transformer une passion en métier lucratif
Vous rêvez de transformer votre amour pour la photographie en une véritable carrière ? Une formation pour devenir photographe professionnel est le point de départ indispensable pour allier passion et rentabilité.
Dans un marché de plus en plus compétitif, l’erreur fréquente est de vouloir tout faire. Mais les photographes qui réussissent le mieux sont ceux qui se spécialisent dans une niche bien définie.
Pourquoi ? Parce que se concentrer sur un domaine particulier, comme la photographie de mariage, de mode ou de produits, vous positionne comme un expert dans ce domaine. Et les experts attirent des clients prêts à investir dans des services haut de gamme.
Une formation dédiée vous permettra d’identifier votre niche idéale et d’apprendre à construire une offre qui se démarque. Elle vous apprendra également à analyser les attentes spécifiques de votre clientèle cible, à développer un style unique et à bâtir une stratégie marketing alignée avec votre spécialisation. Par exemple :
Si vous choisissez la photographie de mariage, vous apprendrez à capturer des émotions et à proposer des packages complets adaptés aux besoins des couples.
En photographie de produits, vous découvrirez comment sublimer les détails qui séduisent les marques et les e-commerçants.
Se spécialiser ne signifie pas restreindre vos opportunités, mais au contraire attirer les clients parfaits pour votre expertise. Une bonne formation pour devenir photographe professionnel vous donnera les outils pour bâtir une réputation solide et faire de votre niche un tremplin vers un métier lucratif.
En vous formant et en vous concentrant sur ce qui vous passionne vraiment, vous maximisez vos chances de transformer votre vision artistique en une carrière stable et pérenne. Alors, êtes-vous prêt à définir votre niche et à devenir un photographe professionnel reconnu ?
Gagner en crédibilité et en expertise
Dans un marché où les photographes amateurs sont nombreux, comment pouvez-vous sortir du lot ? La réponse est simple : une formation professionnelle pour photographe est la clé pour gagner en crédibilité et en expertise.
Les clients ne cherchent pas seulement quelqu’un capable de capturer des images, mais un véritable expert, qui fera ce qu’ils ne peuvent pas faire.
À l’heure où les smartphones sont d’années en années meilleurs, un photographe pro ne peut plus se contenter d’être moyen.
Je vous l’affirme, ça doit être très bon, qui maîtrise bien mieux qu’eux l’éclairage, la composition, la post-production et bien plus encore.
Une formation spécialisée ne se contente pas de vous enseigner les bases : elle vous aide à affiner vos compétences pour exceller dans chaque domaine de la photographie professionnelle.
Mais ce n’est pas qu’une question de technique. Heureusement !
Une formation complète pour photographe professionnel vous apprend aussi à :
Gérer des projets de bout en bout : du brief client jusqu’à la livraison finale.
Créer une expérience client mémorable : un service professionnel qui génère des recommandations et fidélise votre clientèle.
Adopter les bons outils : vous apprendrez à utiliser des logiciels de gestion client, mais aussi des outils pour optimiser la gestion administrative et financière de votre activité.
Autre chose important, en investissant dans une formation professionnelle, vous ne gagnez pas seulement en compétences, mais aussi en confiance. Vous serez capable de justifier vos tarifs, d’attirer une clientèle exigeante et de bâtir une réputation solide.
Alors, pourquoi viser la moyenne quand vous pouvez viser l’excellence ?
Même si ça peut prendre du temps, même si c’est un investissement, devenir un photographe professionnel reconnu passe par un apprentissage continu et un engagement envers vous-même à vous dépasser.
Je le dis souvent : une formation, c’est bien plus qu’une étape, c’est un tremplin vers une carrière crédible, stable et ambitieuse.
Se démarquer sur un marché compétitif
Le marché de la photographie est saturé de talents, et soyons honnêtes, c’est un défi de taille de se faire remarquer.
Mais je vais vous le dire : la meilleure façon d’y arriver, c’est de développer une vision unique et de trouver votre niche.
Pourquoi ? Parce que les clients ne cherchent pas juste un photographe ; ils veulent le photographe capable de répondre parfaitement à leurs besoins spécifiques. C’est là qu’une formation professionnelle pour photographe fait toute la différence.
Une bonne formation ne se limite pas à vous enseigner des techniques : elle vous aide à affiner votre style personnel et à découvrir dans quel domaine vous pouvez exceller. Publicité, photographie de mariage, mode, immobilier… Il existe une niche pour chaque talent, et vous spécialiser vous permet d’attirer une clientèle mieux ciblée et prête à investir davantage.
Mais ce n’est pas tout. Dans un marché aussi dynamique, rester à jour avec les dernières tendances et maîtriser des techniques innovantes vous donne un avantage considérable. Par exemple :
Photographie publicitaire : apprendre à travailler avec des marques pour raconter une histoire visuelle impactante.
Photographie événementielle : savoir capturer l’émotion d’un instant tout en respectant des contraintes logistiques importantes.
Photographie de mode : se démarquer avec un sens pointu de l’esthétique et de la direction artistique.
Ces compétences ne s’acquièrent pas par hasard. Une formation vous guide pour transformer votre talent brut en une véritable expertise.
Et n’oubliez pas, le style n’est pas tout : il faut aussi savoir se vendre, créer une stratégie marketing et construire une présence qui attire les bonnes opportunités.
Les parcours possibles pour suivre une formation de photographe professionnel
Formations académiques en photographie : des bases solides, mais limitées
Les formations académiques, comme celles proposées par des institutions renommées telles que l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles (ENSP) , ou le fameux BTS Photo , sont idéales pour acquérir une base artistique et technique très complète.
Avantages :
Encadrement rigoureux : vous serez entouré par des professeurs expérimentés.
Accès à des ressources haut de gamme : studios, équipements professionnels, et ateliers pratiques.
Réseau professionnel : opportunités de stages et connexions avec des acteurs clés de l’industrie.
Diplômant : vous obtenez un diplôme photo solide, reconnu par l’État.
Limites : Mais soyons clairs : ces formations ne sont pas pour tout le monde.
Elles sont souvent longues (2 à 5 ans) et peu flexibles dans les modalités, c’est à dire qu’il faut être présent et le distanciel n’est souvent pas possible (un BTS Photo avec le CNED l’est, mais on perd alors pas mal de bénéfices vus plus haut)
Elles mettent l’accent sur la technique et la création artistique, mais abordent rarement les compétences entrepreneuriales essentielles pour lancer et gérer un business photo.
Si votre objectif est de vivre de votre photographie et de développer une activité rentable, ce type de formation peut poser des limites importantes.
Formations spécialisées en écoles privées : pour un apprentissage artistique poussé
Si vous préférez une approche plus artistique, les formations privées spécialisées sont idéales. Proposées par des écoles spécialisées elles mettent l’accent sur les ateliers et les projets concrets. Par exemple, l’école de Condé et son Bachelor Photographie & Images animées
Ces formations offrent un accompagnement personnalisé avec des tuteurs et une assistance continue, vous permettant d’acquérir une expérience concrète et de développer un portefeuille professionnel solide.
Par contre, elles sont chères et comptez plusieurs milliers d’euros pour 1 seule année.
Autoformation et workshops : la flexibilité pour les autodidactes motivés
Pour ceux qui aiment apprendre à leur rythme, l’autoformation et les workshops sont une option à ne pas négliger. Les plateformes en ligne regorgent de contenus pour approfondir vos compétences.
Mais attention : cette voie demande une discipline solide et un réel engagement personnel.
Les points forts :
Flexibilité totale : vous apprenez quand vous voulez et où vous voulez.
Coût réduit : de nombreuses ressources gratuites ou abordables sont disponibles en ligne.
Les limites à ne pas ignorer : Cependant, l’autoformation peut vite devenir un piège si vous ne savez pas structurer votre apprentissage. Vous risquez de vous disperser et de passer à côté des compétences essentielles pour monétiser votre savoir-faire.
Workshops : un complément idéal Les workshops, souvent animés par des professionnels reconnus, sont parfaits pour se spécialiser dans un domaine précis, comme l’éclairage créatif ou la direction artistique. Mais seuls, ils ne suffisent pas à bâtir une carrière solide.
Ils peuvent durer une journée par exemple, et sont parfaits pour réseauter et ressortir avec de nouvelles compétences.
Les compétences clés enseignées en formation de photographie professionnelle
Dans un marché où la concurrence est rude, maîtriser les compétences techniques ne suffit plus : il faut aussi savoir se positionner, gérer ses projets, et séduire ses clients avec une approche unique.
Une formation professionnelle vous apporte tout cela, et bien plus encore. Voici les piliers essentiels que vous devez maîtriser pour lancer et développer votre business photo.
Techniques photographiques fondamentales : dépasser les bases pour exceller
Maîtriser son appareil photo, ses réglages (ouverture, vitesse, ISO) et comprendre les règles de composition sont des fondamentaux… mais pour se démarquer, il faut aller plus loin.
Une formation de qualité ne se limite pas à vous apprendre les bases : elle vous pousse à explorer les détails qui font toute la différence.
Par exemple :
Signature visuelle : apprenez à développer un style distinctif pour que vos photos soient immédiatement reconnaissables.
Éclairage créatif : transformez la lumière naturelle ou artificielle en un outil pour raconter une histoire unique à chaque prise de vue.
Techniques avancées : comme le bracketing ou le focus stacking pour des images parfaites dans les moindres détails.
Maîtrise du post-traitement et des logiciels : sublimer votre travail
Aujourd’hui, le post-traitement est bien plus qu’une simple étape : c’est une arme stratégique pour élever vos photos au rang d’œuvres professionnelles.
Vous apprendrez à utiliser des outils incontournables comme Lightroom et Photoshop, mais aussi à optimiser vos workflows pour travailler plus efficacement.
Les points forts souvent abordés en formation :
Correction fine : ajustez les teintes, la lumière, et les détails pour sublimer vos photos.
Techniques avancées : travail sur les fichiers RAW, retouche sélective, et gestion des masques pour un contrôle total.
Optimisation des livrables : préparez vos images pour des impressions haute qualité ou des publications numériques percutantes.
En maîtrisant ces outils, vos photos auront ce petit plus qui bluffe vos clients et qui vous permet de justifier des tarifs premium.
Photographe professionnel formation : maîtriser la gestion de projet pour réussir
Capturer de belles images, c’est bien. Mais savoir gérer un projet de A à Z, c’est ce qui vous transforme en un professionnel incontournable. Une formation de qualité vous apprend à structurer chaque étape de votre travail, pour non seulement satisfaire, mais impressionner vos clients.
Les étapes clés abordées :
Prise de brief efficace : comprendre les attentes précises de vos clients et les retranscrire en objectifs concrets.
Organisation et logistique : planifiez vos séances de manière fluide, anticipez les imprévus, et choisissez le matériel adapté à chaque projet.
Respect des délais : un pro, c’est quelqu’un qui livre toujours à l’heure sans sacrifier la qualité.
Résultat ? Vous devenez un partenaire de confiance, quelqu’un que les clients recommandent sans hésiter.
Marketing et gestion d’une carrière de photographe indépendant : devenez entrepreneur de votre art
Vous voulez vivre de votre passion ? Alors, il est temps de penser comme un entrepreneur.
Une formation orientée business vous aide à maîtriser tous les aspects nécessaires pour faire de votre activité un succès financier.
Les compétences clés :
Attirer vos premiers clients : comprendre qui sont vos prospects et où les trouver.
Créer une offre irrésistible : structurez vos services en packs ou propositions claires et attractives.
Stratégies marketing efficaces : apprenez à utiliser Instagram, créer un site qui convertit, ou même lancer des campagnes publicitaires ciblées.
Gestion financière et juridique : comprenez comment gérer vos finances, établir des contrats solides, et respecter vos obligations légales.
Ma formation vous guide précisément sur ces points, car lancer son activité photo, c’est aussi structurer un business rentable.
Développer un état d’esprit de photographe professionnel : persévérance, créativité, et adaptation
Ce n’est pas juste une question de technique ou de marketing. Le métier de photographe demande un état d’esprit solide pour faire face aux imprévus et se démarquer dans la durée.
Résilience : vous apprendrez à surmonter les périodes de creux ou les échecs. Chaque défi devient une opportunité d’apprendre.
Créativité continue : stimulez votre imagination pour rester innovant et surprendre vos clients.
Adaptation rapide : que ce soit aux nouvelles tendances, aux évolutions technologiques ou aux demandes imprévues, vous serez toujours prêt.
Ce sont ces qualités qui feront de vous un photographe professionnel complet, capable de bâtir une carrière stable et pérenne.
Trouver sa spécialisation en tant que photographe professionnel
Se spécialiser est l’une des décisions les plus stratégiques que vous puissiez prendre pour réussir dans la photographie.
Choisir une niche claire vous permet non seulement de devenir un expert reconnu, mais aussi d’attirer une clientèle ciblée, prête à investir dans vos services.
Voici un tour d’horizon des principales spécialisations et de ce qu’elles demandent.
Photographie de portrait : révéler l’humain
Si vous aimez capturer la profondeur des regards, les sourires authentiques et les émotions brutes, la photographie de portrait est votre terrain de jeu.
Ce domaine va bien au-delà de la technique : il s’agit de construire une connexion avec vos sujets, de les mettre en confiance pour révéler leur vraie nature.
En formation, vous apprendrez à :
Maîtriser l’éclairage sculptural, que ce soit en studio ou en extérieur.
Choisir des décors et accessoires qui mettent en valeur la personnalité de vos sujets.
Perfectionner votre direction pour guider les poses sans jamais brider la spontanéité.
Vous deviendrez le photographe capable de transformer chaque portrait en une œuvre unique qui raconte une histoire personnelle et inoubliable.
Photographie de paysage : capturer l’immensité du monde
Si vous rêvez d’aventures, de grands espaces et de lumières sublimes, la photographie de paysage est faite pour vous. Mais attention, ce n’est pas seulement une affaire de belles vues : ce domaine demande une discipline et une précision exceptionnelles.
Pour réussir, vous devrez :
Apprendre à travailler avec les conditions naturelles (météo, saisons, lumière).
Maîtriser les techniques de composition avancée pour rendre vos images captivantes.
Explorer des outils comme les filtres ND ou polarisants pour des effets spectaculaires.
Une formation professionnelle vous aidera à comprendre les subtilités de ce métier exigeant et à créer des images qui émerveillent les spectateurs.
Photographie de mode : un art au service du glamour
Si vous avez un goût prononcé pour l’esthétique, le style, et le travail en équipe, la photographie de mode pourrait bien être votre voie. Mais attention, ce domaine demande une créativité débordante et une organisation sans faille.
Vos défis incluront :
Collaborer avec des stylistes, mannequins et maquilleurs pour donner vie à une vision commune.
Maîtriser l’art de la lumière en studio, mais aussi les prises de vue en extérieur pour des campagnes diversifiées.
Rester à jour sur les tendances du secteur pour toujours proposer des visuels innovants et pertinents.
Une spécialisation en photographie de mode vous propulse dans un univers captivant où chaque séance est une nouvelle aventure artistique.
Photographie de mariage : capturer l’émotion d’un jour unique
Vous avez un talent pour saisir les instants fugaces et les moments sincères ? La photographie de mariage est une spécialisation aussi exigeante qu’enrichissante. Vous serez responsable d’immortaliser les souvenirs d’un des jours les plus importants de vos clients.
Voici ce qu’une formation vous enseignera :
Planifier efficacement la couverture complète d’un mariage, de la préparation des mariés à la dernière danse.
Maîtriser les techniques d’éclairage en intérieur et en extérieur, quelles que soient les conditions.
Développer une approche relationnelle pour établir une confiance totale avec vos clients.
Avec cette spécialisation, vous devenez bien plus qu’un photographe : un créateur de souvenirs intemporels.
Photographie commerciale : des visuels qui vendent
Si vous aimez travailler avec des marques, développer des concepts visuels et créer des images percutantes, la photographie commerciale est pour vous. Cette spécialisation est au cœur de l’industrie, combinant créativité et stratégie marketing.
Ce que vous apprendrez :
Travailler avec des équipes marketing pour comprendre les objectifs d’une campagne.
Maîtriser les techniques d’éclairage et de mise en scène adaptées aux produits ou services.
Intégrer une stratégie visuelle cohérente qui reflète l’identité de la marque.
La photographie commerciale vous ouvre les portes de collaborations enrichissantes avec des entreprises et agences, tout en offrant un potentiel lucratif élevé.
Pourquoi ma formation vous aide à trouver votre niche
Se spécialiser ne se limite pas à un choix technique ou esthétique. Ma formation vous accompagne pour identifier votre véritable valeur ajoutée, comprendre ce que recherche votre clientèle idéale et construire une offre irrésistible.
Vous savez déjà photographier. Maintenant, je vais vous aider à trouver votre créneau idéal, structurer votre business, et transformer votre spécialisation en une activité rentable et épanouissante.
Quel équipement investir en tant que photographe professionnel ?
Dans un métier où la technique et l’art se rencontrent, choisir son matériel est une étape stratégique.
Il ne s’agit pas seulement d’acheter des gadgets dernier cri, mais de sélectionner des outils adaptés à votre style et à votre vision, qui deviendront les alliés de votre succès. Voici un regard neuf pour guider vos choix.
Pour tout photographe professionnel, une formation passe d’abord par l’équipement de base nécessaire pour produire des images de qualité.
Photographe professionnel : le matériel de base pour une formation réussie
Quand on débute, le risque est de trop investir ou de mal investir. Pourtant, un kit de base bien pensé suffit pour produire des résultats professionnels dès le départ.
Appareil photo : reflex ou hybride ? Le débat existe depuis des années, mais l’essentiel est de choisir un modèle qui offre une qualité d’image exceptionnelle tout en correspondant à vos besoins. Les hybrides, par exemple, séduisent pour leur légèreté et leur polyvalence, idéaux pour des séances en mouvement.
Objectifs : l’arme secrète du photographe Plutôt que de chercher à tout couvrir, concentrez-vous sur trois essentiels : un grand angle pour les paysages, un objectif standard lumineux pour les portraits, et un téléobjectif pour des sujets éloignés. Un bon objectif fait souvent plus de différence qu’un appareil coûteux.
L’éclairage : le vrai game changer Si vous débutez, un simple réflecteur peut déjà transformer vos prises de vue. Ajoutez un flash externe pour travailler en basse lumière ou pour contrôler les ombres, et vous serez déjà au-dessus de la moyenne.
Accessoires malins : Un trépied compact mais robuste est un investissement clé. Complétez avec des cartes mémoire rapides et un disque dur pour sécuriser vos travaux dès le départ.
Idée bonus : Pourquoi ne pas envisager un partenariat avec des marques pour tester ou louer du matériel ? Une manière maligne de limiter vos dépenses tout en découvrant vos préférences.
Équipements avancés selon votre spécialisation : choisissez l’excellence
La clé pour exceller dans votre niche est d’investir dans des équipements qui renforcent votre vision et vous permettent d’explorer des perspectives uniques.
Photographie de portrait : Optez pour des objectifs lumineux à focale fixe (comme un 85 mm f/1.4) pour des flous d’arrière-plan spectaculaires. Ajoutez des softbox ou des anneaux lumineux pour adoucir l’éclairage et donner à vos photos un rendu professionnel.
Photographie de paysage : Ici, un objectif grand angle et un trépied résistant aux intempéries sont vos meilleurs amis. N’oubliez pas les filtres ND pour gérer la lumière et explorer des poses longues qui révèlent des détails invisibles à l’œil nu.
Photographie commerciale ou produit : Une table de lumière ou une boîte à lumière pliable est indispensable pour sublimer les produits. Combinez cela avec un objectif macro pour capturer des détails que d’autres négligent.
Photographie aérienne : Les drones sont de plus en plus accessibles. Ils offrent des perspectives uniques pour des clichés impressionnants. Mais attention : investissez également dans une formation pour maîtriser les prises de vue aériennes et respecter les régulations locales.
Idée bonus : Pensez à des outils qui vous différencient. Par exemple, un appareil moyen format pour des campagnes de mode haut de gamme ou des imprimantes professionnelles pour proposer des tirages à vos clients.
Budget : optimiser vos dépenses sans compromis sur la qualité
Investir dans du matériel est un jeu d’équilibre entre ambition et réalisme. Comment maximiser votre budget tout en obtenant les outils qui vous permettront de livrer un travail d’exception ?
Achetez progressivement : commencez par un matériel polyvalent qui couvre vos besoins immédiats. Une fois que votre activité génère des revenus, ajoutez des équipements spécifiques à votre spécialisation.
Occasion ou reconditionné, des options intelligentes : les boîtiers d’ancienne génération ou le matériel reconditionné offrent souvent un excellent rapport qualité-prix.
Pensez long terme : les objectifs haut de gamme, par exemple, sont des investissements durables qui conservent leur valeur et leur performance sur plusieurs années.
Idée différenciante : louer pour tester avant d’acheter.
De nombreuses plateformes permettent d’essayer un objectif ou un appareil sur quelques jours. Vous pourrez ainsi éviter les achats impulsifs et mieux cerner vos besoins.
FAQ : Les questions fréquentes sur les formations pour photographes professionnels
Combien coûte une formation pour devenir photographe professionnel ?
Les coûts des formations varient énormément selon leur format et leur contenu :
Formations académiques : les écoles privées, comme l’École de Condé ou Spéos, coûtent entre 6 000 et 8 000 euros par an. Ces programmes sont idéaux pour ceux qui souhaitent un cadre structuré et un accès à des ressources haut de gamme.
Formations en ligne : plus accessibles financièrement, elles vont de 1 500 à 7 990 euros, selon la durée et les modules inclus. Ces options sont parfaites si vous cherchez à concilier apprentissage et flexibilité.
Workshops spécialisés : des ateliers intensifs ciblant une niche spécifique peuvent coûter entre 200 et 1 000 euros, offrant une approche directe et pratique.
Et si vous pensiez à votre formation comme un investissement ? Une formation bien choisie peut vous permettre de structurer votre activité, trouver vos premiers clients et générer des revenus rapidement.
Quelle est la durée moyenne d’une formation en photographie ?
La durée d’une formation dépend de vos objectifs et du type de parcours choisi :
Formations académiques : deux à trois ans pour les diplômes classiques, idéales si vous recherchez une immersion complète dans le monde de la photographie.
Formations en ligne : de quelques semaines à un an, avec souvent la possibilité de progresser à votre rythme. Certaines, comme le Master of Photography, offrent un accès prolongé aux cours (jusqu’à 5 ans), vous permettant de continuer à apprendre en parallèle de vos projets.
Autoformation et workshops : ici, c’est à vous de fixer le tempo. La durée dépend de votre disponibilité et de votre engagement.
Mais combien de temps êtes-vous prêt à investir dans votre avenir ? Une formation courte et ciblée peut parfois avoir plus d’impact qu’un cursus long si elle répond directement à vos besoins professionnels.
Peut-on réussir sans suivre de formation académique ?
La réponse est oui, mais il faut être réaliste : réussir sans formation académique demande beaucoup d’autodiscipline, de persévérance et d’apprentissage autonome.
Avantages de l’autoformation : Avec des ressources accessibles en ligne, des vidéos YouTube, et des ebooks, il est possible d’apprendre les bases gratuitement. Les workshops et les formations en ligne viennent compléter ces connaissances en offrant des approches spécifiques à votre niche.
Limites : Sans cadre structuré, vous risquez de vous disperser et de manquer des compétences essentielles, comme la gestion de projet ou le marketing.
Ce qui fait la différence : Une formation académique ou professionnelle ne vous enseigne pas seulement la technique. Elle vous offre un réseau précieux (profs, pairs, stages), un cadre pour progresser rapidement, et des outils pour structurer votre activité.
Et si la meilleure solution était un mix des deux ? Associer l’autoformation avec une formation spécialisée vous permet d’apprendre à votre rythme tout en bénéficiant des avantages d’un programme structuré.
Pourquoi ma formation est différente ?
Je propose une approche pragmatique et orientée résultat. Mon objectif est de vous apprendre à lancer et développer un business photo qui vous fait vivre. Avec ma méthode, vous apprenez à :
Structurer votre première offre.
Trouver vos premiers clients.
Construire un réseau solide.
Que vous veniez d’un parcours académique ou que vous soyez autodidacte, ma formation est conçue pour combler le fossé entre savoir photographier et vivre de la photographie.
Conclusion
Devenir photographe professionnel, c’est bien plus qu’un métier : c’est l’opportunité de faire se rencontrer votre passion pour le beau, l’esthétique avec l’esprit entrepreneurial.
Vous l’avez compris à travers cet article, pour réussir, il ne suffit pas de savoir capturer de belles images. Vous devez également choisir une formation qui vous prépare à structurer votre activité, vous spécialiser dans une niche qui vous distingue et comprendre les rouages du business photo.
Mais ce parcours ne s’arrête pas là.
Dans un marché en constante évolution, et qui est amené à changer de plus en plus vite (notamment avec l’IA), c’est plus qu’essentiel de rester curieux, d’affiner vos compétences et de vous adapter aux nouvelles tendances.
Investir dans votre développement, c’est investir dans un avenir où votre art photo devient votre moyen de vivre. Et est ce que ce ne serait pas le luxe ultime ça ?
Alors, qu’attendez-vous pour franchir cette étape décisive ? Créez votre offre, trouvez vos premiers clients et transformez votre passion en un métier stable et épanouissant.
Mon accompagnement est là pour vous guider. Vous savez déjà photographier ; maintenant, il est temps d’apprendre à vivre de votre talent. 🚀
Vous êtes photographe indépendant et vous souhaitez savoir comment développer son business photo ?
Alors, oubliez les bonnes résolutions classiques qu’on fait toutes et tous le 1er janvier. Misez plutôt sur des objectifs ambitieux, forts et uniques, capables de transformer votre activité.
Fixer un cap clair et motivant n’est pas seulement une bonne idée, c’est une stratégie puissante pour progresser, dépasser vos limites et atteindre des résultats concrets.
En gros, mieux vos 1 très gros objectif à l’année, ambitieux, limite trop même, que toute une tripotée qu’on oubliera très vite.
Dans cet article, je vais vous montrer comment une technique ancestrale japonaise va vous aider à définir des objectifs ambitieux, adaptés à votre situation, et surtout comment les utiliser pour faire évoluer votre business photo.
Vous découvrirez des idées inspirantes, des exemples concrets, et des leçons tirées de mes propres défis professionnels mais aussi personnels.
Parce que oui, cette technique, qu’on appelle le « Misogi » est parfaite aussi pour les objectifs de la vie perso.
Alors préparez-vous à sortir de votre zone de confort et à donner un nouvel élan à votre activité de photographe pro.
Table des matières
Pourquoi fixer des objectifs ambitieux pour développer son business photo ?
À la base, un vieux concept japonais
Juste avant de vous dire pourquoi, il faut que je vous parle quand même de ce qu’est ce concept de « Misogi« .
À l’origine, il s’agissait d’une pratique spirituelle japonaise : une purification par l’eau, souvent sous une cascade. Chez nous on pourrait appeler ça des ablutions.
Mais aujourd’hui, on l’utilise pour désigner un défi personnel ou professionnel marquant.
L’idée est simple : se fixer un objectif ambitieux pour l’année à venir et tout faire pour l’accomplir.
Pas les fameuses 10 bonnes résolutions qu’on fini par oublier dès février ou même carrément avant. Ni les objectifs vagues ou flous comme “je veux être plus organisé(e)” ou “je veux avoir plus de clients”.
Non, un seul défi, concret, mesurable, et surtout ambitieux qui pourrait transformer votre vie ou votre business photo.
Au cœur du Misogi se trouve donc l’idée de transformation. C’est un processus pour abandonner nos vieilles habitudes et croyances, et aller chercher une version plus puissante de nous-même.
Oui, je sais, ça fait très « dev’ perso » cette histoire, mais ça ne fait jamais de mal.
On donc s’attacher à défier nos limites physiques et mentales pour déclencher un déclic qui transcende tous les aspects de notre vie.
Image par Anh Lê khắc.
L’importance des objectifs ambitieux pour développer son business photo
Fixer des objectifs ambitieux ce n’est pas un exercice de planification.
C’est ce qui vient avant. Rien den sert de planifier si vous n’avez pas un objectif de type Misogi. C’est pour ça que ça doit d’abord être un vrai moteur de transformation pour développer son business photo.
Pour qu’il soit conforme au Misogi, l’objectif doit être :
ambitieux,
concret,
mesurable
atteignable (même s’il est ambitieux)
Contrairement aux bonnes résolutions souvent floues ou vite abandonnées, un objectif ambitieux devient votre boussole qui vous guide toute l’année pour avancer malgré les difficultés que vous rencontrerez.
Pour développer son business photo, il ne suffit pas de vouloir « plus de clients » ou d’être « mieux organisé ». C’est trop vague, pas assez concret, pas mesurable.
Et certainement pas assez ambitieux pour vous donner la patate toute l’année. Cette fameuse boussole.
Il faut un défi qui inspire, motive et qui ait un impact concret sur votre progression.
Les caractéristiques d’un bon objectif pour votre business photo
Là, on va rentrer dans le vif du sujet.
Qu’est-ce qu’un bon objectif qui rentrerait dans les cases du concept “Misogi” ?
Un bon Misogi doit avoir 3 caractéristiques :
1/ Il doit vous faire sortir de votre zone de confort.
Si votre objectif est facile ou que vous savez déjà comment y parvenir, ce n’est pas un défi, c’est une tâche.
Un véritable objectif ambitieux doit vous bousculer, vous forcer à explorer de nouvelles stratégies, à remettre en question vos méthodes et même à affronter vos peurs les plus profondes.
Prenez un instant pour réfléchir à une zone de votre activité photo où vous vous sentez « trop à l’aise ». Par exemple :
Vous n’avez jamais osé démarcher un gros client ? Imaginez-vous frapper à la porte d’une agence prestigieuse. Même si cela semble terrifiant, c’est là que vous trouverez la plus grande progression.
Vous évitez un style de photo ? Pourquoi ne pas expérimenter la photographie culinaire, publicitaire ou de mode, même si cela vous paraît hors de portée ?
Sortir de sa zone de confort ne signifie pas tout changer, mais choisir une action qui vous met légèrement mal à l’aise et la répéter jusqu’à ce qu’elle devienne familière. Vous serez surpris de voir à quel point la peur s’atténue lorsque vous passez à l’action. Rappelez-vous, c’est là que se produit la magie de la croissance.
2/ Il doit être inspirant.
Un objectif inspirant, c’est celui qui vous donne un frisson d’excitation rien qu’en y pensant. Il doit incarner une vision qui vous pousse à sortir du lit les jours où la motivation vous fait défaut.
Mais pour qu’il soit vraiment inspirant, cet objectif doit aussi résonner avec vos valeurs profondes et votre « pourquoi ».
Posez-vous cette question : pourquoi voulez-vous vraiment développer votre business photo ?
Est-ce pour avoir plus de liberté dans votre vie ?
Pour transmettre un message à travers vos images ?
Pour prouver à vous-même que vous pouvez réussir ?
Une fois que vous avez identifié ce « pourquoi », associez-le à des actions concrètes. Par exemple :
Créer une série photo qui met en lumière des causes qui vous tiennent à cœur.
Fixer un objectif financier ambitieux pour offrir une vie meilleure à votre famille.
L’inspiration ne vient pas de l’objectif lui-même, mais de ce qu’il représente pour vous. Prenez le temps de visualiser ce que cet objectif changera dans votre vie et laissez cette vision nourrir votre enthousiasme.
3/ Il doit être réaliste, mais ambitieux.
Un objectif ambitieux doit être assez grand pour vous faire rêver, mais assez réaliste pour ne pas vous décourager.
Pensez à un défi qui vous pousse à vous dépasser sans vous submerger.
Voici une méthode simple pour calibrer votre objectif :
1/ Divisez-le en étapes intermédiaires.
Si vous voulez doubler votre chiffre d’affaires, commencez par viser une augmentation de 10 % sur trois mois, puis 20 %, et ainsi de suite. Chaque petite victoire renforcera votre confiance.
2/ Testez vos limites.
Un bon indicateur que votre objectif est ambitieux mais atteignable ? Il doit vous donner une légère appréhension, mais aussi une excitation à l’idée de le réaliser.
3/ Évitez la comparaison.
Votre ambition doit être alignée avec vos capacités et votre situation actuelle. Ce n’est pas parce qu’un autre photographe vise une exposition internationale que vous devez le faire aussi.
Un objectif réaliste mais ambitieux est un équilibre délicat entre le confort et l’impossible.
Imaginez un athlète : il ne cherche pas à courir un marathon en une semaine s’il débute, mais il sait que s’entraîner régulièrement pour courir 5 km, puis 10 km, le mènera là où il veut aller.
C’est exactement ce que vous devez faire avec votre business photo.
Photo générée par IA (pour essayer 😊)
Des idées d’objectifs ambitieux pour les photographes indépendants
C’est certain qu’il n’y a que vous qui puissiez savoir exactement le gros objectif qu’il vous faut. Je ne peux clairement pas l’inventer pour vous.
Ce que je peux faire par contre, c’est vous donner des pistes. Ces idées qui viennent seront à adapter, et pas à prendre pour argent comptant.
Mais ça devrait vous aider 🙂
Lancer une campagne de financement participatif pour un projet photo
Imaginez un livre photo, une série documentaire, ou une exposition financée par votre communauté.
Ça pourrait non seulement soutenir votre projet, mais aussi créer un lien fort avec vos soutiens et attirer par le bouche à oreilles des clients potentiels.
Il existe aujourd’hui plein de plateformes possibles pour lancer ce type d’opération. Celle qui est plutôt taillée pour les photographes c’est Ulule.
Réaliser un reportage immersif sur une communauté ou un sujet précis
Passez plusieurs semaines ou mois à documenter une communauté spécifique, un événement, ou une cause qui vous tient à cœur. Ce genre de projet nécessite un investissement personnel important, mais il peut aboutir à des publications dans des magazines ou des expositions puissantes.
Et qui sait, vous ouvrir des portes que vous pensiez impossible à atteindre.
Vendre vos photos dans des lieux inattendus
Au lieu des circuits classiques comme les galeries, pourquoi ne pas viser des endroits originaux pour exposer et vendre vos œuvres ? En cherchant un peu je suis persuadé que vers chez vous il y a ce qu’il faut pour ça.
Concept stores, marchés d’art locaux, voire hôtels haut de gamme. Ces espaces atypiques attirent souvent des clients curieux et prêts à acheter.
Fixez-vous comme objectif de soumettre votre meilleur travail à un concours prestigieux.
C’est une excellente façon de gagner en visibilité, d’élargir votre réseau, et de recevoir un feedback précieux pour progresser. Que ce soit dans le portrait, la nature ou la photo de rue, ciblez des compétitions alignées avec votre style !
Atteindre 1 000 abonnés sur Instagram en 1 an
Fixez-vous l’objectif d’atteindre 1 000 abonnés engagés sur Instagram en une année.
Pour y arriver, concentrez-vous sur un contenu de qualité (reels, stories, posts inspirants), publiez régulièrement, utilisez des hashtags pertinents, et engagez-vous activement avec votre communauté et d’autres créateurs.
Cet objectif vous permettra de bâtir une audience solide, de renforcer votre notoriété et d’attirer des opportunités pour développer votre business photo.
Louer un local pour ouvrir votre propre galerie photo
Faites de 2025 l’année où vous passerez un cap en devenant le propriétaire d’une galerie dédiée à vos œuvres. Louer un espace pour exposer vos photos, accueillir des clients, et organiser des événements sera un tremplin exceptionnel. Rien de mieux que ça pour fortement développer son business photo.
Cet objectif est très ambitieux, c’est vrai, car il demande de planifier votre budget, de trouver le lieu idéal, et de concevoir une expérience unique pour vos visiteurs. Et aussi d’avancer des fonds, d’avoir de la trésorerie.
Vous y verrez comment un photographe a transformé son rêve en réalité et fait de sa galerie un levier de succès.
Leçons tirées de mes propres défis pour développer mon business photo
À présent, c’est à moi de vous livrer mes propres objectifs Misogi au cours de ces trois dernières années.
Et les leçons que j’en ai tirées qui vous seront, j’espère, utiles.
Donc moi aussi, je me fixe chaque année des défis de type “Misogi”. Et franchement, c’est grâce à eux que j’ai accompli certaines choses que je croyais impossibles.
2022 : reprendre le sport et renforcer mon dos
En 2021, un lumbago m’a immobilisé pendant des jours. ça m’a pris en ramassant au sol la pièce d’un puzzle de mes filles. Au delà de la douleur sur le moment et dans les jours qui ont suivi, c’était en fait une véritable leçon : je ne pouvais plus négliger ma santé.
Parce que depuis des années, pris par mon entreprise et la vie de famille, je ne faisais plus guère d’activité.
Donc mon défi pour 2022 fut de me mettre à la natation pour renforcer mon dos et ne plus jamais revivre ça.
Je me suis inscrit au club du Puy en Velay (je vous mets le lien, vous verrez quelques unes de mes photos).
Au début, chaque séance était difficile et j’y allais avec appréhension. Je n’avais pas nagé (vraiment je veux dire) depuis des années, et mes premières longueurs ressemblaient plus à de la survie qu’à du sport 😅.
Mais j’ai persisté ( de toute façon quand on paie 200 € la licence, rien que ça oblige à y aller).
Je me suis organisé avec deux séances par semaine d’une heure chacune. Un minimum pour en voir les bienfaits.
Résultat ?
À la fin de l’année, non seulement mon dos était renforcé, mais j’avais retrouvé une forme physique que je n’espérais plus.
Et aujourd’hui, 2 ans après avoir commencé, je suis capable de nager un 100 mètres papillon, un style que je pensais réservé qu’aux très très bons.
Tout comme je peux nager un 1000 m au rythme d’1 minute 40 au 100 m, les connaisseurs comprendront.
Chaque semaine actuellement, je nage plus de 7 kilomètres, et mon dos ne m’a plus jamais lâché (bon, j’ai bien un peu mal de temps en temps quand même).
La leçon
Peu importe votre niveau de départ, ce sont la régularité et la discipline qui font toute la différence. Que vous commenciez votre activité photo ou que vous cherchiez à la faire décoller, avancez pas à pas, mais avancez.
Photo par Régis Moscardini
2023 : dépasser 100 000 € de chiffre d’affaires
Pendant 4 ans, mon chiffre d’affaires stagnait autour de 90 000 €. Un bon chiffre, clairement, mais j’avais l’impression d’être coincé. Comme si un plafond de verre m’empêchait d’aller plus haut.
Je m’étais presque résigné à l’idée que 100 000 €, c’était impossible pour moi. Comme un temps impossible à atteindre pour un sprinteur par exemple.
Donc en ce début d’année 2023, j’ai décidé de faire de cet objectif mon nouveau Misogi.
Alors j’ai revu ma manière de travailler :
j’ai analysé ce qui fonctionnait et abandonné ce qui ne donnait pas de résultats.
J’ai investi dans des outils et des formations pour gagner en efficacité.
Et surtout, je me suis concentré sur l’acquisition de nouveaux clients. La prospection.
Le résultat a dépassé mes attentes : j’ai terminé l’année avec 105 000 € de chiffre d’affaires.
Mais ce n’est pas tout. En cassant ce plafond de verre, j’ai réalisé que ce que je croyais être une limite n’était qu’une barrière mentale. Comme d’ailleurs souvent les limites qu’on se fixe.
Aujourd’hui, je vise des objectifs encore plus ambitieux. Parce que je sais que j’en suis capable.
La leçon
Pour développer son business photo, les “impossibles” sont souvent des limites que vous vous imposez vous-même. Avec la bonne stratégie et une dose de persévérance, vous les dépasserez.
2024 : réduire ma dépendance à la publicité Facebook
Depuis des années, je recrutais presque exclusivement mes élèves grâce à la publicité Facebook et Instagram. Ça fonctionne, pas de souci avec ça.
Mais cette dépendance me stressait. Que faire si un jour cette source se tarit ? C’est arrivé à tellement d’autres. Du jour au lendemain, Meta (maison mère de Facebook et Instagram) peut décider de suspendre votre compte publicitaire.
Alors mon défi pour 2024 : développer un nouveau canal d’acquisition, le setting.
Le setting, c’est une méthode pour générer des conversations avec des prospects sur les réseaux sociaux. Ça demande du temps, de l’organisation et une vraie stratégie, mais les résultats sont incroyables.
Ça m’a permis d’instaurer un lien direct avec mes futurs clients. Aujourd’hui, 50 % de mes nouveaux élèves viennent de ce canal.
Et surtout, je me sens beaucoup plus serein : je ne dépends plus uniquement d’une seule source.
La leçon
Dans votre activité photo, diversifiez vos sources de revenus et vos moyens de trouver des clients.
Vous serez non seulement plus stable, mais aussi mieux armé(e) pour faire face aux imprévus.
Et vous ? Quel est votre objectif pour développer votre business photo ?
Maintenant, c’est à vous de jouer. Si vous voulez développer votre business photo, tout commence par un objectif ambitieux, précis et motivant.
Que ce soit lancer votre activité, diversifier vos revenus ou atteindre un chiffre d’affaires plus élevé, votre objectif doit devenir une boussole pour guider vos actions tout au long de l’année.
N’attendez pas. Prenez un moment pour réfléchir à ce qui compte vraiment pour vous en 2025.
Quel défi oserez-vous relever pour transformer votre activité de photographe ? Fixez-le, planifiez-le, et surtout, passez à l’action. Parce que, comme toujours, ce sont les étapes régulières et disciplinées qui mènent aux plus grandes réussites.
Dans cet article, on va explorer ensemble les 9 étapes essentielles pour lancer son business photo, en partant de zéro.
Que vous soyez au tout début de votre projet ou déjà en activité, ces 9 étapes vous donneront les clés pour avancer de manière sereine et structurée.
Je vais partager avec vous ce que je ferais aujourd’hui si je devais repartir de zéro dans mon activité photo. C’est une sorte de feuille de route concrète, fondée sur plus de dix ans d’expérience (la mienne 😊) , avec des réussites mais aussi des erreurs dont j’ai tiré des leçons.
Mon objectif est de vous fournir une méthode éprouvée et des outils pratiques pour prendre les bonnes décisions dès le départ et éviter les pièges.
À la fin de cet article, vous aurez toutes les cartes en main pour construire ou renforcer les bases de votre business photo.
Comme je le dis souvent, entreprendre, ce n’est jamais un chemin linéaire : il y aura des hauts, des bas, des moments de doute et d’autres de succès.
Ce parcours, avec ses défis et ses satisfactions, fait partie de l’aventure entrepreneuriale.
Table des matières
1. Faire le point sur votre passion
Avant de vous lancer dans ce projet qui est de vivre de la photo, soyez très clair sur ce qui vous plaît vraiment, car comme photographe professionnel, vous allez passer énormément de temps à pratiquer cette activité.
Il ne s’agit pas seulement de quelques heures de temps en temps, mais bien de milliers d’heures cumulées au fil des années. Votre projet photo doit donc être quelque chose qui vous plait profondément, car vous n’êtes pas là pour un an, mais pour plusieurs.
Choisir un domaine qui vous plaît est essentiel pour tenir sur la durée.
Si vous vous lancez dans un type de photographie qui ne vous inspire que moyennement, parce qu’on vous a dit que c’était porteur ou parce que cela semblait intéressant financièrement, il y a de fortes chances que la routine s’installe rapidement.
La motivation va chuter, et vous serez désintéressé par ce que vous faites. Dans ce cas, vous risquez de retomber dans les mêmes travers que dans un emploi salarié : peut-être sans patron, ok, mais avec des clients qui ne correspondent pas à vos vraies envies.
Et si les sujets, la thématique, ou même les retouches que vous réalisez ne vous plaisent pas, vous ne tiendrez pas longtemps. Croyez moi.
Sans persévérance, vous ne pourrez jamais savoir si votre activité aurait vraiment pu décoller.
Donc, première étape : choisissez une spécialité qui vous plaît et dans laquelle vous êtes prêt à investir du temps et de l’énergie sur le long terme.
Ensuite, un autre point clé pour choisir une spécialité qui vous passionne, c’est d’éviter la dispersion.
En tant que photographe, c’est facile d’être tenté par de nombreux domaines : comme la photo minimaliste, l’astro-photographie, le portrait de familles, ou encore le paysage.
C’est tout fait normal d’aimer plusieurs styles, mais se disperser est un piège commun. C’est vrai, vous pourriez vous dire qu’en multipliant les thématiques, vous attirerez plus de clients et augmenterez vos revenus, mais en réalité, c’est risqué.
Pourquoi ?
Parce que chaque type de photographie attire un type de client spécifique, avec des attentes différentes, et qui se trouve sur des plateformes et dans des réseaux différents.
Par exemple, si vous faites à la fois des photos de mariage, des portraits de rue et de la photographie culinaire, ce ne seront évidemment pas les mêmes clients.
Ces types de clients n’ont pas les mêmes attentes, ni les même frustrations, et vous ne les trouverez pas au même endroit ni de la même façon.
En ne choisissant pas une niche claire, vous risquez de vous disperser, de passer d’une tâche à l’autre, sans jamais optimiser votre communication ni votre marketing, et sans obtenir les résultats escomptés.
Pour résumer.
Choisissez une spécialité. Prenez le temps de faire cette introspection et identifiez ce qui vous attire le plus. Demandez-vous conseil ou faites-vous challenger pour clarifier ce que vous voulez faire en tant que photographe.
Cela vous aidera à concentrer vos efforts, à attirer les bons clients et à développer un business qui vous ressemble et dans lequel vous vous investirez sans ennui.
Photographier en tant que pro, c’est passer autant d’heures qu’un danseur en salle de danse. Il faut donc aimer ça.
2. Pratiquer et se former
Deuxième étape indispensable pour lancer votre activité photo : pratiquer et vous former.
Vous envisagez de gagner de l’argent avec votre passion pour la photo ? Dans ce cas, votre niveau doit être suffisamment bon pour proposer un service de qualité.
Attention, il n’est pas question de devenir le meilleur photographe du monde ! La plupart des photographes professionnels ne sont pas les plus renommés, et ce n’est pas nécessaire de l’être pour réussir (même si ça aide bien sur).
Par contre, il vous faut maîtriser les bases et avoir une technique solide pour réaliser les idées que vous avez en tête, comme un musicien qui sait jouer chaque note de sa mélodie.
Comment faire pour pratiquer et progresser ?
La première clé est de shooter autant que possible. Ça parait évident de le dire, mais … ça va mieux en le disant 😁
Par exemple, pour la photo de portrait, commencez avec des modèles volontaires : famille, amis, ou même des connaissances sur les réseaux sociaux qui sont prêtes à collaborer.
La photographie de personnes est une très bonne école, mais attention à ne pas abuser des collaborations non rémunérées pour éviter de dévaloriser vos services (et de casser le marché, ce n’est pas le but).
De temps en temps, n’hésitez pas à rémunérer un modèle ou un mannequin pour travailler des aspects plus techniques et exigeants.
Si vous faites de la photographie culinaire, c’est encore différent : achetez des produits dans des boutiques spécialisées, créez un mini-studio chez vous, et entraînez-vous à composer des images attractives avec un bon éclairage. Amusez-vous !
Pareil pour la photographie d’animaux de compagnie : si vous avez des animaux, commencez avec eux, et sinon, proposez des séances aux animaux de vos proches.
Finalement, il y a toujours des moyens de trouver des sujets et de s’entraîner, même avec peu de matériel. Comme un sportif qui fait ses gammes, un photographe doit être régulier dans sa pratique.
Se former est également essentiel.
Suivez des stages et des cours pour découvrir d’autres techniques, rencontrer d’autres photographes, ou apprendre des bases qui vous manquent.
Par exemple, si vous voulez maîtriser l’utilisation du flash en studio, rien de tel qu’un stage dédié pour apprendre les réglages et la gestion de la lumière.
Par le passé j’avais des lacunes en créativité en photo macro, je me suis payé une journée de stage sur le terrain avec un très bon.
Ce type de formation, même avec un coût modeste, sera toujours très enrichissant et pour vous aider à progresser.
Une chose quand même, attention à ne pas tomber dans le piège de la « fuite en avant ».
Certaines personnes reportent sans cesse leur lancement en se disant qu’elles ne sont pas encore assez formées ou qu’elles attendent d’être « parfaites ».
Comprenez que vous n’atteindrez jamais le moment idéal où vous saurez tout. À un moment, il faut se lancer en acceptant qu’on continuera de progresser au fil de l’expérience.
Pratiquez, formez-vous, mais surtout, ne remettez pas indéfiniment votre projet à plus tard.
Il faut apprendre en continu quand on est photographe pro
3. Identifier vos clients potentiels
Pour développer un business photo solide, c’est indispensable de bien identifier son client idéal.
Ça veut dire affiner votre cible jusqu’à avoir une image très claire et détaillée de la personne à qui vous allez vendre vos services.
Imaginez cette recherche comme un jeu de poupées russes : vous partez d’une cible générale, par exemple les propriétaires d’animaux, puis vous affinez petit à petit pour déterminer précisément les profils qui correspondent à votre activité et qui pourraient réellement devenir des clients.
Pourquoi affiner autant ?
D’abord, ça évite la dispersion. Plus votre cible est définie, plus votre communication sera efficace (rappelez-vous ce quelle vous je vous ai dit à ce sujet dans l’étape 1). En connaissant exactement votre « avatar client » (ou persona), vous pouvez mieux répondre à ses besoins spécifiques et lui parler directement avec le vocabulaire, le style et les offres qui résonneront avec lui.
Comment définir votre client idéal ?
C’est un peu comme rédiger un CV pour cette personne : imaginez une biographie détaillée de votre client. Supposons que vous vous spécialisiez dans la photographie d’enfants avec leurs animaux de compagnie, par exemple avec des chats.
Qui va vraiment acheter cette prestation ? Ce ne sera pas l’enfant, mais ses parents. Allez dans les détails : où habitent-ils ? Quel est leur niveau de vie ? Quelles sont leurs passions et intérêts ?
Plus vous serez précis, plus vous saurez comment les atteindre.
Ensuite, poussez cette analyse un peu plus loin en identifiant leurs frustrations et leurs désirs. Que manque-t-il à votre client idéal dans le domaine de la photographie ?
Par exemple, si un parent n’a pas de belles photos de son enfant avec son chat, il pourrait ressentir une frustration et un besoin de capturer cette relation particulière.
Votre offre vient alors répondre à cette attente, en l’emmenant de ce « point A » (frustration) au « point B » (satisfaction). En comprenant ce chemin, vous pourrez concevoir votre service photo pour qu’il réponde exactement à ce que votre client souhaite obtenir.
Cool non ?
Plus vous connaissez les attentes de votre client idéal, plus vous pourrez adapter votre communication et votre approche pour qu’ils se sentent compris et aient envie de travailler avec vous.
Cette compréhension mutuelle crée une connexion forte, ce qui rend plus facile la conversion de prospect en client.
Et pour finir, comme vous savez ce que recherche ce client, vous pourrez aussi ajuster légèrement votre offre photographique, ou adapter vos séances pour coller parfaitement à leurs besoins spécifiques.
Bien sûr, il ne s’agit pas de changer totalement votre style, mais de faire quelques ajustements pour répondre à leurs attentes. Encore et toujours.
Identifier votre client idéal est donc un travail essentiel, qui ne se fait pas qu’au début de votre activité, mais que vous continuerez à affiner en fonction de vos expériences, de vos rencontres et de votre pratique.
Un client idéal est un client qui sera heureux d’avoir travaillé avec vous.
4. Construire un portfolio solide
La règle d’or en photographie est simple : show, don’t tell.
En d’autres termes, montrez ce que vous savez faire, ne vous contentez pas de le dire. Vous pouvez bien sûr affirmer que vous avez suivi des formations, que vous êtes passionné, et que vous maîtrisez votre matériel, mais tant que vous ne montrez pas de photos de qualité, les gens ne vous croiront pas.
Et c’est logique. D’autant plus que comme nous évoluons dans un secteur qui n’est pas réglementé, tout le monde peut par définition devenir photographe pro. Même les nuls en photo.
Donc autant prouvé par les photos qu’on est bon, si on ne peut pas toujours le faire par le diplôme.
Pour ça, rien de mieux que le portfolio. C’est la vitrine de votre savoir-faire, il doit donc être soigné et cohérent.
Un portfolio peut prendre plusieurs formes selon votre cible : un site internet, un compte Instagram, ou même un document PDF pour le B2B (par exemple si vous faites des reportages d’entreprise ou de la photographie corporate).
Peu importe le format, votre portfolio doit présenter les meilleures images de votre spécialité et être en accord avec votre client idéal.
Comment construire un portfolio varié et convaincant ?
Commencez par constituer plusieurs séries de photographies dans votre domaine de prédilection. Si vous travaillez le portrait et que vous commencez avec des photos de vos enfants ou de proches, il faudra ensuite photographier d’autres personnes pour montrer de la diversité dans vos sujets.
(au bout d’un moment, ça va se voir que vous ne montrez que des photos d vos enfants 😅)
Le client potentiel doit voir que vous pouvez adapter votre savoir-faire à différents types de sujets.
Assurez-vous que vos séances photo soient en lien avec les attentes de votre client idéal.
Et comme pour l’entraînement et la formation, l’alimentation de votre portfolio est un fil rouge : en vous formant et en pratiquant, vous nourrissez aussi votre portfolio, et inversement, l’alimenter vous pousse à pratiquer et à explorer de nouvelles techniques.
Quelques astuces concrètes pour enrichir votre portfolio.
Selon ce que vous photographiez, la méthode varie. Si vous êtes photographe de paysage, sortez souvent pour capturer des lieux et des ambiances variés.
Pour le portrait, pensez à investir dans des stages photo en studio pour perfectionner votre technique et photographier différents modèles.
Les photos que vous prendrez, même en stage, seront bel et bien les vôtres et refléteront votre style et votre regard.
Si vous préférez donner des workshops, un portfolio est également essentiel. Vous devez pouvoir démontrer non seulement votre maîtrise de la photographie mais aussi, idéalement, votre capacité à transmettre.
Un bon moyen d’enrichir votre portfolio de formateur consiste à être photographié pendant que vous enseignez. Ces images de making of peuvent être très puissantes en termes de communication et témoignent de votre expérience en tant que formateur.
Enfin, si vous faites vos débuts, proposez à des proches ou à une association locale des séances gratuites pour vous entraîner et construire votre portfolio.
Au fil du temps, cet outil deviendra votre meilleur argument de vente, car il permettra à vos futurs clients de visualiser votre travail et de se projeter dans l’expérience que vous proposez.
Un portfolio tout simple suffit la plupart du temps.
5. Créer une offre irrésistible
L’étape suivante dans la création de votre business photo consiste à concevoir une offre irrésistible. En termes simples, c’est le produit ou service que vous allez vendre.
Mais pour qu’elle soit vraiment « irrésistible », votre offre doit être construite de manière à ce que votre client cible, en la découvrant, se dise : « C’est exactement ce que je cherche ! » et ressente que passer à côté serait une opportunité manquée.
Comment y parvenir ?
L’idée est de guider votre client d’un « point A » (où il ressent une frustration ou un manque) jusqu’à un « point B » (où il se sent satisfait et serein).
En photographie, cela ne concerne pas un besoin vital, mais bien souvent un désir de capturer un moment précieux ou d’immortaliser un événement marquant. Vous devez identifier cette frustration de départ, puis construire un chemin clair et complet pour y répondre.
Prenons l’exemple de la photographie de mariage.
Votre client est souvent au point A, où il se demande comment il va garder un souvenir de qualité de cette journée unique. Vous allez donc le conduire vers le point B, où il dispose de photos qui captent la magie de l’événement.
Pour cela, construisez une offre qui prend en charge chaque étape de l’expérience.
1- Appel découverte : proposez un échange pour comprendre ses attentes et définir ensemble une vision.
2- Choix des lieux : suggérez des endroits ou des spots photogéniques qui correspondent à leur style.
3- Style et mise en scène : proposez un style photo adapté, ainsi que des mises en scène pour des moments uniques.
4- Moments d’animation : sans pour autant jouer le rôle d’animateur, proposez des idées créatives pour capturer des souvenirs originaux et naturels, par exemple pendant les toasts ou les danses.
5- Post-traitement : prévoyez un traitement soigné et créatif des images pour un résultat professionnel et sur-mesure.
6- Livraison des photos : mettez en place une présentation soignée, que ce soit en format numérique ou imprimé, pour clore l’expérience en beauté.
Chaque élément de votre offre doit ainsi être pensé pour répondre aux attentes de votre client idéal et créer une expérience fluide et agréable qui le conduit d’un état de désir non satisfait (point A) à un sentiment de plénitude (point B).
(oui ça fait très théorique dit comme ça, mais faites-moi confiance, c’est indispensable)
Quel que soit le type de photographie que vous pratiquez (portrait, corporate, culinaire, etc.), l’objectif est de comprendre ce que vos clients espèrent, et de concevoir un processus qui leur montre que vous êtes capable de réaliser leur souhait.
Une offre irrésistible, c’est une offre pensée de bout en bout, où chaque étape de l’expérience amène le client à dire : « C’est exactement ce dont j’avais besoin. »
Être au point A, c’est avoir très faim par exemple. Un pâtissier, son job, c’est d’emmener ses clients au point B.
6. Mettre en place les bases légales
La sixième étape pour lancer votre business photo est de mettre en place les bases légales de votre activité, autrement dit, de créer officiellement votre entreprise.
Pourquoi cette étape ne vient-elle pas en premier ? Pour deux raisons principales.
Première raison.
Créer une entreprise entraîne des charges et des obligations financières, même si vous n’avez pas encore généré de revenus.
Par exemple, avec le statut de micro-entrepreneur, les charges sont limitées, mais si vous optez pour une EURL ou une SASU, les cotisations seront plus élevées.
Comprenez que c’est important de ne pas précipiter cette étape et de ne créer votre entreprise que lorsque vous êtes prêt à générer des revenus réguliers.
Si vous lancez votre activité trop tôt, vous risquez d’accumuler des charges sans revenus pour les compenser.
Deuxième raison.
Le statut juridique de votre entreprise photo dépendra du type de services ou produits que vous souhaitez offrir. En photographie, les options sont variées : voulez-vous vendre des tirages photo d’art ou des prestations de shooting ?
Ce choix influence votre statut juridique, car chaque type de prestation est soumis à des règles différentes.
Prenons un exemple pour illustrer.
Imaginons que vous créez votre statut en tant qu’artisan photographe, car ça semble adapté pour une micro-entreprise et que la démarche est rapide.
Pourtant, si votre intention est de vendre uniquement des tirages en éditions limitées, ce statut ne sera pas le bon. Pour la vente de tirages artistiques, le statut d’auteur-photographe serait plus approprié.
À l’inverse, si vous choisissez le statut d’auteur-photographe mais que vous souhaitez offrir des séances de portrait ou donner des cours photo, cela ne conviendra pas non plus, car ces prestations ne sont pas autorisées dans ce cadre-là.
Pour résumer
Définissez clairement votre offre avant de choisir votre statut, car la structure juridique doit être adaptée à ce que vous allez réellement proposer.
Cette étape demande de la réflexion et peut nécessiter des conseils pour être certain de bien démarrer. Cela dit, une fois le bon statut choisi, vous serez prêt à lancer officiellement votre activité, avec des bases solides et conformes à la législation.
Je vous rassure, créer son entreprise photo, ce n’est pas avoir autant de paperasserie! 😅
7. Fixer ses tarifs
Fixer ses tarifs est une étape essentielle, et elle demande une réflexion à la fois scientifique et intuitive.
Pour bien évaluer votre prix, commencez par déterminer le salaire que vous souhaitez vous verser, en prenant en compte votre niveau de vie et peut-être même vos revenus actuels dans un autre métier si vous êtes en reconversion.
En général, pour se lancer, c’est plus réaliste et confortable de viser un montant de départ plus bas, puis de l’augmenter progressivement.
1. Méthode scientifique
Imaginons que vous souhaitiez vous verser un salaire net de 1 000 € par mois.
Pour cela, multipliez ce montant par 3, ce qui vous amène à un objectif de 3 000 € de chiffre d’affaires mensuel. Pourquoi ce multiplicateur de 3 ?
Simplement pour répartir les revenus de manière équilibrée : 1 000 € pour votre salaire, 1 000 € pour les charges, et 1 000 € pour réinvestir dans votre activité.
Bien sûr, ce calcul est simplifié, mais il donne une base réaliste pour estimer un premier chiffre d’affaires.
Ensuite, déterminez combien d’heures par mois vous pouvez consacrer à votre activité photo. Si vous avez un emploi principal, vos disponibilités peuvent être limitées, ce qui influencera forcément vos tarifs.
Par exemple, avec 10 heures par mois, en incluant la prise de vue, le post-traitement et la recherche de clients, vous devrez estimer le nombre de séances réalisables.
Si 3 séances photo d’environ une heure sont envisageables, le tarif moyen par séance devra être d’environ 1 000 € pour atteindre vos objectifs. Si ce montant est trop élevé pour votre marché, envisagez de consacrer davantage de temps à l’activité photo pour pouvoir baisser vos tarifs tout en restant rentable.
2. Ajustement intuitif
Au-delà des calculs, c’est aussi important de calibrer votre tarif en fonction de votre clientèle et de votre région. Les attentes et les capacités financières peuvent beaucoup varier d’un lieu à l’autre.
Essayez de fixer un tarif qui vous met légèrement mal à l’aise sans être inabordable : si vous êtes trop confortable avec votre tarif, possible qu’il soit un peu trop bas.
Enfin, gardez à l’esprit que le prix que vous fixez n’est pas figé.
En avançant dans votre activité, vous pourrez l’ajuster. En attendant, cette méthode vous permet de définir un tarif réaliste qui soutiendra vos objectifs financiers tout en restant attractif pour votre clientèle.
Il y a 2 méthodes complémentaires pour fixer ses prix comme photographe pro.
8. Créer un tunnel de vente
Le tunnel de vente, aussi appelé entonnoir de vente, est un outil essentiel pour convertir vos prospects en clients.
En termes simples, il s’agit du parcours que vos prospects vont suivre, depuis le moment où ils découvrent votre activité jusqu’à l’achat de vos services.
Le but de ce tunnel est de rendre ce parcours fluide et sans obstacles, pour que vos prospects passent facilement de la simple curiosité à l’action.
1. Attirer des prospects
Commencez par faire connaître votre activité photo. Publiez du contenu sur les réseaux sociaux, collaborez avec d’autres professionnels, faites de la publicité ciblée, bref, mettez en place des actions pour vous rendre visible.
Une fois que votre audience commence à découvrir ce que vous proposez, l’idée est de capter leur intérêt de manière plus engageante.
2. Convertir l’intérêt en contact
Pour garder un lien direct avec vos prospects, proposez-leur de s’inscrire à votre mailing list. C’est un élément clé de votre tunnel de vente, car il vous permet de rester en contact direct, sans dépendre des algorithmes des réseaux sociaux.
Offrez un petit lead magnet (aimant à prospects) pour encourager les inscriptions. Il peut s’agir, par exemple, d’une réduction sur leur première séance, d’un guide photo, ou même d’un petit cadeau lors de leur première commande.
3. Nourrir la relation
Une fois inscrits, vos prospects attendent des informations et du contenu de votre part.
C’est ici que commence l’étape d’engagement : envoyez régulièrement des emails qui montrent votre univers, partagent vos dernières réalisations, vos anecdotes de shooting, ou encore des conseils en lien avec votre activité.
Par exemple, une newsletter hebdomadaire ou mensuelle peut inclure une histoire de séance photo, une nouvelle technique apprise, ou même une anecdote amusante. L’objectif ici c’est de créer un lien, de montrer votre expertise et de rester présent à leur esprit.
(oui, les gens vous oublieront vite)
4. Convertir les prospects en clients
En restant en contact avec votre audience, vous pouvez ponctuellement leur proposer des offres spéciales ou des invitations à réserver un shooting.
Ces offres peuvent les diriger vers une page de vente ou de réservation, avec toutes les informations nécessaires pour passer à l’action.
Plus vous nourrissez cette relation de manière régulière et sincère, plus vos prospects seront enclins à réserver une séance lorsqu’ils seront prêts.
En résumé
Le tunnel de vente permet de transformer vos abonnés en clients, grâce à une communication régulière et engageante. Il n’y a pas de limite aux idées de contenu pour entretenir ce lien.
Ce processus vous aide non seulement à vendre vos prestations, mais aussi à construire une relation de confiance avec votre audience, qui pourra alors plus facilement vous recommander autour d’eux.
Un tunnel de vente dans votre business photo doit être aussi agréable que celui-ci 😊
9. Aller chercher vos clients là où ils sont
La dernière étape consiste à aller chercher vos clients là où ils se trouvent, c’est-à-dire là où ils sont les plus actifs en ligne.
Ce travail de recherche se situe en amont du tunnel de vente (vu dans l’étape précédente) : il vous permet de trouver et d’attirer des prospects, en publiant du contenu sur les plateformes où ils sont le plus susceptibles de vous découvrir.
Pourquoi bien cibler ?
C’est fondamental de bien connaître votre client idéal (cf étape 3) pour choisir les canaux de communication les plus pertinents.
Si votre cible est la photographie corporate pour les cadres, par exemple, elle sera bien plus active sur LinkedIn que sur TikTok ou Snapchat. L’idée est donc de concentrer vos efforts sur deux ou trois canaux principaux, là où vous pouvez capter leur attention de manière efficace.
Exemple pratique
Imaginons que vous proposez des portraits et reportages d’entreprise pour les cadres et responsables d’entreprises.
LinkedIn est une plateforme clé pour ce type de cible : animez-y votre profil, publiez régulièrement, développez votre réseau, et mettez en avant des exemples de votre travail.
Vous pouvez aussi investir dans de la publicité ciblée sur LinkedIn si besoin, ou même sur d’autres réseaux professionnels si votre client cible y est actif.
En complément, pensez aussi à utiliser d’autres outils puissants comme un blog pour booster votre référencement sur Google.
Publier des articles optimisés SEO prend du temps et nécessite de la régularité, mais cette approche sur le long terme peut générer un flux constant de prospects qualifiés.
Enfin, une newsletter est également un excellent moyen de garder le contact avec vos prospects : envoyez des informations, des exemples de vos derniers shootings, ou des conseils en lien avec votre spécialité pour rester présent dans leur esprit.
La création de contenu, un point essentiel
Tout ça fait partie de ce que l’on appelle la création de contenu. En publiant de manière ciblée et en restant cohérent, vous augmentez la visibilité de votre offre et vous attirez des prospects de qualité dans votre tunnel de vente.
Facebook est encore un lieu où vos prospects se trouvent probablement.
Conclusion
Voilà, vous avez maintenant toutes les étapes clés pour lancer votre business photo de manière solide et efficace.
Si je devais tout recommencer à zéro, c’est exactement ce plan que je suivrais, car ces neuf étapes sont conçues pour vous aider à avancer sereinement et de façon structurée.
En suivant ce parcours étape par étape, vous gagnerez du temps, vous éviterez bien des obstacles, et vous avancerez plus sereinement vers la réussite de votre projet.
Appliquez ces conseils, prenez le temps d’ancrer chaque étape, et vous verrez : votre business photo prendra forme avec solidité et efficacité.
Je vous souhaite bon courage dans cette aventure passionnante, et à très vite pour de nouveaux conseils !
Se reconvertir dans la photographie c’est une envie très forte pour beaucoup, je le sais, mais c’est clairement un défi complexe.
Et nombreux sont les photographes qui se demandent comment atteindre cet objectif d’une reconversion réussie.
Avec cette grande question concrète à la clé : comment faire pour passer d’une passion à un métier ?
C’est précisément de quoi on a parlé dans ce nouvel épisode de mon podcast Libre et Photographe. Avec mon invité, on a exploré les étapes essentielles pour réussir à transformer cette passion photo en un projet professionnel solide.
Cet invité, c’est le photographe pro Mathieu Mengui, créateur de Mat Pix Studio et avec son Insta ici. Il partage pendant près d’une heure son parcours de reconversion vers la photographie professionnelle.
Capture d’écran du site de Mahieu Menguy
Vous verrez, on aborde plein de sujets importants. Les voici.
Les défis de la reconversion en photographie
Mathieu nous raconte comment il a quitté une carrière stable d’employé dans l’informatique pour se lancer dans la photo, les doutes qu’il a traversés, et les étapes clés de cette transition.
Les compétences à acquérir
De la technique photo à la gestion d’entreprise, il explique les nouvelles compétences indispensables qu’il a dû apprendre pour devenir un photographe pro indépendant.
Le développement de son style photo
On a parlé aussi de la recherche de son identité artistique, et comment il a trouvé un style unique qui lui ressemble et qui plaît à sa clientèle.
Les erreurs et les leçons
Bien sur, tout n’a pas été rose, loin de là, donc Mathieu partage sans filtre les erreurs qu’il a faites au début (spoiler, j’ai fait forcément les mêmes 😊) , et les leçons qu’il en a tirées pour faire avancer son business.
Les astuces pour se faire connaître
Ça, c’est le gros morceau de l’épisode. Comment il s’y est pris pour attirer ses premiers clients.
Bref, une conversation inspirante pour toutes celles et ceux qui envisagent de faire le grand saut vers la photographie pro, ou qui cherchent à donner un nouvel élan à leur activité.
Écouter l’épisode
Vous pouvez aussi écouter l’épisode sur vos plateformes habituelles :
Régis : Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Libre et Photographe. Eh oui, après plus de deux ans d’absence, je suis ravi de vous retrouver pour reprendre ce chemin ensemble vers la reconversion dans la photographie.
Ce podcast est là pour vous accompagner, vous aider à passer le cap et à vous lancer sereinement dans une nouvelle carrière de photographe.
0:50 – Rappel des formats du podcast
Régis : Petit rappel pour ceux qui découvriraient le podcast !
Libre et Photographe propose deux formats. Le premier, ce sont les interviews, où on découvre le parcours de photographes qui ont franchi le pas vers la professionnalisation.
Et le deuxième, ce sont des leçons courtes, où je partage des conseils concrets pour vous aider dans votre projet de reconversion.
1:26 – Mon parcoursde photographe
Régis : Je m’appelle Régis Moscarlini, coach en business marketing et photographe depuis 2013. Cette année-là, j’ai quitté l’Éducation nationale, j’ai démissionné de mon poste de prof des écoles pour vivre à 100 % de ma passion.
Mon objectif ici est simple : vous transmettre les clés pour créer votre propre métier de photographe et en vivre pleinement.
Alors, je suis super content de relancer ce podcast, vraiment, vous m’avez manqué !
1:45 – Présentation de l’invité
Régis : Pour cet épisode de reprise, j’accueille un invité passionnant : Mathieu Mangui, créateur de Mat Pics Studio, photographe spécialisé en portrait et en reportage d’entreprise.
Il a su bâtir une entité forte. Il va nous partager son parcours de photographe, ses expériences et ses insights précieux pour tous ceux qui rêvent de se lancer comme lui.
2:24 – Avant de plonger dans l’échange
Régis : Avant de plonger dans notre échange, pensez à évaluer l’émission et à vous abonner sur la plateforme de votre choix – Apple Podcast, Spotify… Laissez un commentaire, ça aide beaucoup et ça relance le podcast après ce temps d’absence. Merci infiniment !
3:03 – Début de l’interview avec Mathieu
Régis : Alors, Mathieu, pour commencer en douceur, comment ça va aujourd’hui ?
Mathieu : Eh bien, ça va bien, même si la semaine a été un peu chargée. Et j’attends les fêtes de Noël avec impatience !
4:18 – Découverte de la photographie
Régis : Dis-nous en plus sur ton parcours de photographe. Comment as-tu découvert la photographie ? Ça a été un déclic ou plutôt progressif ?
Mathieu : Bonne question ! Ce n’était pas du tout dans mon parcours de base. J’ai fait des études d’informatique et travaillé chez Darty comme technicien spécialisé Apple pendant dix ans. Mais il y a cinq ans, j’ai eu envie de faire autre chose.
L’art en général m’a toujours intéressé, mais je n’étais pas spécialement attiré par la photo. Alors, je me suis lancé, en me disant que je rebondirais si ça ne fonctionnait pas.
6:17 – Un parcours peu conventionnel
Régis : C’est intéressant parce que souvent, on entend que les photographes ont une passion de longue date. Toi, tu n’avais pas cette passion précoce, et pourtant tu as sauté le pas.
Mathieu : Oui, exactement. J’ai fait un peu de photo par plaisir, comme tout le monde en vacances, mais je n’étais pas passionné de photographie.
7:26 – Entrée dans le monde de l’art et de la photographie
Régis : Ce qui est surprenant, c’est que ton entrée dans la photographie est passée par l’art. Moi, par exemple, c’était plus par le côté geek, technique. Et toi, tu n’étais même pas dans un club ou une association artistique ?
Mathieu : Non, pas du tout. Je me suis lancé en autodidacte, en m’informant sur Internet et en commençant par des photos de paysages, des natures mortes. Puis j’ai ressenti un manque d’interaction humaine, et c’est là que j’ai choisi de me spécialiser dans le portrait.
Le texte continue de cette manière, organisant les questions et réponses en bloc pour plus de clarté, et reformulant les phrases pour rendre la lecture fluide. La transcription reste fidèle à l’interview, tout en rendant le contenu plus agréable et structuré pour les lecteurs.
8:12 – L’attrait pour l’humain dans la photographie
Régis : C’est intéressant parce que tu aurais pu ne jamais accrocher avec la photographie et bifurquer vers autre chose. Tu n’as pas eu cette certitude de départ, et pourtant, ça a fonctionné.
Mathieu : Oui, ça aurait pu tourner autrement. En informatique, j’étais attiré par la technique, mais en photographie, bizarrement, je ne suis pas passionné par le matériel.
Tant que mon appareil photo donne le résultat souhaité, ça me suffit. Je préfère rester dans l’émotionnel et le relationnel avec les personnes que je photographie.
9:24 – Travailler l’émotion
Régis : Et c’est exactement cette approche qui te permet d’offrir une expérience unique. Les gens viennent dans ton studio pour une séance photo, et tu leur proposes ensuite une séance de visionnage, comme au cinéma. Ça, ça crée de l’émotion.
Mathieu : Oui, le moment où je vois les gens s’émouvoir, voire pleurer de bonheur en voyant les photos, c’est là que je me dis que je suis bien à ma place. J’ai compris que l’essentiel, c’est de créer des souvenirs marquants.
10:52 – La transition professionnelle
Régis : Tu as démarré dans la photo sans bagage particulier. Quel a été ton premier réflexe pour apprendre ?
Mathieu : J’ai regardé des tutoriels sur YouTube pour apprendre la technique photographique, puis, en intégrant la Fédération Française des Photographes, j’ai eu accès à des formations plus poussées.
13:17 – Inspiré par Nat Sakura
Régis : Parmi les formations que tu as suivies, certaines t’ont-elles particulièrement marqué ?
Mathieu : Oui, notamment une formation de deux jours avec Nat Sakura. Elle m’a vraiment inspiré par sa façon de prendre des photos sans retouches majeures. J’ai réalisé que prendre le temps de bien cadrer et de soigner la prise de vue pouvait réduire le besoin de post-production.
14:55 – Début de la photographie professionnelle
Régis : Comment es-tu passé de la photo de paysage à une spécialisation en portraits ?
Mathieu : Au départ, j’ai touché à tout pour découvrir ce qui me plaisait. J’ai commencé par les paysages car il n’y avait pas de pression de résultat. Puis, je me suis orienté vers le portrait car j’avais besoin d’interactions humaines.
Depuis deux ans, je me consacre de plus en plus aux entreprises pour créer des visuels professionnels.
18:24 – Le rôle du Réseau et de la Fédération
Régis : Pourquoi as-tu rejoint la Fédération Française de la Photographie et des Métiers de l’Image (FFPMI) ?
Mathieu : J’avais besoin d’un réseau, d’un soutien. La Fédération m’a permis de rencontrer des collègues, d’échanger sur nos problématiques et de bénéficier de l’expérience de photographes plus chevronnés.
20:00 – Trouver un équilibre entre particuliers et entreprises
Régis : Tu travailles maintenant principalement avec des entreprises. Comment gères-tu cet équilibre entre clients particuliers et professionnels ?
Mathieu : Je consacre environ 80 % de mon temps aux entreprises, mais je garde 20 % pour les particuliers.
Les deux types de clients me nourrissent différemment. Avec les entreprises, j’apprécie le côté rigoureux et professionnel, mais avec les particuliers, j’apprécie l’ambiance plus détendue.
27:07 – La peur de l’échec et la transition financière
Régis : Quand tu t’es lancé, comment as-tu géré la peur de perdre un revenu stable ?
Mathieu : J’ai mis de l’argent de côté pendant un an avant de démissionner de chez Darty. Puis, le COVID est arrivé six mois après le lancement de mon entreprise.
Ce temps d’arrêt m’a permis de structurer mon business : tarification, communication, site internet… Mais il a fallu passer dans le “dur” rapidement pour trouver mes premiers clients.
29:07 – Le Syndrome de l’imposteur
Régis : Quand tu as commencé, comment as-tu géré le syndrome de l’imposteur, sans diplôme en photographie ?
Mathieu : Ce syndrome était bien présent, surtout au début. J’avais toujours cette question : est-ce que ce que je propose vaut le prix que je demande ?
Mais avec le temps et les retours positifs des clients, j’ai fini par accepter que je pouvais fournir un travail de qualité, même sans diplôme.
35:26 – Obtenir son premier client
Régis : Et ce premier client, comment l’as-tu trouvé ?
Mathieu : Par un annuaire de mise en relation. C’était une entreprise d’architecture. On a commencé à travailler ensemble à un tarif réduit, car elle débutait aussi. Ce premier contrat a lancé ma carrière, et aujourd’hui, je travaille encore régulièrement avec eux.
40:09 – Passer des particuliers aux entreprises
Régis : Comment as-tu décidé de t’orienter vers les entreprises ?
Mathieu : Au fil des séances, je me suis rendu compte que j’aimais échanger sur le métier des gens. Petit à petit, j’ai bifurqué vers le reportage d’entreprise, la mise en valeur de savoir-faire et de compétences.
44:47 – L’Importance du site internet et des réseaux
Régis : Comment gères-tu ta communication ?
Mathieu : Mon site internet est l’élément clé, c’est là que la majorité de mes clients me trouvent. Un bon référencement est essentiel, surtout pour les entreprises qui cherchent souvent un photographe en première page de Google.
J’utilise aussi LinkedIn pour le côté pro et Instagram pour me faire connaître auprès des particuliers.
48:04 – Conclusion
Régis : Et aujourd’hui, es-tu heureux dans ce métier ?
Mathieu : Complètement. Il y a eu des hauts et des bas, et il y en aura sûrement encore, mais je suis content d’avoir fait le saut il y a cinq ans.
Régis : Merci pour ton temps et ta transparence, Mathieu.
Mathieu : Merci Régis, à bientôt !
49:06 – Mot de la fin de Régis
Régis : Voilà, cet épisode touche à sa fin. J’espère que notre conversation avec Mathieu vous a inspiré. N’oubliez pas, vous pouvez transformer votre passion en métier ! Pensez à évaluer l’émission, à vous abonner, et à laisser des idées de thèmes ou de photographes à interviewer.
Merci pour votre écoute et votre fidélité. On se retrouve très vite pour le prochain épisode.
D’ici là, souvenez-vous que la reconversion, c’est une aventure à votre portée.
Vous doutez souvent de vos compétences en photo ? Vous avez l’impression de ne pas être légitime et qu’un jour quelqu’un finira bien par vous démasquer ?
Pourtant vos photos font mouche et vous recevez souvent plus de compliments que de critiques. Et si vous êtes déjà passé du côté professionnel, vos clients sont ravis de vos prestations et vous recommandent à leurs connaissances.
Mais tout cela ne suffit pas à balayer vos doutes. Cette petite question lancinante est toujours là « mais qui suis-je pour me prétendre photographe ? »
Si c’est le cas vous êtes assurément atteint d’un mal très répandu : le syndrome de l’imposteur photographe.
Cette sensation désagréable vient saper votre confiance et vous bride dans votre progression.
On va donc voir ensemble d’où cela peut bien venir et comment passer outre. Parce que non, vous n’êtes pas un imposteur 😉
L’état d’esprit lié au syndrome de l’imposteur
Le syndrome de l’imposteur vous tétanise de manière irrationelle
Vous êtes en route vers la professionnalisation pour vivre de la photo ou pour en faire une activité complémentaire.
Mais voilà, il y a cette petite voix qui vous dit que vous n’êtes pas assez bon pour cela, que vous n’avez pas le niveau et que vous allez être la risée de la profession.
C’est votre syndrome de l’imposteur qui avance masqué et qui vous joue des tours.
Il est important de pouvoir déceler et comprendre les petites alarmes déclenchées par ce syndrome. Pour mieux le surmonter.
Symptômes sur l’estime de soi
Vous reconnaissez-vous avec plus ou moins d’intensité dans un ou plusieurs des signes ci-dessous ?
Dénigrement personnel : vous vous comparez aux autres photographes et ça vous mine, vous êtes convaincu que vous ne leur arrivez pas à la cheville.
Desdoutes en boucle : vous pensez que votre style n’est pas au point, que techniquement vous n’avez pas le niveau, que vous devez vous former encore et encore avant de pouvoir prétendre vendre vos prestations.
Difficulté à valoriser vos réussites : vous avez tendance à estimer que vos succès sont un coup de chance, même lorsque vos photos plaisent.
Perfectionnisme : vous en faites toujours plus, vous pensez qu’il faut passer des heures sur une image pour qu’elle soit parfaite, sinon elle doit rester sur votre disque dur.
Peurde l’échec : une photo loupée ou une séance que vous croyez moyenne et ressurgit cette crainte qu’on découvre le pot aux roses de votre prétendue incompétence.
Si c’est le cas, alors vous souffrez d’un petit, d’un moyen ou d’un gros syndrome de l’imposteur.
On va voir un peu plus loin ce qui le différencie du simple doute et de l’envie de progresser qui sont normales et bénéfiques.
Le cercle vicieux du syndrome de l’imposteur
Le syndrome de l’imposteur agit comme un effet domino qui peut faire tout s’effondrer à partir de rien ou presque
Le syndrome de l’imposteur est vicieux. Il vous pousse mine de rien à adopter des comportements « auto-renforçants » qui ne font que le rendre plus présent encore.
Ou au minimum qui l’ancrent durablement en vous.
Le premier d’entre eux est de loin la comparaison avec les autres photographes.
Vous avez un Instagram quasi dédié au scroll des clichés des autres photographes ? Si vous avez confiance en vous et en votre légitimité ce sera une source d’inspiration et d’idées nouvelles. Parfait.
Si vous êtes sensible au syndrome de l’imposteur, cela vous fait tout sauf du bien.
Ensuite, si vous avez tendance à minimiser les compliments et à relativiser vos propres réussites, vous allez lasser votre entourage et celles et ceux qui vous soutiennent.
Et qui dit pas de célébration de vos succès dit sentiment d’imposture renforcé.
Et davantage de questions ou de doutes de la part de vos proches sur vos capacités. Parfait pour vous couper les jambes.
Votre syndrome de l’imposteur peut aussi vous pousser à refuser des opportunités par peur de ne pas être à la hauteur.
Vous auto-entretenez ce sentiment que vous ne valez pas un kopec et vous loupez des occasions de vous prouver le contraire. Bien joué le syndrome…
Le point de vue de la science sur le syndrome de l’imposteur
C’est en 1978 que la psychologue Pauline Clance a été la première à décrire ce phénomène. Voilà comment elle le définit :
Le syndrome de l’imposteur est un complexe d’infériorité qui touche de nombreuses personnes qui, malgré leurs compétences et leurs réussites, ont constamment l’impression de ne pas être à la hauteur et d’être découvertes comme tel.
Selon elle, le syndrome de l’imposteur est particulièrement répandu parmi les personnes qui commencent une nouvelle entreprise ou une nouvelle carrière.
D’où son explosion ces dernières années, alors que les reconversions professionnelles sont nombreuses. Il est loin le temps où occuper une même fonction et gravir les échelons dans un même domaine était la norme.
Ce syndrome est encore plus aigu dans les professions créatives comme la photographie où la subjectivité et la difficulté à savoir clairement si c’est « bon » ou « mauvais » nourrit l’incertitude.
Pour vous photographe professionnel le syndrome de l’imposteur va donc faire surface lorsque vous lancez une offre à vendre pour la première fois, quand vous communiquez sur les réseaux sociaux, sur votre chaîne YouTube, au moment où vous découvrez vos concurrents photo ou même dans des situations simples de la vie courante.
Quand il faut par exemple répondre à cette fameuse question : » et toi, tu fais quoi dans la vie ? « .
Et pour mesurer tout cela il existe une échelle, l’échelle de Clance, qui permet d’évaluer le syndrome de l’imposteur. Créée par Pauline Clance et Suzanne Imes en 1978 elle quantifie le sentiment d’imposture chez une personne grâce à une note de 0 à 100.
Les causes du syndrome de l’imposteur chez les photographes
J’ai répertorié 4 origines, ou disons 4 causes principales. Elles ne sont pas toutes communes à tous les photographes, aussi, vous devriez vous reconnaître au moins dans l’une d’elles.
Le syndrome de l’autodidacte
Le syndrome de l’autodidacte est ultra-répandu chez les photographes.
La grande majorité des photographes, y compris moi-même, n’a pas suivi de formation initiale en photographie.
Nous avons acquis nos compétences en autodidacte, ce qui fait que nous n’avons pas, pour la grande majorité, de diplôme spécifique à la photo pour légitimer notre niveau.
Alors même que vous avez développé des connaissances et des compétences solides, vous ressentez une espèce d’inconfort à affirmer que vous êtes photographe pro.
Vous ressentez un manque de validation sociale et institutionnelle qui produit une faible estime de vos compétences.
Un lien trop étroit entre photo et passion amateure
C’est évidemment la passion qui vous pousse à photographier, et ça, dans tous les univers photo.
Cette fameuse passion, qui est notre véritable moteur, peut devenir en même temps un gros frein lors du passage au monde pro.
Eh oui ! Nous nous demandons si nous sommes réellement autorisés à passer du côté professionnel alors même que c’est à la base une simple passion.
Ce côté amateur désintéressé des questions financières colle à la peau.
Et puis il y a toujours cette idée reçue qui traine : le « pro » fait de bonnes photos, l’amateur est forcément en retrait.
Alors que non. Le pro tire un revenu de ses images et répond à des commandes, l’amateur est dans une démarche personnelle. Rien à voir avec la qualité des photos.
La comparaison avec les autres
Je ne vous apprends rien ici, on l’a déjà évoqué. La comparaison avec les autres joue un rôle important dans le syndrome de l’imposteur.
Dans une société fortement compétitive, on n’a pas tellement le choix et on finit immanquablement par se comparer aux autres photographes, en particulier sur les réseaux sociaux.
Et ce qui doit arriver … arrive ! Il y a de grandes chances pour que vous vous sentiez inférieur en observant les belles réalisations des autres et que vous remettiez en question vos propres compétences.
Les techniques photographiques
Ne vous laissez pas submerger par les questions techniques en photographie. Ce n’est pas le plus important pour réussir.
Même si au fond de vous vous êtes conscient de votre talent et de votre potentiel, vous doutez de votre légitimité à cause d’une pratique relativement récente de la photographie.
Sauter le pas de la première étape, du premier shooting est souvent compliqué par cette seule raison.
Il n’est pas rare que des photographes (vous peut-être) se demandent même s’ils ont bien le droit d’exercer et de proposer leurs services avant de maîtriser la technique photographique de A à Z.
Avant de connaître chaque fonction de leur appareil photo pourtant pourvu d’autant de boutons et fonctions qu’un avion de ligne.
Alors quelques questions pour vous :
Pensez-vous vraiment qu’un photographe pro passe son temps à écumer les menus et changer les réglages de son appareil toutes les 3 photos ?
De combien de temps pensez-vous vraiment avoir besoin pour trouver les quelques réglages qui marchent pour vous (et finalement ne plus utiliser que ceux là) ?
Et surtout, ces fameuses compétences dont vous pensez manquer, croyez-vous que ce soit en écumant les formations techniques que vous allez les acquérir ou en vous mettant une première fois en conditions réelles de shooting devant des clients ?
Le syndrome de l’imposteur a de nombreux impacts négatifs chez les photographes
Le syndrome de l’imposteur vous empêche de vous exprimer pleinement.
Il ne faut pas les minimiser. Le syndrome de l’imposteur peut avoir de forts impacts négatifs sur un photographe qui lance son business photo. Il est paralysant et peut vous épuiser mentalement.
Ses conséquences sont très concrètes. Voici les principales :
Des difficultés à établir un tarif juste
Un photographe qui ressent ce syndrome peut avoir du mal à évaluer correctement la valeur de son travail.
C’est classique et je pense que vous voyez de quoi je parle. C’est un point qui revient très souvent parmi les photographes que j’accompagne.
Cela conduit systématiquement et surtout durablement à sous-estimer ses tarifs, ce qui à long terme affecte la rentabilité de l’activité pro et donc la motivation du photographe.
Ce phénomène de l’imposteur a un impact direct et négatif sur votre chiffre d’affaires.
Des réticences à vous promouvoir
Tant qu’un photographe se sent comme un imposteur, il aura toujours du mal à aller à fond dans la promotion de son travail.
Par peur du regard des autres, par peur d’un jugement qu’il redoute.
Que ce soit en ligne ou sur des événements, des salons ou des expositions.
Il craint d’être découvert comme un « faux », qu’on lui dise qu’il n’a pas le niveau, il se dit qu’il n’aura que des critiques négatives. Ce qui compromet sa visibilité et donc sa capacité à attirer de nouveaux clients.
Un perfectionnisme contre-productif
Si vous avez du mal à vous sentir légitime en tant que photographe il y a de fortes chances pour que vous cherchiez à produire des images irréprochables à vos yeux, pour éviter toute critique.
Ce besoin d’atteindre un niveau irréaliste (la perfection n’existe pas, surtout concernant une activité artistique) peut vite devenir un obstacle rédhibitoire. Vos dates de livraison et les temps de réponse aux demandes s’allongent.
Ou c’est votre temps de sommeil qui en prend un coup pour tenir les délais.
Ce perfectionnisme peut même vous empêcher de finaliser certains projets.
Et même sans aller jusqu’à cette extrémité, le perfectionnisme lié à votre syndrome de l’imposteur s’exprime forcément au détriment de votre efficacité et de votre productivité.
Voire au détriment de la santé mentale. N’être jamais satisfait de rien, c’est lourd.
Une perte du sens des priorités
Pour éviter tout risque d’échec, vous allez peut-être aussi passer énormément de temps en préparation. Parfois de manière obsessionnelle.
Vous consacrez des heures à organiser, planifier, et réviser chaque détail, plutôt que d’aller directement au cœur du projet et passer du temps sur ce qui compte vraiment.
Ce besoin de la maîtrise du moindre détail (dont vos clients se moquent) est une stratégie inconsciente pour vous rassurer. Vous vous concentrez sur de petites tâches que vous maîtrisez à coup sûr.
Résultats : une perte de temps précieuse et un investissement mental intense qui vous épuise. Sur le long terme ce n’est pas tenable.
Une procrastination par peur de l’échec
La procrastination est une autre conséquence du syndrome de l’imposteur. Elle est d’ailleurs liée au perfectionnisme.
En reportant certaines tâches, et en particulier les plus importantes, vous évitez par manque de confiance de vous confronter aux points les plus ardus de votre business, ceux avec lesquels vous êtes le moins confortable.
Il s’agit d’un mécanisme de défense classique, une manière de retarder le moment où vous vous sentiriez jugé.
Ce comportement est bien sûr néfaste pour la gestion de votre entreprise. Il peut vous faire négliger certaines tâches centrales, ou manquer des opportunités. Et dans tous les cas il entraine une baisse de productivité.
Sans compter la culpabilité d’avoir laissé le temps filer pour pas grand-chose et le stress qui va avec.
Maintenant que nous avons fait le tour des symptômes et des conséquences négatives du syndrome de l’imposteur, je vous propose quelques stratégies pour le laisser derrière vous.
Car oui, avec de l’entraînement, de la persévérance et un peu de patience, le syndrome de l’imposteur se surmonte.
Affrontez vos doutes de manière constructive
Vous savez d’où vient ce sentiment d’illégitimité et comment il se manifeste, il est donc temps de les regarder bien en face.
Avant toute chose, ne cherchez pas à nier ou à glisser vos peurs sous le tapis, mais plutôt à les examiner.
Notez sur papier les préoccupations et les incertitudes qui vous gênent et qui sont le carburant de votre syndrome de l’imposteur.
En exprimant ces pensées négatives, elles perdent de leur force.
Clairement identifiées, elles deviennent aussi des éléments concrets que vous allez pouvoir gérer.
C’est comme vider un peu de ce poids mental sur le papier pour laisser de la place à la confiance.
En les reconnaissant, vous pourrez les affronter de manière plus constructive.
Voici par exemple la liste dressée avec Émilie*, une des photographes que j’ai accompagnée récemment. On a classé tout ce qui compose son syndrome de l’imposteur en 3 catégories avant d’examiner objectivement chaque peur et de voir comment la résoudre :
Doutes techniques et artistiques
Mon niveau technique n’est pas assez bon pour me lancer en tant que professionnelle.
Mes photos manquent de créativité pour réellement attirer l’attention des clients.
Je ne maîtrise pas bien la lumière, et cela risque de trahir mon manque de compétence.
Les autres photographes vont sûrement me voir comme une amateur sans légitimité.
Inquiétudes sur la relation client et la gestion d’entreprise
Je ne saurai pas répondre correctement aux attentes de mes clients, je vais les décevoir.
Mes tarifs sont trop élevés pour mon niveau, et les clients penseront que je ne les mérite pas.
Je ne saurai pas gérer les imprévus ni faire face aux retours négatifs.
Mon manque d’expérience en entrepreneuriat va clairement jouer contre moi et m’empêcher de réussir.
Craintes à cause de la visibilité et de la comparaison
Les autres photographes sont bien plus expérimentés, et mon travail ne pourra jamais se démarquer.
Je ne peux pas me promouvoir, je vais paraître prétentieuse et illégitime.
Publier mon travail en ligne m’expose à des critiques négatives que je ne saurai pas gérer.
Mes photos ne sont tout simplement pas aussi bonnes que celles que je vois sur les réseaux sociaux, et cela va se voir.
Voilà, dresser cette liste c’est déjà faire sortir un peu le syndrome de votre tête.
Et je peux vous assurer qu’aucune de ces craintes qu’Émilie avait listé n’était rationnelle ni ne valait le coup qu’elle se ronge autant les ongles.
Valorisez vos compétences uniques
Valorisez-vous pour vaincre le syndrome de l’imposteur : listez ce qui vous rend unique
C’est le second exercice anti-syndrome de l’imposteur que vous pouvez réaliser.
Ne basez pas votre légitimité sur vos seules compétences en photographie.
Cherchez en vous-même d’autres compétences et aptitudes qui enrichissent votre expertise d’une manière plus large. Des qualités tout aussi importantes que celles que vous avez en prise de vue et qui comptent pour vos clients.
N’oubliez pas : le métier de photographe ne consiste pas seulement à prendre des photos. C’est répondre à un besoin, résoudre des problèmes, faire vivre une expérience unique… Tout cela grâce l’image, pas uniquement avec des images.
Et être photographe c’est aussi être le pilote de son entreprise.
Alors pensez à ce que votre parcours précédent ou vos hobbies apportent à votre activité photo.
Si par exemple, si vous avez une expérience en marketing, vous allez exceller dans la compréhension des besoins clients.
Des compétences en gestion du stress ? Super pour la conduite de modèles et idéal pour les shooting de groupe ou les événements.
Vous avez une expérience en gestion de projets ? Parfait pour respecter les délais et offrir une expérience originale et fluide à vos clients.
Vous venez de la tech et êtes à l’aise avec l’informatique ? Peut-être que vous allez tirer parti de toutes nouvelles techniques pour enrichir vos prestations avec un style unique ou des résultats immersifs qui se démarquent vraiment.
On pourrait dresser une liste infinie.
Alors dresser la vôtre (de liste) pour bien prendre conscience de toutes les qualités personnelles qui peuvent enrichir votre pratique et vous rendre unique.
Et gagner en valeur à vos propres yeux autant qu’à ceux de vos clients.
Faites une liste des quarante raisons
Voici un troisième exercice que vous pouvez réaliser. Je l’apprécie particulièrement.
Il s’agit d’écrire les 40 raisons pour lesquelles vos clients (ou futurs clients) ont de la chance de travailler avec vous.
C’est vraiment tout bête, mais qu’est-ce que c’est efficace !
Vous verrez, les 5 premières raisons seront faciles à trouver. Ensuite ça se corse. Pourtant c’est à ce moment que l’exercice prend tout son sens.
Pour vous prouver que ça marche et que je ne suis pas du genre à dire « faites ce que je dis et pas ce que je fais », téléchargez ci-dessous mon propre exercice des 40 😊
Contre le syndrome de l’imposteur, tenez une journal de la réussite pour booster votre confiance
Pour surmonter votre syndrome de l’imposteur, une autre méthode est de vous plonger régulièrement dans vos progrès et de constater, preuve à l’appui, combien vous engrangez de succès dans votre projet.
Pour cela, tenir un journal de vos réussites est un excellent moyen de prendre conscience de vos avancées.
Notez-y vos projets aboutis, les prestations décrochées, les compliments reçus de vos clients, les nouvelles compétences que vous avez acquises à chaque fois que vous réalisez une nouvelle tâche…
Par exemple, après une séance de portrait vous recevez des commentaires constructifs et positifs qui font chaud au coeur ? Notez ces retours client et décrivez la technique que vous avez utilisée lors du shooting.
Vous avez enfin trouvé la méthode qui vous convient parfaitement pour trier vos photos sous lightroom ? Une réussite de plus dans le journal.
Vous avez acheté un NAS, souscrit à un abonnement cloud et configuré votre système de sauvegarde de vos précieuses images ? Une étape de franchie et une réussite de plus à consigner.
Etc.
Votre journal devient un témoin objectif de vos capacités. À chaque fois que vous l’ouvrez il vous renvoie une vision claire et positive de votre parcours.
Mise en pratique d’un journal des réussites illustrées
Choisissez un jolicarnet papier. Appelez-le « journal des réussites », « témoin des progrès », « recueil de succès » ou tout autre petit nom positif qui vous inspire.
Après chaque tâche réussie, écrivez-y un bref résumé : un résultat obtenu, les défis surmontés, un retour client, les nouvelles compétences acquises…
Ajoutez un petit visuel représentatif de chaque projet. Cela rendra votre journal encore plus agréable et vous rappellera vos progrès. Une photo particulièrement réussie pour un shooting, un petit dessin, un logo de marque…
En remplissant régulièrement votre journal, vous construirez la preuve concrète de vos compétences et de votre progression.
Ce sera une vraie source de motivation et de réassurance quand votre syndrome de l’imposteur viendra vous chatouiller les neurones.
Célébrez même vos petites victoires
Célébrez vos victoires va vous aider à vous sentir légitime.
En parallèle de votre journal des réussites, fixez-vous des objectifs réalisables, que vous pouvez atteindre dans un laps de temps court.
Ces objectifs doivent être mesurables et suffisamment spécifiques pour vous permettre de les considérer comme des victoires quand vous les atteignez.
Si vous êtes photographe social un exemple d’objectif pourrait être de réaliser trois portraits en extérieur dans le mois qui vient pour enrichir votre portfolio.
Ou de faire passer la barre symbolique des 1000 followers à votre compte insta en moins de 6 semaines.
Ou de décrocher deux commandes grossesse avant les prochaines petites vacances.
Ou de mettre enfin en ligne votre site internet dans moins de 15 jours.
Etc.
À chaque objectif atteint, même modeste, célébrer cette réussite est une forme de reconnaissance de vos progrès qui va booster votre confiance en vous.
Marquez l’occasion comme vous préférez, mais faites-le. Et pas besoin de vous ruiner en Champagne millésimé. Un moment ciné, un petit cadeau gadget ou un dîner amélioré feront parfaitement le job.
Et au passage une petite publication sur les réseaux sociaux c’est toujours bon aussi pour l’ego 😉
Les clients ne se soucient pas des diplômes
Là, pas d’exercice pour vous convaincre, juste une constatation.
Vos clients ne se soucient absolument pas de vos diplômes.
Non seulement ils s’en moquent, mais en plus vous n’aurez jamais à vous justifier auprès d’eux d’un quelconque cursus photo académique.
Vous n’êtes pas complètement convaincu ?
OK. Alors dites-moi qui demande un CV à son photographe avant de passer commande ? Personne…
Des références et un portfolio vont vous aider à convaincre des clients, ça oui. Mais le diplôme non.
Ce que veulent vos clients photo, comme tous les clients, c’est que vous compreniez leurs problèmes et que vous leur proposiez une solution adaptée. C’est tout.
Même en France, pays pourtant très attaché aux diplômes.
Conclusion
À la fin de cette lecture (bravo d’en être ici !) je pense que vous avez compris que le syndrome de l’imposteur est un phénomène psychologique qui ne reflète pas la réalité.
Les photographes qui en souffrent sont tout aussi compétents et talentueux que les autres, sinon plus.
Alors je termine simplement avec cette phrase : acceptez ces sentiments d’imposture pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire une distorsion de la réalité, et non une vérité objective de vos compétences.
Combattez-les sans relâche à grands coups d’objectivité avec les techniques que vous avez découvertes dans cet article.
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